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L’étrange épidémie et le choix de l’hécatombe
par Jacques Maillard

dimanche 10 mai 2020, par Comité Valmy


L’étrange épidémie et le choix de l’hécatombe

L’étrange épidémie et les « opportunités »

En 1942 March Bloch écrivit son fameux livre « l’Etrange défaite ». Il y racontait la campagne de France du printemps 1940, et comment le haut Etat Major français de façon très surprenante, semblait accepter la défaite, voire la préparait…

Dans « le choix de la défaite », l’écrivain Annie Lacroix-Riz montre, archives à l’appui, que cette défaite de 1940 avait bien été acceptée, attendue, préparée par l’oligarchie, l’élite économique, administrative, militaire de la France, ou du moins la plus grande partie d’entre elles.

Nous sommes face à une très étrange épidémie : attendue depuis des mois, elle déferle sur notre pays après avoir mis à l’arrêt toute la Chine, alors que nous avions des témoins privilégiés sur place (le principal laboratoire d’étude des coronavirus, situé à Wuhan, épicentre de l’épidémie en Chine, avait été inauguré il y a quelques années par le mari de la ministre de la santé). L’état d’impréparation de notre pays est total : pas de matériel de protection de la population ni même des personnels soignants, pas de matériel de soin et de réanimation, pas de test de dépistage. ..

Nous apprenons qu’une « simulation » a été effectuée en octobre 2019, nommée « event 201 », à la quelle participaient des personnages sulfureux comme Bill Gates, des universitaire spécialisés en Coronavirus (Université Hopkins), des organisation internationales (OMS), une compagnie privée travaillant en partenariat avec ce laboratoire de Wuhan, mais aussi avec l’armée des USA. Cette simulation portait sur une pandémie due à un « coronavirus ».

Cette épidémie déclenche une crise boursière monstrueuse, alors même que l’amplitude de la dette mondiale devait, selon de nombreux économistes, engendrer cette année probablement un krack boursier gigantesque, puisque cette situation d’endettement généralisé est nettement plus grave qu’en 2008. Une secrétaire d’État du gouvernement français a d’ailleurs déclaré que cette crise était une « opportunité » pour gagner de l’argent...

Cette épidémie, confinant une grande partie de la population mondiale à la maison, et restreignant l’activité productrice « aux biens essentiels » (alimentation, médical) a pour effet de réduire drastiquement pollution et émission de gaz à effet de serre. En effet le président de Greenpeace France, Jean-François Juillard, déclarait le 25 mars que cette épidémie était une « opportunité » pour la planète, et qu’il faudra penser à « l ‘urgence écologique », similaire à cette « urgence sanitaire ». En effet le choix de la « décroissance » (population , niveau de vie, etc) est celui de ces organisations, sponsorisées par les plus grandes institutions privées et étatiques de l’occident, correspond bien à ce genre d’ »urgence ». De plus, à la grande satisfaction de ces organisations, la poursuite de l’achat sans concurrence de l’électricité intermittente (éolienne, solaire), alors que la production nucléaire est réduite grandement par la cessation de nombre d’activités économiques, permet de déstabiliser encore plus notre système national et public de production d’électricité, menaçant notre pays de coupures (« black out ») et de graves problème lors de la reprise qui justifieront cette pseudo « urgence climatique » permettant de nouvelles atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux

Aux USA, deux crises graves d’agents majeurs de l’économie amenaient le spectre d’une crise sociale majeure : la faillite technologique de Boeing, clouant une grande partie des avions produits au sol, et obligeant à stopper la moitié de la production, d’une part, et d’autre part une guerre des hydrocarbures avec la Russie, qui, inondant le monde de pétrole bon marché, détruit la rentabilité des puits de pétrole à fracturation hydraulique des USA

En France les mouvements sociaux (gilets jaunes, grèves) contre les réformes (retraite, privatisations)et la politique économique (taxes pour le peuple, cadeaux pour les plus riches…) de la direction politique du pays recueillaient un soutien de plus en plus large.

En Europe, le « despotisme doux européen », appellation de Jacques Delors, imposant des politiques opposées à la volonté des peuples (Grèce en 2016, France en 2005…) venait d’amener l’un des pays les plus importants à quitter cette structure, montrant le mauvais exemple aux autres peuples.

Or cette crise va permettre, aux yeux des dirigeants, d’imposer leur programme : élimination de l’argent liquide, contrôle des population, privatisation de l’enseignement (par le biais du « télé enseignement », qui selon les normes de l’OMC est une activité soumise à concurrence), et surtout par un endettement monstrueux des Etats et des particuliers, via le renforcement de la création monétaire, devant suppléer au manque à gagner général de ces mois d’arrêt (qui sont prévus par tous les épidémiologistes)

Le choix de l’hécatombe

Mais où le gouvernement français a brillé, c’est dans le « choix de l’hécatombe : Alors que toutes les alertes étaient au rouge, il y avait déni de la réalité (la ministre de la santé déclarant fin janvier qu’il n’y avait quasiment aucune chance qu’une telle épidémie se propage de Chine en France), puis un refus de mesures évidentes et indispensables : tests massifs, création de stocks de masques, de désinfectant, de lits et de matériels, traçage des personnes susceptibles d’être infectées. Il empêcha ainsi aussi tout traitement massif, après détection, des personnes contaminées.

Le premier ministre déclara « inexorable » (sic) l’arrivée de l’épidémie.

Selon sa ministre de la santé, il refusa les mesures. Cette dernière mentit à la population car au même moment où, selon ses dires, elle pleurait au conseil des ministres, elle déclarait donc à la télévision que les chances de propagation à notre pays étaient quasiment nulles…

Dans une interview à Sputnik, Le Floch Prigent révèle le 23 mars que, depuis deux mois, plusieurs industriels avaient proposé au gouvernement de fabriquer des respirateurs qui nous manquent aujourd’hui , sans recevoir aucune réponse.

Il refusa aussi la fermeture de frontière (toujours refusée) sous prétexte de refuser des « réflexes nationalistes » qui ne serviraient à rien ». Mais nos voisins fermèrent plus ou moins ouvertement leurs frontières (en particulier l’Allemagne en effectuant des tests de température jamais effectués chez nous). Quelques jours avant le confinement général il préconisait de sortir, de vivre… en allant lui même au théâtre. Enfin il maintint le premier tour des élections municipales , pour dénoncer ensuite le « comportement inadmissible des français qui se promenaient dans les parcs et les rues », comportement qui lui permettait d’ailleurs de rejeter sur ses administrés la responsabilité du confinement mis en œuvre deux jours plus tard…

L’exécutif envoya ensuite les soldats de la résistance contre la pandémie, non seulement les soignants, mais aussi tous les travailleurs des professions indispensables (postiers, éboueurs, vendeurs, camionneurs, cheminots, policiers, etc), au massacre, car sans masque, sans mise en quarantaine de leurs collègues contaminés ou risquant clairement de l’être, et somma même certaines profession d’aller au travail (BTP en particulier). Comme le chantait Brassens dans sa chanson sur les « soldats sans arme »…

Comme pour une guerre, ou pour sa préparation (décrite dans le livre d’Annie Lacroix Riz sur l’avant guerre, de Munich à Vichy) tous les droits des travailleurs et des citoyens sont supprimés : droits de circuler, possibilités de réquisitions de biens et de personnes, etc. Si leur justification dans ce cas d’épidémie pourrait exister, il faut cependant se poser trois questions : 1) pourquoi avoir refusé un ou deux mois avant les mesures qui les auraient évitées (tests massifs, confinement et soins des personnes contaminées, quarantaine des personnes « en contact ») 2) prépare-t-on de telles mesures pour d’autres causes (urgence écologique, péril chinois ou russe, terrorisme…) ? 3) Ajoutera-t-on d’autres mesures (sans aucun contrôle du parlement) non nécessaire mais utiles à la réalisation de leurs prochains objectifs politiques : interdictions de publication et de communication, vols des biens, taxes massives, baisses des pensions et salaires...

La bêtise ou le complot

Ce qui est incertain dans cette situation, est de savoir s’il s’agit d’un crime organisé-ce le fut dans l’autre « révolution », la « révolution nationale » de Pétain, livrant les jeunes en esclaves en Allemagne par le biais du STO et livrant le pays aux appétits financiers de l’Allemagne nazie- ou si la bêtise, l’ignorance atteint un tel sommet qu’elles apparaissent comme un complot de l’ennemi (formule empruntée à Gibbon, dans chute et déclin de l’empire romain, à propos du massacre en 408 de l’armée d’Italie de Stilichon). Vu le comportement de certains des membres du gouvernement, le terme adéquat pour les qualifier va au delà du langage académique.

Jacques Maillard,
Comité Valmy
25 mars 2020


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