COMITE VALMY

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numéro de décembre 2010 du Socialist voice, mensuel des communistes de Dublin

Pour sortir de la politique de la misère imposée par l’UE, les communistes irlandais posent la question de la sortie de l’Euro

mercredi 5 janvier 2011, par Comité Valmy


La crise entourant l’Euro est source d’instabilité croissante au sein de l’Union européenne même. L’UE et l’élite politique ici en Irlande – qui met en œuvre activement et volontairement les politiques et diktats des forces économiques dominantes au sein de l’UE, en particulier le capital financier Allemand – aiment à donner l’impression que tout est sous leur contrôle et qu’ils peuvent maîtriser tous les événements et jongler avec ; et pourtant toute nouvelle mesure qu’ils mettent en place crée de nouveaux problèmes. Les difficultés s’amoncellent.

Au cours des mois d’Octobre et de Novembre, ils ont mis en place le Fonds européen de stabilité financière « afin de fournir une assistance en liquidités rapide et efficace, en coopération avec le Mécanisme européen de stabilisation financière (EFSM) et le Fonds monétaire international, et ce sur la base de programmes énergiques d’ajustement des politiques économiques et fiscales à mettre en place par les Etats-membres concernés en vue d’assurer que la dette reste soutenable ».

Fin novembre, les Allemands et les Français se sont mis d’accord sur la mise en place d’un Mécanisme européen de stabilité permanent. Les objectifs convenus sont clairs : « L’assistance fournie à un Etat-membre de la zone euro reposera sur un programme énergique d’ajustement économique et fiscal et sur une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette conduite par la Commission européenne et le FMI, en liaison avec la BCE ».

L’accord entre l’Union européenne et la Banque centrale européenne, d’une part, et le gouvernement Irlandais et la Banque centrale d’Irlande, intitulé le Mémorandum des politiques économiques et financières, établit les politiques économiques et financières qui seront mises en œuvre à partir du budget 2010 jusqu’à la fin 2013. Elles seront suivies par l’UE et le FMI, avec à la fois des rapports hebdomadaires et trimestriels qui seront envoyés, décrivant minutieusement ce qui a été réalisé, les sommes économisées, les coupes dans les services publics, afin de s’assurer que les coupes dans les dépenses publiques sont pleinement respectées.

Parmi les 85 milliards d’euros de « prêts », 17,5 milliards d’euros viennent du Fonds national de réserve pour les retraites. Pour ces prêts, il sera exigé des taux d’intérêt de 5,8%.

L’État a socialisé la dette des entreprises dans la région, à hauteur de 140 milliards d’euros, selon une estimation très prudente, et placé ce fardeau illégitime sur le dos de 4,5 millions de personnes.

Tous les discours sur le fait d’être « au cœur de l’Europe » si nous votions Oui au référendum sur le Traité de Lisbonne était clairement une ruse, un piège habile tendu à notre peuple. Les événements de la fin Novembre et de début Décembre nous ont démontré que le cœur de l’Union européenne était froid et sombre.Les besoins du peuple Irlandais ne les concernent pas. Leur priorité est la défense et le maintien de l’Euro, à tout prix.

Si l’accord concocté dans les couloirs de Bruxelles, enveloppé et vendu par le Gouvernement au peuple Irlandais visait à stabiliser l’Euro et à empêcher la « contagion », l’instabilité semble désormais impossible à arrêter ; et à mesure que le Portugal et l’Espagne montent d’un cran sur l’échelle de la crise, les prestidigitateurs Bruxellois apparaissent plus que jamais impuissants.

Ils peuvent être capables de concocter quelque chose ensemble, à la va-vite, pour maintenir l’Irlande dans l’Euro, mais il est improbable que l’Euro survive à ce qu’ils appellent un « sauvetage » du Portugal, sans parler de l’Espagne.

Comme le Parti communiste l’a souligné quand nous nous sommes opposés à l’entrée de notre État dans l’Euro, l’État et le peuple Irlandais livraient alors un levier économique essentiel à une puissance extérieure sous la forme de la Banque centrale européenne – les trésoriers du capital financier Européens. Le projet Euro dans son ensemble nous a été vendu sur l’idée que nous pourrions passer nos vacances en Espagne et que nous n’aurions pas à changer notre argent – plus de frais de change, et nous coupions finalement le cordon ombilical qui nous reliait à l’Angleterre.

Tous les traités de l’Union européenne nous ont été vendus sur une pyramide de mensonges, de demi-vérités, d’intimidation et de coercition. Nous devons désormais reprendre le pouvoir de décider quelles sont nos priorités, de reprendre nos pouvoirs économiques, fiscaux et politiques des mains de l’Union européenne, si nous voulons briser la spirale chronique de la dette, de la paupérisation et de l’émigration de masse.

Il est temps de briser le lien qui nous unit à l’Euro. Nous devons mettre en place une monnaie sur laquelle nous gardions le contrôle, et la mettre en place à un rythme qui corresponde avec les besoins de notre niveau de développement économique et social. Il s’agit une étape fondamentale qui doit aller de pair avec le rejet de cette dette « souveraine » illégitime.

Les revendications pour le rétablissement de notre souveraineté politique et économique ne sont pas « ringardes », ni une sorte d’anachronisme nationaliste, mais des revendications politiques fondamentales et des outils essentiels pour la constitution d’une Irlande progressiste et socialement juste. Ce sont les pierres angulaires nécessaires à la construction d’une économie planifiée susceptible de surmonter l’anarchie du capitalisme.

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Article du numéro de décembre 2010 du Socialist voice, mensuel des communistes de Dublin


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