COMITE VALMY

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Irak : Ces jihadistes français
qui mettent la classe dirigeante mal à l’aise.
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 1er mars 2019, par Comité Valmy


Irak : Ces jihadistes français
qui mettent la classe dirigeante mal à l’aise

Pourquoi ces pauvres jihadistes français, partis commettre des atrocités en Syrie et en Irak, ne pourraient-ils pas être rapatriés, jugés, "soignés", "aimés", "choyés" ? Il faut leur pardonner, même s’ils savaient très bien ce qu’ils faisaient. Finalement non, ils seront jugés - et certainement condamnés - en Irak. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, même s’il se trouve encore des individus pour tenter de nous donner mauvaise conscience. Et le Gouvernement, lui, se retrouve coincé au milieu du mythe de l’amour universel, fracassé sur les rives du terrorisme.

Avec le recul de l’état islamique en Syrie, reste tout un tas de jihadistes, notamment européens, dont les forces locales ne veulent plus s’occuper et que les pays d’origine, dont la France, ne savent pas très bien quoi faire.

Ils ont quand même participé à des actes sanglants, ont une vision du monde pour le moins éloignée de celle des sociétés occidentales, sont en combat contre ces sociétés, nos sociétés, qui incarnent à leurs yeux le mal. Bref, ils sont en guerre contre nous. Mais comme nous sommes "civilisés", nous ne pouvons accepté d’être en guerre contre eux ... chez nous. C’est cette faiblesse de nos sociétés aujourd’hui qui conduit à ce discours décalé selon lequel, ces hommes et ces femmes doivent être "soignés" pour être réintégrés dans la société. Certains "spécialistes" affirment même en direct qu’il est impossible d’endoctriner les enfants. Donc la France est coupable, "ces pauvres enfants". La ficelle est grosse, mais la larme de crocodille produit toujours un petit effet. En plus de l’absurde.

Bref, tout va bien, ils rentrent, on leur fait la morale, et ils reprennent une vie "normale", comme s’ils étaient de retour de vacances. Ou comme de braves brebis égarées ... Si ces dérives boboïsantes se sont infiltrées par tous les interstices pour tenter de nous donner mauvaise conscience, il est évident que ces terroristes de retour seraient un poids énorme. Impossibles à réincérer, en prison ils risqueraient de faire des émules. Leur procès relancerait les discussions sur l’islamisme dont la classe dirigeante et les bobos ne veulent surtout pas. Et nos dirigeants ont hésité, coincé dans leur paradoxe insurmontable : vive l’amour universel et il faut les rapatrier, mais les rapatrier va montrer que l’amour universel n’existe pas.

L’hypocrisie est heureusement venue à la rescousse. Et Griveaux d’expliquer que la position du Gouvernement n’a pas évolué. Finalement, rien n’a été fait. L’Irak est un pays souverain, nous dit-on, sa justice est souveraine. D’ailleurs, rappelez-vous que ce pays a été démocratisé par les Etats-Unis, donc tout va bien. La ministre de la Justice se dit même que, finalement, ça a un certain sens que ces gens soient jugés justement sur les terres où ils ont commis leurs crimes.

Mais rassurez-vous, un "minimum" de garanties de la défense leur seront apportées. L’honneur est sauf, d’autant plus que l’on apportera l’aide consulaire et que l’on s’indignera comme il faut si la peine de mort est prononcée. - De l’absurdité de ce pseudo-humanisme : vu les conditions de détention en Irak, la prison à perpétuité est une peine plus lourde qu’une peine de mort, ce qui, par ailleurs, leur laissera le temps de la réflexion.

Le problème n’est pas que la France laisse ces terroristes se faire "juger" et condamner pour ce qu’ils ont fait, ce qui est plutôt une excellente nouvelle, mais que nos dirigeants n’assument pas leur position en raison des problèmes objectifs avec l’islamisme à l’intérieur du pays et leurs contradictions idéologiques. C’est cette faiblesse malodorante qui est insupportable. Cette incapacité morale à appeler le mal le mal. A refuser les condamnations. Cette hypocrisie qui, finalement, arrange tout le monde.

Karine Bechet-Golovko
jeudi 28 février 2019

Russie politics


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