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Gbagbo acquitté par la CPI,
Soros à la manoeuvre derrière Fayulu au Congo
par Frédéric Delorca

samedi 19 janvier 2019, par Comité Valmy


Gbagbo acquitté par la CPI,
Soros à la manœuvre derrière Fayulu au Congo

Laurent Gbagbo, ex président ivoiren, a été acquitté cette semaine par la cour pénale internationale, ainsi que son ex-bras droit Blé Goudé, injustement tenus à l’écart de la vie politique de leur pays pendant sept ans, à cause de l’acte d’accusation bidon du procureur argentin Moreno Ocampo devenu prof à Harvard et mercenaire juriste notamment au profit du milliardaire libyen Hassan Tatanaki dont il tentait de faire inculper les adversaires à la CPI (dixit Médiapart en 2017, voir la belle synthèse ici). Stéphane Gompertz, ex Monsieur Afrique de Sarkozy avait lui-même avoué en 2017 que l’arrestation de Gbagbo en 2011 n’avait jamais eu de base légale. Honte à Nicolas Sarkozy dont la place est justement sur les bancs de cette cour, à cause de son opération militaire néo-coloniale en Côte d’Ivoire et du bombardement de la Libye. Guéant prend un an de prison. Sarkozy mérite beaucoup plus. Au lieu de cela nos médias pitoyables nous le proposent, après Ségolène Royal et quelques autres fantoches de la même trempe, comme une relève possible à Macron.

Est-ce maintenant au tour du Congo d’être, après la Côte d’Ivoire, l’objet des appétits interventionnistes des puissances occidentales ? Pour l’heure on en est au stade de la manipulation post-électorale discrète. Félix Tshisekedi pouvait apparaître comme un candidat de compromis après l’échec du poulain du sortant Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, à la présidentielle de décembre . L’Afrique du Sud, la SADC et le Conseil de Sécurité de l’ONU ont défendu la souveraineté du Congo après la proclamation de sa victoire à l’élection. Mais le dictateur rwandais Kagamé, courtisé par Macron ces derniers temps, intrigue en coulisses au sein de l’Union africaine, tandis que la conférence épiscopale et les Européens sont derrière le très radical Martin Fayulu, ancien directeur général d ’Exxon Mobil Ethiopie. Fayulu avait été porté en tête de la primaire de l’opposition congolaise à l’hôtel Warwick de Genève présidée par Allan Doss de la Fondation Kofi Annan, le 11 novembre dernier. Un autre opposant F. Tshilombo se serait ensuite retiré de l’accord depuis lors en disant qu’il avait été "envoûté par les francs-maçons à Genève" (sic).

Une petite parenthèse sur la Kofi Annan Foundation. Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU qui avait fait preuve d’une faiblesse notoire face à l’ingérence de l’OTAN en Serbie en 1999 avait fini sa carrière en 2007, à la tête de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique ( AGRA), un organisme créé en 2006, financé par la fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller et regroupant des dirigeants politiques, des hommes d’affaires, des agriculteurs et des chercheurs. Le britannique Allan Doss, qui avait été pendant trois ans représentant de Ban Ki Moon au Congo a été recruté à la Kofi Annan Foundation en 2011. Il la dirige depuis mars 2018. La fondation est financée entre autres par l’Open Society Foundation de Soros. " De nombreuses preuves montrent que la Fondation Kofi Annan a secrètement conspiré avec Open Society Foundations pour s’ingérer gravement dans les élections en République démocratique du Congo tout en se livrant à des irrégularités financières en finançant la conférence de l’opposition tenue à l’hôtel Warwick de Genève entre le 9 et le 11 novembre 2018", écrivait le 21 décembre dernier la lanceuse d’alerte Vuvu Akombe.

Aujourd’hui les Etats occidentaux (surtout les plus proches de Soros comme la France) sont furieux de voir leur candidat Fayulu relégué au second rang au profit du terne Tshisekedi. Pour le moment Kagame et l’Union africaine agissent pour le compte de nos chers banquiers internationaux pour faire invalider les premiers résultats de l’élection. Qu’en sera-t-il si Tshisekedi et ses alliés en Afrique et au Conseil de Sécurité tiennent bon ?

Frédéric Delorca
18 Janvier 2019

Le blog de Frédéric Delorca


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