COMITE VALMY

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Remettre la France sur ses rails...
par Jean LEVY

dimanche 18 novembre 2018, par Comité Valmy


Remettre la France sur ses rails...

Le 17 novembre, la France était "jaune".

Une profonde colère populaire s’est répandue sur l’ensemble de son territoire. Tel un feu de brousse, elle s’est enflammée à partir des taxes imposées par le pouvoir sur les produits pétroliers dont le coût ne cesse de monter.

C’est la goutte d’essence qui a fait déborder le vase.

Cette exaspération a pour cause l’aggravation des conditions de vie et de travail d’une population déjà victime d’une politique, celle menée par le président de la République et son gouvernement.

En effet, ils sont des millions dans nos villes et nos campagnes à subir la déterrioration des services publics : gares fermées, lignes SNCF, écoles, bureaux de poste supprimés. Il s’en suit une désertification de régions entières où l’emploi est devenu un problème vital. La voiture est indispensable pour joindre son lieu de travail, de plus en plus éloigné de son domicile.

Et c’est ce moyen de transport qui est directement frappé par les mesures gouvernementales. D’où la colère populaire qui va s’exprimer le 17 novembre.

Mais il faut être conscient : la politique du pouvoir macronien forme un tout. Sa politique s’inscrit dans la perspective d’une dissolution de la France dans un ensemble européen dominé par les intérêts d’une caste, celle qui réunit dans les mêmes mains l’économie privée - dont en premier la finance -, les politiciens qui leur sont dévoués et les médias dont ils sont propriétaires.

D’où les déclarations d’Emmanuel Macron pour une Union européenne, dont la souveraineté se substituerait à celle de la France, donc à celle de ses citoyens qui deviendraient étrangers dans leur propre pays.

La politique économique du pouvoir est donc de sacrifier les secteurs d’activité publics d’où sont encore exclus les intérêts privés. Le bradage de la SNCF en est l’exemple le plus éclairant. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie de François Hollande, s’était déjà illustré en faisant la promotion des cars Ouibus, qui devaient remplacer les lignes de chemin de fer dites "non rentables". Et aujourd’hui les cars Ouibus, largement déficitaires, sont offerts à Blablacar, une société privée dans laquelle la SNCF investit des fonds publics...

Lire : https://francais.rt.com/france/55417-rachat-ouibus-par-blablacar-sncf-prise-piege-concurrence

Dans le même temps, le pouvoir et la SNCF réduisent le champ d’action du réseau ferré français par la fermeture de nouvelles lignes dites " non rentables", rendues dangereuses par le manque volontaire d’entretien

.Demain, elles seront offertes au privé - à Blablacar ? - ce qui multipliera la circulation automobile sur nos routes, elles-mêmes en mauvais état faute de maintenance...Ce qui ne gêne pas nos ministres et le Président de dénoncer les dangers du carbonne et du CO2, se voulant paraître les plus farouches défenseurs de l’écologie.

C’est cette politique-là qu’il faut combattre.

Certes, il faut agir contre les taxes dévastatrices du pouvoir d’achat, alors que les actionnaires du CAC 40 aux dividendes multipliés sont épargnés.

Mais il faut aussi se battre pour redévelopper le réseau public ferré, maintenir et moderniser les lignes secondaires, rouvrir les gares (en les guichets dans les gares), redonner à la France et aux Français les moyens publics de circuler.

Alors, ne se posera plus la dépendance aux produits pétroliers.

Le 17 novembre est une étape.

Mais la lutte populaire doit s’élargir aux causes, dépassant les effets, d’une détérioration programmée par les dominants pour leurs intérêts particuliers. Ils sacrifient plus d’un siècle de modernisation de la France et les progrès des conditions d’existence de ses citoyens qui en découlent. Et cela au seul bénéfice d’une minorité de nouveaux aristocrates, qui ne voient leur futur que dans une Europe des financiers coalisés.

Le 17 novembre, débloquons notre pays du joug du monde de la finance. Libérons la Nation, mise en résidence forcée au sein de l’Union européenne, pour lui redonner sa souveraineté.

C’est le chemin unique du progrès qu’il faut reconquérir

C’est la seule voie possible à emprunter.

C’est cela remettre la France sur ses rails.

17 novembre 2018

Jean Lévy
Comité Valmy


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