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Washington maintient la base d’Al-Tanf en Syrie et envisage l’envoi de blindés et d’unités spéciales
pour garder les sites pétroliers en Syrie orientale
par Strategika 51

dimanche 27 octobre 2019, par Comité Valmy


Washington maintient la base d’Al-Tanf en Syrie et envisage l’envoi de blindés et d’unités spéciales
pour garder les sites pétroliers en Syrie orientale

Le retrait des forces US du Nord et du Nord-est de la Syrie n’a jamais inclu la base militaire d’Al-Tanf dans le désert syrien près des frontières irakiennes. Il est à noter à ce sujet que la dite base d’Al-Tanf a servi de base de transit à des « conseillers » militaires israéliens en route vers le Kurdistan irakien.

Le repli des forces US de Syrie vers la province irakienne d’Al-Anbar visait un redéploiement en zone d’attente en vue de constituer une nouvelle brigade de combat destiné à garder les champs pétrolières syriens. Ces champs sont tous situés dans la province orientale de Deir Ezzor non moins de Abu Kamal.

Officiellement, des responsables du Pentagone évoquent une force de 500 militaires et des blindés, probablement des chars de bataille qui y seront amenés via l’Irak mais dans les fait il s’agit d’une brigade de combat interarmes mobile qui aura pour mission d’assurer la sécurité des champs pétrolières en Syrie orientale et empêcher les forces gouvernementales syriennes d’en reprendre le contrôle.

Moscou a appelé les États-Unis à retirer l’ensemble de leurs forces militaires de Syrie en rappelant à Washington l’illégalité de sa présence militaire en Syrie, contrairement à celle de la Russie, laquelle agit sur une base légale à la demande du gouvernement syrien.

La base militaire d’Al-Tanf demeure assiégée par les forces auxiliaires de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) mais est protégée par un périmètre de sécurité de 40 kilomètres assuré par des avions d’attaque au sol, des drones et des hélicoptères d’attaque basés en Irak et en Jordanie.

La base a déjà fait l’objet d’une tentative d’assaut menée conjointement par des éléments du groupe Wagner et des paramilitaires syriens, soutenus par des unités du Hachd Al-Chaabi (mobilisation populaire) irakien, provoquant l’usage par les Américains de bombardiers B-52, de chasseurs-bombardiers F-15, d’avions d’attaque au sol A-10, de drones d’attaques armés de missiles Hellfire et d’hélicoptères Apache. Le président US Donald Trump a vaguement commenté cet incident en déplorant « la mort de beaucoup de gens de part et d’autres ».

La mainmise de compagnies pétrolières internationales alimentant la corruption et achetant une grande partie des responsables politiques irakiens explique la relative facilité pour Washington d’y faire transiter des troupes et des équipements lourds en vertus d’Accords plus ou moins secrets signés peu avant le retrait militaire d’Irak.

En attendant une nouvelle évolution de la situation sur le terrain, les Américains sont toujours à Al-Tanf tandis que les forces Russes avancent vers l’extrême Nord de la Syrie en organisant des patrouilles là où patrouillaient il y a peine un mois des forces US/Otan. Des véhicules militaires russes ont été aperçus sur l’axe Minbedj-Jarabuls et des unités de la police militaire russe continuent de se déployer aux côtés des forces syriennes dans des régions autonomes kurdes.

La question des champs pétroliers du désert oriental est un peu étrange. La Syrie n’est pas un pays pétrolier et la production de ces champs est tout au plus marginale à moins de la découverte de nouveaux gisements ou d’un potentiel. Washington affirme que Daech contrôlait les sites de production sans préciser que le groupe terroriste revendait du brut à la Turquie et aux États-Unis via des intermédiaires à un prix très bas par rapport au prix de référence mondial. Damas pour sa part affirme n’avoir jamais compté sur ces champs pour son économie avant guerre et à réaffirmé sa volonté de récupérer l’ensemble de son territoire.

Le Grand Jeu est aussi et surtout une affaire de Brut. Affaire à suivre.

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