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USA : Espoir ou impérialisme à prétendu visage humain ? ( novembre 2008)

Barack Obama ou l’arrivée d’une
"NOUVELLE AURORE du LEADERSHIP AMERICAIN"
Par Claude Beaulieu

L’impérialisme américain est toujours l’ennemi commun des peuples du monde !

lundi 29 mai 2017, par Comité Valmy


Avant même d’être confirmé par le vote des grands électeurs, Barack Obama a annoncé qu’il inscrivait sa présidence dans la continuité dominatrice de l’impérialisme messianique qui conduit la politique américaine par rapport au reste du monde. Actuellement 349 élus démocrates sur 512 lui sont acquis. À partir du 15 décembre et jusqu’au 6 janvier ils devront voter pour confirmer formellement son élection, l’investiture devant avoir lieu le 20 janvier.

À Chicago, le futur Président a annoncé l’arrivée d’une "nouvelle aurore du leadership américain". Sur un ton déjà guerrier il a ajouté : "A ceux qui voudraient détruire le monde, nous disons, nous vous battrons"...

Attendons un peu pour savoir qui seront éventuellement, pour Obama, l’axe du mal, les États voyous et les dirigeants à diaboliser. Mais peut-être changera-t-il de formulation afin d’inscrire le "changement" du style dans la "continuité" politique. Car, pas plus qu’en France, le Président des États-Unis ne dispose véritablement de l’essentiel du pouvoir de décision, lequel est accaparé par une oligarchie souterraine, mise en place dès les années cinquante par la finance américaine hégémonique.

Rappelons en effet cette déclaration de James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : "De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d’une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle." David Rockefeller reprenait à son compte en juin 1991 cette volonté annoncée qu’il complétait en affirmant : "Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial." Cette vision mondialiste et supranationale est aujourd’hui une réalité qui orchestre la domination des peuples par les dirigeants étatsuniens, à travers la globalisation, dont l’Union européenne fédéraliste, par exemple, n’est qu’une expression et un outil.

Nous pouvons établir un parallèle entre l’élection en France de Nicolas Sarkozy et celle de Barack Obama aux États-unis. Je suis de ceux qui estiment que l’un et l’autre ont été pré-sélectionnés pour correspondre aux intérêts de l’oligarchie américaine et à ses ramifications supranationales et euro-atlantistes. Dans les deux cas, leurs concurrents à l’élection ne représentaient pas réellement une alternative crédible, mais avaient pour fonction de servir de faire-valoir au candidat réel de l’oligarchie. La présence de Ségolène Royal en naïve social-démocrate, innocente et opportuniste, accrochée au postulat de l’Europe fédérale des régions mais sans vision politique cohérente réelle, a contribué à estomper le caractère de démagogie généralisée de la campagne de Nicolas Sarkozy. John McCain, dynamique malgré son âge et affublé d’une Sarah Palin caricaturale ne soutenait aucune comparaison face au charisme de Barack Obama.

Dans les deux cas, ces deux élections ont donné lieu à des conditionnements, des manipulations massives et généralisées de l’opinion publique. Dans le cas des États-Unis cette mise en condition des peuples a pris un caractère mondial. Condoleezza Rice, Secrétaire d’Etat de G.W.Bush ainsi que son prédécesseur Colin Powell, ont démonté que la couleur de la peau n’est pas un critère déterminant qui empêcherait de servir avec cruauté l’impérialisme américain et sa volonté d’agression et de guerre.

Ce conditionnement des peuples explique partiellement mais pas totalement, l’enthousiasme populaire chez les afro-américains et parmi les peuples d’Afrique et du monde entier, devant cette élection. Militant anti-raciste depuis des décennies, j’ai toujours été solidaire des Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Martin Luther King, Angela Davis et de bien d’autres militants noirs, j’aurais souhaité que Barack Obama se situe dans leur lignée progressiste. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il est cependant naturel que cette élection, au delà de la manipulation mondiale politico-médiatique, ait soulevé une intense espérance populaire aux USA, en Afrique et dans le monde. Mais la désillusion risque d’être à la mesure de cette espérance. Et même si Barak Obama prenait conscience de ce que ces masses populaires attendent de lui et voulait y répondre positivement, il est peu probable que les Big Brothers, au pouvoir dans l’ombre, le laisseraient faire.

L’impérialisme américain après cette élection reste l’ennemi commun des peuples du monde.

Claude Beaulieu
Le 6 novembre 2008

10 Messages de forum

  • Vous voulez pleurer de rire ? Lisez ça :

    La chronique d’Alexandre Adler, 1er août 2008, parue dans Le Figaro :

    À l’heure où « l’Obamania » bat son plein, pourquoi ne pas dire tout le bien que l’on pense de George W. Bush, sinon des huit années où il eut à batailler contre le terrorisme ? Un certain nombre de fausses évidences courent, en effet, sur le compte de l’actuel président.

    La première de toutes est en train de se dissiper sous nos yeux : non seulement la destruction du régime baasiste irakien n’a pas été un échec pour les États-Unis, mais c’est même en train de devenir un franc succès. Tout d’abord, parce que Saddam Hussein avait bel et bien organisé, à partir de ce qui lui restait d’appareil d’État irakien, un soutien sans faille à des opérations terroristes que l’Amérique ne devait pas tolérer davantage. Ensuite, parce que la transformation actuelle de l’Irak a une portée considérable à moyen terme : les Irakiens ont voté librement à trois reprises depuis 2003. Ces élections libres ne sont pas encore pleinement pluralistes, certes. Elles auraient plutôt joué le rôle de recensement en grandeur réelle des trois grandes communautés du pays, mais elles ont ainsi permis qu’émerge la véritable majorité politique qui existe en Irak.

    Le précédent aura servi au Liban et en Palestine, avec des résultats certes dangereux, mais assumer ce danger ne vaut-il pas mieux que de continuer indéfiniment la comédie amère des régimes minoritaires au Moyen-Orient ? Et bien, à Bagdad, ce sont des ayatollahs - bien plus dévoués à l’Iran voisin qu’aux baïonnettes américaines qui leur permettent de régner sans trop de problème - qui dominent la vie politique. Ce résultat, d’apparence peu engageante, est en réalité capital en ce qu’il contraint en permanence les ayatollahs moins éclairés au pouvoir à Téhéran et à Qom, d’arbitrer entre leur désir de développer rapidement une arme nucléaire et leurs obligations envers l’ensemble de la communauté chiite, c’est-à-dire à choisir une voie moyenne entre l’alliance franche avec les États-Unis et l’antiaméricanisme militant.

    Si George Bush a tardé à comprendre véritablement la portée du bouleversement qu’il créait ainsi dans la région, on doit lui reconnaître aussi, ces deux dernières années, un engagement de plus en plus clair envers Téhéran. La publication, en 2007, d’une évaluation de l’ensemble des services de renseignements américains, laquelle minimisait les réussites techniques de l’Iran en matière de confection d’un engin nucléaire, contestables qu’en soient les données, signifiait au moins que l’Amérique écartait toute solution militaire hâtive au problème, ce qui a tout de suite eu pour effet une neutralisation des énergumènes de Moqtada Sadr en Irak et l’obtention d’un compromis raisonnable au Liban, lequel a ensuite permis à Bachar al-Assad de se débarrasser des aventuristes qui polluaient son gouvernement.

    Si l’on considère plusieurs autres terrains de la politique internationale, on s’apercevra que George Bush y a mené constamment une politique modérée et efficace : loin de chercher noise à la Chine, Washington a tout fait pour résoudre le problème de la bombe nord-coréenne sur une base régionale consensuelle, et il y est largement parvenu, d’autant que l’indépendantisme taïwanais a pu être réduit par une solution démocratique.

    Enfin, en combinant une approche non violente de la confrontation avec Chavez au Venezuela et un appui financier et militaire sans faille à la Colombie du président Uribe, George Bush laisse à son successeur une situation considérablement améliorée en Amérique latine, surtout si l’on y ajoute la victoire des démocrates-chrétiens de Calderon au Mexique ainsi que l’excellence des relations, notamment économiques et technologiques (la question de l’éthanol) avec le Brésil de Lula.

    Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, on constatera qu’en maintenant une croissance forte, et, en ce moment même, en évitant à l’Amérique la récession que l’explosion de la bulle du subprime aurait évidemment provoqué, George Bush, puissamment aidé par Bernanke et Paulson, son remarquable ministre des Finances, a rendu un service inégalé à l’Europe tout entière.

    Colin Powell, Condoleezza Rice, le déjà évoqué Hank Paulson, et le général Petraeus, en poste à Bagdad, ainsi que Zalmay Khalilzad, ambassadeur, véritable patron de l’Afghanistan, apparaîtront avec le temps comme de véritables hommes d’État dont les résultats obtenus sont tout simplement impressionnants. Bien sûr, ce bilan en forme de plaidoyer n’évoque pas les nombreux échecs de politique intérieure et, malheureusement, de politique internationale - notamment une politique antirusse à tous égards absurde -, mais nous voulions ici, dans ce premier volet du bilan de l’Amérique, à la veille de la présidentielle, rappeler le vieux principe du droit romain, audiatur et altera pars, en d’autres termes : laissez à l’accusé le droit de présenter sa cause.

    Voir en ligne : http://www.lefigaro.fr/debats/2008/...

    • Adler fidèle à sa légende 6 novembre 2008 23:36, par G. Latimotta
      Merci, ça valait effectivement le détour. On voit que, Obamania ou pas, l’énorme chroniqueur reste fidèle à sa légende ! Ce qui est bien avec Alexandre Adler - un peu comme avec Philippe Val, BHL, Christine Ockrent, Elie Cohen, Sylvie Goulard, Romain Goupil, Bernard Kouchner, Jacques Attali et quelques autres racailles euroatlantistes de premier rayon médiatique - c’est qu’on est jamais déçu ! La fatuité associée à l’incompétence, l’autosuffisance (alimentaire, dans son cas ?) mélangée à l’arrogance, un mélange toujours percutant d’idiotie et de mensonge asséné avec un aveuglement imbécile toujours aussi réjouissant. Heureusement qu’Il éditorialise à droite et à gauche et qu’Il parle tous les matins sur France Cul-ture, sinon ça nous manquerait...
  • L’obamania est éventuellement compréhensible aux USA (faut voir de quoi ils se sortent après un quart de siècle Reagan-Bush1-Clinton-Bush2 !) mais ce délire est franchement accablant tel qu’il est entonné dans les médias français. On attend avec délice la fureur - qui sera tout aussi injustifiée que l’enthousiasme actuel - des futurs "déçus d’Obama"...

    Pour info, le groupe folklorique "Les Alternatifs" a lui aussi réagi, dans son style habituel :

    "La nette victoire électorale de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine témoigne de l’ampleur de la volonté de changement à l’issue des terribles huit années que l’actuel président Bush et les néoconservateurs ont imposé aux Etats Unis et au monde. Dans un pays qui reste marqué, comme le nôtre, par le poids des discriminations, sa charge symbolique est très forte et positive. Pour les millions d’électeurs et les centaines de milliers de citoyen-ne-s américains qui se sont mobilisés pour cette victoire, mais aussi pour des centaines de millions de personnes de par le monde, la victoire d’Obama est un immense espoir de rupture avec les inégalités sociales, les guerres et le racisme. Mais les Alternatifs ne ne nourrissent aucune illusion sur le programme et sur la volonté politique du futur président des Etats-Unis de rompre avec le système. Reste qu’avec la campagne de Barack Obama, des millions de gens se sont mis en mouvement pour défendre de réels changements touchant à tous les aspects de la politique de l’Empire américain. Et qu’une telle vague ne se canalisera pas facilement dans les méandres institutionnels des Etats-Unis. Là est notre espoir."

    ... Et là est aussi leur grande et coupable naïveté !

  • Oui, Claude, je suis entièrement d’accord avec cette analyse qui était la mienne dès le début . Les peuples s’en laisseront-ils toujours conté ? Pas de sauveur suprême ! On a souvent vu comment cela finit . "L’émancipation des travailleurs sera (plus que jamais) l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes"
  • Vous avez raison d’être prudent Bien à vous Raoul louis Cayol
  • Pas inutile non plus de réfléchir sur les adversaires d’OBAMA

    1 - Mac Cain ; un républicain certes mais pas un poids lourd du parti républicain plutôt un marginal devant qui les poids lourds se sont rapidement effacés et qui avait déja perdu la bataille des primaires en 2000

    Un vieux monsieur (ce n’est pas un défaut en soi mais élu il aurait été le plus vieux Président des Etats-Unis) et un vétéran du Vietnam ce qui parle peu aux générations nouvelles

    Trés impliqué dans le cadre de l’IRI (International Republican Institute) dans les "cuisines impérialistes extèrieures " ( manipulations d’opinion, formation de nouveaux dirigeants pro-US ) mais sans grande réussite : défaite de Saakashvili dans sa guerre anti-russe, chaos ukrainien, pas de vrai basculement en Kirghizie

    Bref un bilan de LOOSER, comme on dit

    Un candidat qui , les campagnes électorales étant ce qu’elles sont aux USA , décide de dépenser dix fois moins que son adversaire. Craignait-il des refus de financement du BIG BUSINESS ?

    Bref le plus mauvais des candidats républicains possibles

    2- SARAH PALIN Illuminée, créationniste, amatrice d’armes à feu ... la quintessence de l’obscurantisme et de l’inculture qui existent dans ce pays

    Qu’un pareil attelage ait réussi à obtenir 47 % des voix fait froid dans le dos En marketing on appelle ça un produit "repoussoir" qui sert à faire vendre l’autre

    Qu’en conclure ? Tout simplement que le Grand Capital US (Soros, Rockefeller, Warren Buffet et Cie ) avait choisi de remettre les démocrates au pouvoir

    C’est chose faite.

  • Je suis d’accord globalement avec Claude Beaulieu : en Europe , à partir de février prochain les "Obama...manes" déchanteront : 1) Parce que la crise économique américaine et mondiale etant très largement la plus importante que le monde ait connue mettra à genoux l’Amérique elle même dont les dirigeants ( Obama ) se montreront incapables de la maîtriser. 2) Parce que la situation dans le Moyen et le Proche Orient’deviendra un casse-tête épouvantable. 3) Parce que se joindront à ces deux problèmes celui d’un monde devenu ingérable pour les Etats-Unis...

    Si vous le désirez je suis prêt à vous envoyer le texte complet de mon prochain livre "La servitude volontaire hier et aujourd’hui" qui paraîtra dans 10 jours et sera disponible à la librairie résistances - 30 villa compoint - Paris 17ème .01 42 28 89 52.

  • éteignez vos télés

    9 novembre 2008 13:16

    j’ai été complètement hors d’atteinte de l’obamania, et de la réactivité anti Obama qu’on sent deci delà par le fait que je me suis petit a petit habitué à m’informer uniquement avec les dépèches d’agences en ouvrant mes mails. Sans même m’en rendre compte, j’ai éteint la télé. Les bulles médiatique ne m’atteignent pas, car je choisi les dépèches qui m’intéressent, et le "bruit" médiatique people qui m’agace, je ne le regarde pas.

    Tout ce qui peut se dire d’Obama en pour et en contre, vu la superficialité des infos et des réactions qui circulent, on peut l’inventer tout seul.

    Alors, faites comme moi !

    PS si on veut approfondir quand même, faire un tour sur le blog de Danielle Bleitrach

    Voir en ligne : blog de Danielle Bleirach

    • éteignez vos télés 9 novembre 2008 13:18, par Gilles Questiaux
      J’ai oublié de signer : Gilles questiaux

      Voir en ligne : Réveil Communiste

      • éteignez vos télés 13 décembre 2008 19:02, par bernard01
        surtout ne pas oublier qu’il a été elu par l’argent roi.Il faudra du courage aux FRANCAIS pour affronter les crises .N’oublions pas que les relances faites en FRANCE ne concerne que les financiers.RETROUVONS la place que nous avions dans le monde et notre grandeur.NON a un gouvernement MONDIAL ce qui nous pend au nez.

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