COMITE VALMY

Accueil du site > - EURO DICTATURE OCCIDENTALISTE et OTAN : En sortir pour s’en (...) > Série Navalny, nouvel épisode : "l’opposant ressuscité" par Karine (...)

Série Navalny, nouvel épisode :
"l’opposant ressuscité"
par Karine Bechet-Golovko

jeudi 24 septembre 2020, par Comité Valmy


Série Navalny, nouvel épisode :
"l’opposant ressuscité"

Navalny est sorti de l’hôpital allemand. Encore mieux que Skripal ! 32 jours et sur pied, avec une chance de rétablissement complet selon les médecins. Sans aucun dégât collatéral, à part des relations internationales déjà moribondes. Décidément, le novichok s’évente de plus en plus. C’est certainement la raison pour laquelle les laboratoires français, allemands et autres ne répondent pas à la demande de la Russie de coopération. Car si Navalny a été empoisonné, il serait intéressant de savoir comment et où il a pu ingurgiter le poison, manifestement en milieu stérile et très bien dosé, pour qu’il n’y ait aucune victime. Mais la Russie ne reçoit aucune réponse ...

La mauvaise série B, "Navalny, l’opposant ressuscité", prend un tour de plus en plus grotesque. Après 32 jours d’exfiltration à la clinique magique de La Charité en Allemagne, il sort de l’hôpital et va se promener en famille en forêt. Les médecins, le plus sérieusement du monde, envisagent même un rétablissement complet. Après que soi-disant une arme chimique de guerre ait été utilisée contre lui ...

A ce moment-là le très objectif journal Le Monde publie une version plus que personnelle de la conversation entre Macron et Poutine, selon laquelle Poutine aurait déclaré que Navalny n’en étant pas à son coup d’essai aurait pu s’empoisonner lui-même. Version démentie par le Kremlin, qui avec humour souligne que ces fantasmagories ne sont pas surprenantes, sinon cela signifierait une fuite vers la presse par l’Elysée d’une conversation non-publique.

La presse est heureuse de ce retour à la vie de l’enfant-chéri, maintenant accompagné de son auréole. Ces mêmes journalistes, indépendants puisque main stream, reprennent même à la lettre la version des compagnons de Navalny, selon laquelle une bouteille d’eau à l’hôtel à Tomsk, récupérée par leur soin quelques temps après la médiatisation de l’empoisonnement de Navalny, contiendrait ... des traces de Novichok. L’hôtel en effet confirme l’irruption d’un groupe de partisans de Navalny voulant entrer dans la chambre du Maître et ayant empaqueté des affaires dans la chambre. Hors tout protocole, bien sûr.

C’est de mieux en mieux. Car non seulement tous les passagers de l’aéroport se portent à merveille, les passagers de l’avion n’ont absolument rien, mais à l’hôtel aussi, aucune désinfection particulière, ni mise en quarantaine, n’ont été nécessaires alors qu’une bouteille avec rien moins qu’un produit chimique de guerre hautement volatile était des heures et des heures et des heures en ses murs. Ce n’est rien de moins qu’un miracle, qu’il faudra absolument faire estampiller à Rome. Avec un peu de chance - et beaucoup de volonté, Navalny pourrai être canonisé de son vivant ...

Et la Russie aimerait bien savoir ce qui s’est passé, selon les différentes et nombreuses déclarations de ses officielles. Car n’ayant trouvé aucune trace de novichok dans ses laboratoires, Navalny étant un citoyen russe, elle voudrait savoir comment, si réellement empoisonnement il y a eu, il a pu avoir lieu et par qui. Mais aucun des nombreux laboratoires européens, où se promènent des échantillons de sang de Navalny, n’accepte de coopérer, en violation totale des conventions internationales.

Car soit il n’y a aucun empoisonnement et la propagande internationale a encore passé un cap dans la virtualisation des conflits, soit il y a bien eu empoisonnement, mais vu les analyses fournies et l’absence de victimes collatérales, il a été parfaitement dosé et réalisé en milieu stérile.

Pourtant, il est certain qu’aucune enquête internationale ne répondra jamais à cette question.

Karine Bechet-Golovko
mercredi 23 septembre 2020

Russie politics


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>