COMITE VALMY

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L’ennemi commun des peuples

Ingérence russe : faute de pouvoir gagner dans
les urnes, les Démocrates relancent la propagande
par Karine Bechet-Golovko

samedi 22 février 2020, par Comité Valmy


Ingérence russe : faute de pouvoir gagner dans les urnes, les Démocrates relancent la propagande

La politique américaine n’en finit pas de se répéter, à l’absurde, à l’ennui, à l’exaspération des humeurs et des résistances. Les Démocrates n’ayant pas réussi à obtenir un Impeachment de Trump et ne pouvant réécrire l’histoire de leur défaite électorale tout en se sentant mal partis pour les prochaines présidentielles, accusent par avance la Russie - et personnellement Poutine - de leur futur échec. En effet, comment risquer de croire que leur idéologie mortifère ne satisfait pas la population, qui veut sortir de l’impasse socio-économique où elle a été plongée ? Trump a effectivement de très bonnes chances, ce que le Deep State ne peut accepter. Un morceau de propagande digne des grandes oeuvres de la Pravda dans le New York Times de ce matin : ils en sont certains, la Russie va chercher à faire élire Trump. Des preuves ? Quelle importance. Ils sont convaincus - j’hésite sur le nombre de syllabes.

Des députés démocrates, prévenus par les renseignements, annoncent la main sur le coeur que la Russie pourrait déstabiliser les élections présidentielles à venir et évidemment les Primaires des Démocrates. Car la Russie en général et Poutine en particulier adorent Trump et veulent qu’il gagne. Ils l’affirment, ils en sont certains, ils sont prêts à le jurer. Que vous faut-il de plus ?

En effet, ça se répète. Toujours la même histoire, encore et encore. Et l’opposition entre Trump et certains services ne peut cesser, puisque le combat politique lui aussi continue. Trump avait accusé ces services de faire le jeu des Démocrates :

Mr. Trump has long accused the intelligence community’s assessment of Russia’s 2016 interference as the work of a “deep state” conspiracy intent on undermining the validity of his election.

Et il n’est pas le seul, des Républicains le soutiennent, quand les services accusent personnellement Poutine d’avoir ordonner d’influencer les élections américaines en faveur de Trump :

Très logiquement, certains ne voient pas en quoi il serait plus facile pour la Russie de travailler avec Trump qu’avec Sanders, par exemple. Surtout que les relations russo-américaines sont au plus mal sous cette présidence. Mais peu importe, pour les Démocrates, la Russie s’est entraînée jusqu’à présent, notamment en Géorgie, en vue des élections américaines.

C’est pathologique ? A ce niveau, c’est possible. En tout cas, c’est désespéré. Et l’article ne s’arrête pas en si bon chemin. Car le problème, au-delà de la croyance reste toujours celui de la preuve. Et jusqu’à présent, ils sont objectivement en difficulté de ce côté-là. Donc l’on apprend que les "services de Poutine" développent des méthodes quasiment indétectables.

Quelle chance ! Maintenant, il ne sera plus nécessaire de prouver les accusations d’ingérence de la Russie, puisqu’elles sont indétectables. Seuls les résultats des élections permettront de savoir si les élections américaines ont été, ou non, manipulées. S’ils sont conformes aux intérêts du Deep State, tout va bien le vote est libre et les résultats sont légitimes. Sinon, et il y a de fortes chances que tel soit le cas, la Russie aura manipulé la volonté des électeurs. C’est quand même plus confortable ainsi.

Les Démocrates ne pourraient essayer de faire campagne pour gagner réellement ces élections ? En fait, non. Ils sont dans l’impasse. Ils défendent, comme la plupart des élites aujourd’hui, une position idéologique minoritaire dans la société et qui convainc, au regard de la détérioration et des services publics, et de l’économie, et donc du niveau de vie, de moins en moins. Il devient alors de plus en plus difficile à cette élite de se maintenir au pouvoir par l’intermédiaire des mécanismes démocratiques, qui sous-entendent la volonté de la majorité. Et c’est encore plus difficile d’y revenir. Si elle garde entre ses mains les mécanismes indirects de pouvoir, la gouvernance directe reste encore indispensable, d’où l’importance de maîtriser les institutions.

Karine Bechet-Golovko
vendredi 21 février 2020

Russie politics


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