COMITE VALMY

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Attentat de Lockerbie :
Kadhafi et la Libye n’y étaient pour rien
Par Sadek Sahraoui

vendredi 5 octobre 2018, par Comité Valmy


Le drame a eu lieu en 1988 au-dessus de la Lockerbie. D. R.

Attentat de Lockerbie :
Kadhafi et la Libye n’y étaient pour rien

– L’auteur américain Douglas Boyd vient de publier un livre sur l’attentat de Lockerbie qui commence à faire beaucoup de bruit. La cause ? Il fournit des éléments qui prouvent que Kadhafi et la Libye n’ont finalement rien à voir dans le drame qui a coûté la vie en 1988 aux 270 passagers du vol 103 de la PanAm, qui assurait la Liaison Londres-New York et qui a explosé au-dessus de Lockerbie.

Dans son ouvrage intitulé Lockerbie… la vérité, Douglas Boyd pointe plutôt du doigt l’Iran qu’il dit être le vrai commanditaire de l’attentat. Pis encore, il révèle que le gouvernement américain protège actuellement l’homme de main chargé par Téhéran de plastiquer le vol 103 de la PanAm. Douglas Boyd affirme que le poseur de bombe dont le pseudonyme était Abou Elias travaille actuellement dans une école aux Etats-Unis sous le nom de Basel Bushnaq.

Ces accusations soulèvent bien évidemment des questions au sujet de la version originale des événements impliquant l’officier de renseignement libyen Abdelbaset Ali Mohamed Al-Megrahi. Tripoli a toujours nié un quelconque lien avec l’attentat. Mais à la suite de dix ans de boycott par l’ONU, Kadhafi envoie Abdelbaset Ali Mohamed Al-Megrahi et Al-Amin Khalifa Fhimah aux Pays-Bas pour un procès devant trois juges écossais, qui a eu lieu entre mai 2000 et janvier 2001. Le premier est condamné à la prison à vie assortie d’une peine de sûreté de 27 ans.

Dans le contexte des négociations sur les divers contentieux américano-libyens, la Libye a également accepté, en 2003, de payer 10 millions de dollars de compensation à chacune des 270 familles des victimes, soit un total de 2,7 milliards de dollars, tout en persistant à nier sa culpabilité. Dès le mois de septembre, les sanctions de l’ONU à son encontre sont définitivement levées.

Le livre Douglas Boyd soulève également d’autres questions, notamment sur la crédibilité du témoin clef de l’affaire qui n’est rien d’autre que le commerçant maltais Tony Gauci, qui avait livré un témoignage à charge à l’encontre d’Al-Megrahi. Au lendemain des faits, Gauci avait alors soutenu avoir vendu à Al-Megrahi les vêtements retrouvés enroulés autour de la bombe qui avait explosé alors que le vol 103 de la Pan Am survolait l’Ecosse.

Or, l’auteur américain rappelle que Tony Gauci, principal témoin à charge, s’est vu offrir une enveloppe de 2 millions de dollars, à la demande des inspecteurs chargés de l’enquête, en échange du faux témoignage ayant permis la condamnation à perpétuité d’Abdelbasset Ali Mohamed Al-Megrahi.

L’ancien directeur de la DST (contre-espionnage français) Yves Bonnet avait soutenu à l’époque que cet attentat aurait pu être commis sous l’inspiration et le financement de l’Iran pour discréditer Kadhafi. Mais le principal mobile de l’Iran aurait été la vengeance après la destruction de l’Airbus iranien du vol 655 d’Iran Air ayant fait 290 morts, soit 30 de plus qu’à Lockerbie, par les missiles tirés d’un navire de guerre américain, l’USS Vincennes, et dont le président George Bush père a déclaré qu’« il ne s’excuserait jamais ».

L’ayatollah Khomeini avait promis, à cette occasion, à l’Amérique « une pluie de sang ». Finalement Yves Bonnet avait eu le bon flair. Reste à savoir pourquoi ce livre sort maintenant tout spécialement et pourquoi à l’époque les Occidentaux ont décidé d’ignorer l’Iran.

Sadek Sahraoui
2 octobre 2018


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