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"Niqab" : la France condamnée
pour ce qui lui reste de vivre-ensemble
par Karine Bechet-Golovko

jeudi 25 octobre 2018, par Comité Valmy


"Niqab" : la France condamnée
pour ce qui lui reste de vivre-ensemble

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, organe non judiciaire "d’experts" à distinguer du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui est un organe intergouvernemental, a condamné pour la deuxième fois la France en ce qui concerne sa politique face aux risques de radicalisation islamique de la société, sous l’effet de masse de la population musulmane portant voile intégral et signes extérieurs religieux, ostentatoirement contre la législation nationale. Selon ce Comité hautement indépendant (de quoi ?), la France n’aurait pas suffisamment "expliqué" ni "convaincu". Je cite. Des arguments, certes, hautement juridiques ... Qui ne peuvent être autres, car le combat est civilisationnel. La France sera-t-elle encore capable d’un sursaut de survie ?
A voir ...

Le Comité des droits de l’homme est un groupe de 18 experts choisi parmi les pays ayant ratifié le Pacte des droits civils et politiques de 1966, entré en vigueur en 1976. Dans ce cadre, un Comité d’experts a été mis en place pour surveiller le respect des droits prévus dans le Pacte. Selon un Protocole facultatif (qui est entré en vigueur en 1984 pour la France), les Etats peuvent reconnaître le droit de recours individuel, c’est-à-dire la possibilité pour les ressortissants des pays ayant ratifié le Pacte de s’adresser directement au Comité pour une violation concrète commise à leur égard, sérieuse et avérée, d’un des droits prévus dans le Pacte par l’Etat. Etant entendu que le Comité n’est pas une instance d’appel des décisions de justice nationales, il n’en a pas le pouvoir. C’est un organe politique, qui utilise donc le soft power pour faire pression sur les Etats, in fine portant atteinte à l’indépendance de la justice. Ce qui manifestement ne dérange nullement lorsque cette atteinte frontale est portée au nom "d’intérêts supérieurs", ceux comme le droit des femmes de porter des niqabs. Finalement, l’alternative de la féminité aujourd’hui semble étriquée entre un niqab et #MeToo .... Ragoûtant.

C’est dans ce cadre que ce Comité a été amené à se prononcer contre la France à deux reprises ces derniers mois. Et à chaque fois dans le même sens : en soutenant la violation de la législation française au nom de la protection, très concrètement, d’une vision radicale de la religion musulmane.

Tout d’abord, le Comité a soutenu en septembre 2018, contre la législation nationale, le droit des femmes musulmanes de porter le voile sur leur lieu de travail, ce que l’on a appelé l’affaire Baby Loup. L’argumentation est un délice : le port du foulard, couvrant en tout ou partie le visage, est un élément du culte musulman, il est donc normal qu’une personne de confession musulmane le porte sur son lieu de travail et qu’elle se sente blessée lorsque l’on le lui interdit. La question qui se pose est donc de savoir si cette restriction de sa liberté religieuse est légitime :

Le Comité observe par ailleurs que l’État partie n’explique pas dans quelle mesure le port du foulard serait incompatible avec la stabilité sociale et l’accueil promus au sein de la crèche. Il observe aussi que les arguments présentés par l’État partie n’expliquent pas pourquoi le foulard serait incompatible avec le but de l’association gérant la crèche de développer une action orientée vers la petite enfance en milieu défavorisé et, en même temps, d’œuvrer pour l’insertion sociale et professionnelle des femmes du quartier, d’autant que l’un des objectifs de l’association est de permettre l’insertion économique, sociale et culturelle des femmes sans distinction d’opinion politique ou confessionnelle. L’insertion de l’auteure, quelle que soit son opinion confessionnelle, s’inscrivait bien dans cet objectif. Enfin, le Comité considère que l’État partie n’a pas apporté de justification suffisante qui permette de conclure que le port d’un foulard par une éducatrice de la crèche porterait atteinte aux libertés et droits fondamentaux des enfants et des parents la fréquentant.

Donc, non, ce n’est pas légitime. Si l’on comprend bien, il revient à des instances non-étatiques, finalement, d’apprécier la question sensible, difficilement saisissable, de la stabilité sociale d’un pays ? Sans aucune explication objective ni argumentation juridique, autre que - ça ne va pas, nous ne sommes pas d’accord, nous pensons autrement. Mais ce n’est pas un argument, c’est une position. Sur le fond, rappelons que les adultes servent de modèles aux enfants, qui vont construire leur personnalité en fonction de ce qui leur est présenté comme norme sociale. Une femme voilée ne doit pas être un modèle de norme sociale en France. La France n’est pas l’Arabie Saoudite. La France n’est pas un pays musulman. Si un pays a peur d’affirmer de quelle manière il entend vivre, il meurt, sous la pression de ceux qui imposeront leur vision du monde par la force. Et c’est justement à la loi de protéger de la force. A cette loi bafouée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Cette position pro-mulsulmane vient d’être confortée par la dernière communication de cet étrange Comité des droits de l’homme, en ce qui concerne le niqab, cette fois-ci. Le niqab avait été interdit dans les lieux publics par une loi de 2010, toute infraction entraînant une amende. L’on se souvient des provocations récurrentes de T. Ramadan, payant les amendes à la place des femmes qu’il fait défiler en niqab, cherchant le point de rupture du système. Ici aussi, le Comité des droits de l’homme estime dans la plus pure tradition Novlangue de l’inversion des significations, que la liberté des femmes passe par le voile intégral :

L’argumentation ici est la même : n’a pas convaincu.

Le Comité a été d’avis que l’interdiction générale à caractère pénal que la loi française impose à ceux qui portent le niqab en public a porté atteinte de manière disproportionnée au droit des deux plaignantes de librement manifester leur religion. De l’avis du Comité, la France n’a pas suffisamment expliqué en quoi l’interdiction du port de ce vêtement était nécessaire. De plus, le Comité n’a pas été convaincu par les arguments avancés par la France, selon lesquels l’interdiction de dissimuler le visage était nécessaire et proportionnée pour des raisons de sécurité et visait à assurer le respect du principe du “vivre ensemble” dans la société.

La question qui se pose maintenant est très simple : que vient faire la France dans une instance qui, manifestement, défend d’autres "valeurs", valeurs qui n’ont strictement rien à voir ni avec la culture, ni avec les traditions françaises ? A moins que celles-ci n’aient déjà été mises au placard, pour ne pas gêner nouveaux arrivants et anciens activistes dans leur combat pour imposer un nouveau "contrat social", dont la France sera exclue ?

Karine Bechet-Golovko
mercredi 24 octobre 2018

Russie politics


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