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"L’auto-explosion du nitrate d’ammonium
à 38 degrés, impossible"
(Rai al-Youm) via PressTV

dimanche 9 août 2020, par Comité Valmy


Un hélicoptère de l’armée libanaise largue de l’eau sur la scène de l’explosion qui a frappé le port de la capitale libanaise, Beyrouth, le 5 août 2020. ©AP

"L’auto-explosion du nitrate d’ammonium
à 38 degrés, impossible" (Rai al-Youm)

A peine quelques heures après le discours du secrétaire général du Hezbollah où il a exigé une enquête transparente sur les explosions de Beyrouth, une source libanaise a évoqué une "possible implication terroriste". Mais quel genre d’armement pourrait avoir frappé le dépot 12 du port de Beyrouth, bourré alors de nitrate d’ammonium ? Raï al Youm y revient.

French Presstv

Pourquoi Nasrallah a parlé de Haifa comme faisant partie de sa stratégie de guerre 4 jours après les explosions de Beyrouth ?

"Ce qui s’est passé à Beyrouth vise-t-il à changer la donne sur le plan militaire et à l’inverser en défaveur du Hezbollah et de l’axe de la Résistance ? Une première analyse fait référence à une explosion accidentelle de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans le port de Beyrouth depuis environ six ans, sans toutefois livrer une explication scientifique convaincante. En effet, cette substance ne peut s’auto-exploser à moins qu’il y ait, selon les experts une intervention humaine ou erreur humaine. Trois jours après les faits, les experts militaires et les spécialistes en substance explosives, qui ont visité le site de l’explosion, commencent à se poser de sérieuses questions sur la vraie l’explosion à la nitrate ammonium".

Raï al-Youm suggère ensuite une seconde hypothèse selon laquelle un missile aurait été tiré vers l’entrepôt : " c’est là encore une piste à ne pas retenir car le missile aurait été détecté par des radars russes ou iraniens et filmé par de simples caméras de surveillance. Or rien de tel sur des vidéos des explosions dont le nombre est d’ailleurs curieusement élevé pour un événement censé surprendre le monde entier. Si le missile avaity provoqué cette déflagration avec sa fumée identique à un champignon atomique, ses débris auraient dû être retrouvés. Pareille pour les hypothèses suggérant une frappe à la bombe, car les auteurs auraient été identifiés à l’issu des enquêtes minutieuses.

Plus loin le journal souligne : "

En effet depuis plus d’un mois des explosions suivies d’incendies se multiplient dans la région. Vendredi soir, le feu s’est déclaré dans le sud du Liban tandis que la journée de jeudi avait été marqué par des incendies dans un centre de commerce aux Emirats, ou encore dans un complexe d’élevage en Arabie saoudite. Ces incendies affectent d’ailleurs et depuis près d’un a les terres agricoles en Syrie et en Irak et l’Iran en a connu aussi avec surtout un incident grave à Natanz. Certaines sources parlent de l’hypothèse de l’activation des explosifs par le biais d’un drone transportant une arme laser. D’autres évoquent des armes orbitales, capables d’être placées en orbite basse et provoquer des températures extrêmes et partant des courts-circuits. Depuis 2010, un certain nombre de pays, dont Israël, la Grande-Bretagne, la France, les États-Unis, la Russie et la Chine, ont développé un type de laser capable de détecter les explosifs et de les neutraliser ou de les faire exploser, et les pays occidentaux ont utilisé cette technologie en Irak et en Afghanistan. Voilà une chose qui jette tout le soupçon sur les deux parties qui ont tenté depuis trois ans de mettre à genou le Liban par sanction, pression, déstabilisation et qui à présent, s’étant heurté à une méga impasse, ont commis l’irréparable".

Et le texte d’ajouter : " Le nitrate d’ammonium ne peut flamber qu’à une température très élevée. Or le jour de l’explosion les températures de Beyrouth n’ont pas dépassé les 38 degrés et n’ont donc pas pu activer l’action chimique. En revanche, le laser reste le seul moyen capable de produire une chaleur élevée, d’autant plus que le processus a eu lieu pendant la journée puisqu’il est difficile de surveiller un fil laser en plein soleil. Tout laisse à croire que nous assistons à une guerre silencieuse qui, menée par de nouvelles méthodes dévastatrice, a pris pour cible la capitale libanaise Beyrouth.

Et pourtant les conséquences en pourraient être bien contre-productives pour le ou les auteurs de ce crime. Imaginez que l’enquête que l’Etat libanais veut nationale mette en lumière une implication israélienne. Le Liban n’est-il pas alors en droit de le riposter ? Quid d’autres parties comme la France qui n’ont cessé de mettre sous pression les Libanais pour qu’ils se soumettent aux diktats, gaziers de l’axe US/Israël ou financier du FMI ? Quant au camp d’en face, la Russie, la Chine et l’Iran, les avions bourrés d’aides et de vivres arrivent au Liban à qui l’Irak a commencé d’envoyer de l’essence via la route terrestre Irak-Syrie-Liban. Meme la Turquie se dit prête à offrir au Liban un port. Il s’en suivra de tout cela un renforcement de la position du Hezbollah, diabolisé depuis trois ans par les courants pro Occident qui ont dénoncé sa plaidoirie en faveur d’un virage à l’Est".

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