COMITE VALMY

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« Saint Ruffin, médiateur des Gilets Jaunes,
veut la paix sociale et souhaite négocier »
billet d’humeur par Bruno Adrie

mardi 2 avril 2019, par Comité Valmy


« Saint Ruffin, médiateur des Gilets Jaunes,
veut la paix sociale et souhaite négocier »

Ça y est : le député François Ruffin a été touché par la grâce et a annoncé qu’il souhaitait endosser le rôle de médiateur entre les Gilets Jaunes et la présidence de la République. Il a fait part de sa révélation lors du pique-nique qu’il a organisé non loin de l’Elysée pour marquer son refus de l’invitation de la présidence à dîner « dans de la vaisselle à 500000 euros et sur une moquette à 500000 euros également » à l’occasion du 14ème grand débat national organisé au Palais.

Porté par cette extase toute républicaine, François Ruffin a annoncé la bonne nouvelle : « Il faut négocier, trouver des compromis et des solutions permettant de rétablir la paix dans ce pays le samedi et les autres jours ». Et de justifier sa démarche : «  Je ne suis pas de ceux qui sont heureux que des Français tapent sur des Français tous les samedis, qu’ils portent un gilet jaune ou l’uniforme ».

C’est la raison pour laquelle, il veut faire porter la négociation sur quatre points :
◾obtenir la TVA à 0%
◾revenir à l’ISF
◾mettre en place le Référendum d’Initiative Citoyenne
◾obtenir l’amnistie des Gilets Jaunes inculpés depuis le début des manifestations

En voilà des compromis que la présidence risque d’accepter !

Sans compter que cette négociation met de côté deux questions cruciales : la démission du président – qui est une revendication récurrente des manifestants – et la sortie de l’Union européenne – qui impose l’agenda néolibéral, c’est-à-dire légalise le pillage de l’Etat et de la nation par les forces déchaînées et non faussées du capitalisme.

François Ruffin, qui déjà avait appelé à faire barrage au Front National au second tour des élections présidentielles et qui, auparavant, était intervenu pour calmer le jeu et tendre un mégaphone à un Emmanuel Macron coincé entre des ouvriers en colère du site Whirlpool d’Amiens, ne cherche plus aujourd’hui à faire la fête au président mais réclame un rôle d’arbitre.

Un réflexe qui lui vient peut-être du goût qu’on lui connaît à la Chambre pour les maillots de football.

Bruno Adrie
31 mars, 2019


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