COMITE VALMY

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Source : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Italie : « 1921-2001 : pour la reconstruction du Parti communiste »
Chronique d’une rencontre

jeudi 3 février 2011, par Comité Valmy


Les dirigeants de L’Ernesto (Refondation communiste) et du PdCI célèbrent le 90ème anniversaire du PCI en se fixant comme objectif la reconstruction du Parti communiste italien

Luzzi (Cosenza) – 28 janvier 2011

Vendredi 28 janvier, l’Association politico-culturelle « Marx XXI » a organisé à Luzzi (Cosenza) un débat public sous le titre « 1921-2011 – Pour la reconstruction du Parti communiste.

Dans la Salle communale de Luzzi, bien avant qu’arrivent tous les intervenants, étaient présents plus de 120 communistes de Cosenza, pour la plupart des dirigeants et militants du Parti de la refondation communiste (PRC) et du Parti des communistes italiens (PdCI), parmi lesquels de très nombreux jeunes. Outre les intervenants « officiels » (Oliviero Diliberto, Fosco Giannini, Michelangelo Tripodi – secrétaire régional du PdCI de Calabre), Nicola Corbino (secrétaire provincial PRC de Cosenza), de nombreux autres ont pris la parole dans le public, y compris le maire de Luzzi, qui a voulu saluer la tenue de cette rencontre.

Dans les interventions des dirigeants locaux, a été dressé le tableau social dramatique de la Calabre : misère, sous-développement et mafia, une situation qui « rend nécessaire – comme l’a dit avec force Tripodi – un retour en force des communistes et de la gauche de classe dans notre région ».

L’ancien sénateur « Calabrais » Fosco Giannini a posé clairement la question de l’unité des communistes comme la première et nécessaire « accumulation de forces »dans l’objectif de la reconstruction du Parti communiste.« Quand nous posons le problème du Parti communiste – a affirmé Giannini – on nous oppose au moins deux grandes objections : la première relative au prétendu épuisement de la pensée communiste, la seconde relative à la soi-disant disparition du mouvement communiste et révolutionnaire dans le monde. Des objections aussi risibles que fallacieuses ».

« Le communisme – a ajouté Giannini – est à la fois science et histoire, et d’une grande actualité est la science marxiste tout comme est grande l’histoire concrète et transformatrice du communisme. La seconde objection – la disparition dans le monde du mouvement communiste, révolutionnaire, anti-impérialiste – est démentie de façon éclatante par les faits, par ce qui est en train de se passer dans le monde, de l’Amérique latine à l’Asie, en passant par l’Afrique ».

« Antonio Gramsci – a rappelé Giannini – dans un article apparu dans L’Ordine Nuovo du 13 janvier 1921 (quelques jours avant le 21 janvier de Livourne cad la fondation du PCI), écrivait : La classe ouvrière italienne sait qu’elle ne peut s’émanciper et ne peut émanciper toutes les autres classes opprimées et exploitées par le capitalisme national, si il n’existe pas un système de forces révolutionnaires mondiales coopérant en vue d’un objectif commun ».

« Voilà – a remarqué Giannini – ceux qui veulent relancer un Parti communiste en Italie ne sont pas seuls au monde, ils ne sont pas des visionnaires, mais ils savent qu’ils peuvent compter – à partir du Vénézuela, de Cuba, de l’Afrique du sud, de la Chine – sur ce système de forces révolutionnaires mondiales coopérant – comme le disait Gramsci – en vue d’un objectif commun ».

Conclusions de Oliviero Diliberto. « Nous sommes dans les ténébres de la République – a affirmé le secrétaire national du PdCI. »

« Le dessein d’asservir le mouvement ouvrier et le monde du travail dans son ensemble de la part de Marchionne est exactement conforme à l’air du temps. Comme est dans l’air du temps le caractère barbare et vulgaire de la conduite politique et morale de Berlusconi et de son système de pouvoir pourri. Le sens commun réactionnaire de masse – comme le décrivait Togliatti – est de retour et soutient ce régime. L’offensive violente contre l’école, l’Université n’est pas seulement une action néfaste et destructrice en soi ; elle est le paradigme d’une volonté stratégique des droites et du capital : éteindre la culture, c’est éteindre la critique et l’opposition, éteindre les cerveaux. »

« Nous avons besoin – a poursuivi le secrétaire du PdCI – de proposer une alternative démocratique aux droites ; une large alternative démocratique qui ait en soit la force de la gauche de classe et le coeur du Parti communiste ».

« Depuis des années, je me bats – a poursuivi Diliberto – pour la reconstruction, en Italie, d’un Parti communiste plus grand (au moins un peu plus grand) que les deux partis communistes aujourd’hui existants : le PRC et le PdCI. A cette fin, j’ai proposé et continue à proposer l’unité des deux partis et l’unité des communistes. Je continue à le proposer au groupe dirigeant de Refondation communiste, qui n’a pas encore pris de décision, malgré le fait que l’unité des communistes soit perçu par la masse comme du bon sens, non comme une proposition géniale, mais comme une idée rationnelle, juste, inévitable. Malgré tout, toutefois, la construction du Parti communiste et l’unité des communistes est rendue nécessaire par l’objectivité des choses, par la souffrance sociale massive, par l’offensive très dure du capital. Pour cette raison, nous voulons que le prochain Congrès soit celui de la reconstruction du Parti communiste : un chantier ouvert à tous ceux – les communistes – qui veulent l’unité et la la relance d’un Parti communiste à la hauteur de notre temps et de l’affrontement de classe ».

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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