COMITE VALMY

Accueil du site > - L’UNION de la RESISTANCE, le CNR, son programme, NOS REFERENCES. > ORIENTATION STRATEGIQUE Résistance républicaine, patriotique et sociale - (...) > Dîner du Siècle : La liste des participants dévoilée

Source principale : Oumma.com, Hicham Hamza

Dîner du Siècle : La liste des participants dévoilée

mercredi 9 mars 2011, par Comité Valmy


Révélation. Mercredi 25 février, une liste confidentielle des membres de l’association « Le Siècle » a été mise en ligne depuis les Etats-Unis. Jusqu’à maintenant, ce club élitiste réunissant le gratin de la politique, des affaires et des médias avait tenté de maintenir le secret sur l’identité de ses adhérents. En vain.

A l’ère numérique, le secret absolu n’est plus possible. C’est ce que vont comprendre, à leur détriment, les participants d’un rituel mondain et ultra-select, dénommé le « dîner du Siècle ». Une fois par mois, à Paris, place de la Concorde, l’élite française se réunit en toute discrétion. Depuis hier, cette précaution est devenue inepte : Cryptome.org -un site américain spécialisé, à l’instar de Wikileaks, dans la publication de documents sensibles- a mis en ligne la liste complète des participants au dîner du « Siècle » qui s’est tenu le 27 janvier 2010. Une controverse, liée à l’opacité et au but exact de ces réunions, subsiste depuis l’automne : suite à l’appel du réalisateur Pierre Carles, des rassemblements de protestation se tiennent chaque mois face à l’établissement dans lequel se réunissent les convives triés sur le volet. Au regard des nombreux témoignages rapportés par des anciens membres, une chose paraît certaine : fondé en 1944, le « Siècle » n’est ni une loge maçonnique complotant dans l’ombre ni un simple rassemblement huppé et sans conséquences. Le défaut de transparence, la mise en place d’un circuit parallèle de pouvoir échappant à tout examen démocratique et la connivence cultivée entre gens influents sont les principaux griefs adressés à cette association.

Quatre mois plus tard, le militantisme anti-élitaire s’est émoussé. Le diner du Siècle qui s’est déroulé mercredi 23 février, n’a pas connu l’opposition affichée lors des mois précédents. Outre le temps pluvieux, sans doute faut-il y voir la conséquence de la féroce répression policière déployée à l’occasion des rassemblements de janvier et de novembre. De nombreux manifestants avaient rapidement été interpellés et embarqués par les forces de sécurité.

Une nouvelle aristocratie

Le site Cryptome a dévoilé mercredi son précieux document, au jour même où se tenait, sans véritable contestation populaire, la dernière réunion du Siècle. Ce pdf de 98 pages, compressé pour téléchargement en fichier zip, est le bottin mondain par excellence : les noms des dizaines de personnalités ayant participé au dîner de janvier 2010, ainsi que leurs coordonnées professionnelles, y figurent. Les adresses privées de domicile ont été par contre gommées. But invoqué, en préambule du texte, par la mystérieuse source anonyme ? Donner la possibilité aux citoyens hostiles à cette pratique d’interpeller directement, par téléphone ou email, ses adeptes. La démarche se présente ici comme une contre-attaque : « La publication de la liste facilitera les protestations à l’encontre des dirigeants et de ceux qui contribuent à détruire l’héritage de la Résistance : notre sécurité sociale, notre système de pensions, nos services publics ».Si le document semble authentique, il confirme d’ores et déjà ce que l’on devinait à propos du « Siècle » : la société civile, les partis politiques radicaux et les « minorités visibles » n’y sont quasiment pas représentés. Une caste à part, secrètement affairiste et déconnectée de ce qui constitue pourtant la diversité –politique, économique et culturelle- de la société française.

***Liste non exhaustive des noms figurant dans la liste du dîner du 27 janvier 2010 et dans celle, également affichée, des anciens membres du conseil d’administration du Siècle :

En politique : Nicole Notat (nouvelle présidente du Siècle), Jérôme Monod (ex-conseiller à l’Élysée), Martine Aubry (PS), Anne-Marie Idrac (ex-secrétaire d’Etat au commerce), Pascal Lamy (OMC), Hubert Védrine (PS), François Baroin (porte-parole du gouvernement et ministre du Budget), Jean-Michel Berard (préfet), Marguerite Berard-Andrieu (conseillère technique à l’Élysée ), Xavier Bertrand (ministre de l’Emploi), Jean-Marie Cavada (eurodéputé), Olivier Dassault (député UMP), Rachida Dati (eurodéputé), Tony Dreyfus (député PS), Jean-Paul Faugère (directeur de cabinet du Premier ministre), Jean-Pierre Fourcade (sénateur UMP), Philippe Galli (préfet), Michel Gaudin (préfet de police de Paris), Hervé Gaymard (député UMP), Elisabeth Guigou (député PS), Hubert Haenel (sénateur UMP) , Christian Jacob (pdt du groupe parlementaire UMP), Pierre Joxe (PS, membre du Conseil Constitutionnel), Anne-Marie Lizin (sénatrice belge), Hervé Mariton (député UMP), Pierre Méhaignerie (député UMP), Catherine Nay (conseillère à l’Élysée), Françoise de Panafieu (député UMP), Pierre Steinmetz (membre du Conseil Constitutionnel), Henri Weber (PS, eurodéputé), Eric Woerth (alors ministre du Budget).

Dans le domaine médiatique et culturel : Marie-Louise Antoni (Le Monde), Olivier Nora (Grasset), Louis Schweitzer (Le Monde), Nicolas Baverez (Le Point, Le Monde), Jacques Attali, Véronique Cayla (Arte), Michèle Cotta (ex-France 2), Richard Descoings (Sciences Po), Denis Jeambar (éditions du Seuil, Marianne, IPJ), Alain Minc, Denis Olivennes (Europe 1, alors au Nouvel Obs), Alexandre Adler, Blandine Kriegel (philosophe), Pierre Assouline, Christopher Baldelli (RTL), Alexandre Bompard (Fnac, alors à Europe 1), Stéphane Boujnah (membre fondateur de SOS Racisme, dirigeant à la Deutsche Bank et à la Deutsche Securities Algeria), Takis Cadilis (Lagardère Entertainment), Monique Canto-Sperber (Ecole Normale Supérieure), Emmanuel Chain (producteur Tv), Teresa Cremisi (Flammarion), Axel Duroux (ex-TF1 et RTL), Bernard Fixot (éditions XO), Alain Genestar (Polka Magazine, ex-Paris Match) Antoine Herouard (secrétaire général de la Conférence des évêques de France) Emmanuel Hoog (INA), Serge July (ex-Libération), Julien Kouchner (CAPA), Pierre Louette (AFP), Rémy Pflimlin (France Télévisions), Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point), Henri Pigeat (CFJ), PPDA, David Pujadas, Jean-Marie Rouart (Paris Match), Laurent Solly (TF1), Didier Quillot (Lagardère, Canal+), Nicolas de Tavernost (M6), Thomas Valentin (M6), Gérard Unger (LICRA), Lionel Zinsou (Libération /Rothschild Group).

En vrac : Jean Veil (avocat de Jacques Chirac), Denis Kessler (ex-vice-pdt du MEDEF), Jean-Pierre Jouyet (AMF), Marie-Hélène Berard (trésorière de la chambre de commerce France- Israël et de la Fondation Chirac), l’Allemand Joachim Bitterlich (Veolia Environnement), Christian de Boissieu (conseiller économique auprès de Matignon), Jean-Paul Costa (pdt de la Cour européenne des droits de l’homme), Anne-Marie Couderc (Lagardère Active), Denis Delmas (pdt de TNS Sofres), Jérôme Jaffré (CECOP), Philippe Delmas (ex-vice-pdt Airbus), Frank Esser (pdg SFR), Louis Gallois(pdt exécutif EADS), Benoît Genuini (médiateur national de Pôle emploi), Philippe Ingall-Montagnier (procureur général près la cour d’appel de Versailles), Georges Kiejman (avocat), Bruno Laserre (pdt de l’Autorité de la concurrence), Jean-Bernard Lévy (pdt de Vivendi), Thierry de Montbrial (IFRI), Christian Noyer (gouverneur de la Banque de France), Michel Prada (ex-AMF).

liste non exhaustive des participants au "dîner du Siècle" qui s’est tenu le 27 janvier 2010.

publié le 1 mars 2011

3 Messages de forum

  • Nicole Notat, après avoir discrédité le syndicat CFDT, a monté sa boîte. Nicole Notat est devenue patronne. Nicole Notat est aujourd’hui la patronne de l’entreprise Vigeo. L’entreprise Vigeo est une agence spécialisée dans les audits sociétaux. Les entreprises privées multinationales, ou alors les collectivités territoriales lui donnent de l’argent. En échange, Vigeo leur donne des conseils en ce qui concerne les droits humains, l’environnement, les ressources humaines, les comportements sur les marchés, le gouvernement d’entreprise, l’engagement sociétal.

    En clair : c’est du pipeau et de la langue de bois.

    Le plus étonnant, c’est que des entreprises multinationales et des collectivités territoriales donnent de l’argent pour ce genre de conneries.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigeo

    Depuis novembre 2010, Nicole Notat est aussi la présidente du club « Le Siècle ».

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle

    • Dîner du Siècle : La liste des participants dévoilée 6 mars 2011 16:17, par Comité Valmy

      A Noter encore que Wikipedia nous indique que Jean-Christophe Le Duigou (CGT) fait également parie de cette coterie :

      Jean-Christophe Le Duigou est un syndicaliste français, un des principaux dirigeants de la CGT aux côtés de Bernard Thibaut.

      Né en 1948, il est titulaire d’une maîtrise de gestion à l’université de Rennes et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en informatique. Ancien élève de l’École nationale des impôts, il a été secrétaire national du Syndicat des agents de la direction générale des Impôts CGT de 1978 à 1982, puis secrétaire général de la Fédération des Finances CGT de 1982 à 1994. En 1995, il est nommé directeur du Centre confédéral CGT d’études économiques et sociales[1].

      De février 1999 à décembre 2009, il est secrétaire national de la CGT, membre du bureau confédéral, chargé des questions économiques et des retraites. Membre du Conseil économique et social de 1982 à 2004, il est membre du Conseil d’orientation des retraites depuis 2000. A ce titre, il était le principal négociateur de la CGT lors des négociations sur les retraites. Ne s’arc-boutant pas les 37,5 années de cotisation, il est décrié par une fraction de la base CGT. Il a cosigné en 1999 un livre avec le responsable CFDT du dossier retraites Jean-Marie Toulisse : L’Avenir des retraites (éd. de l’Atelier). S’il a quitté le bureau confédéral au Congrès de 2009, il rejoint officiellement Bernard Thibaut comme conseiller spécial[2].

      Il a co-fondé, en 1991, le « lobby d’intérêt général » Confrontations Europe où il côtoie Jean Gandois (ex-n°1 du CNPF, ancêtre du MEDEF), Jean Peyrelevade (ancien PDG du Crédit Lyonnais), Michel Pébereau (PDG de BNP-Paribas), Franck Riboud (PDG de Danone), Francis Mer (ex-PDG d’Usinor, ministre de l’Economie de Raffarin)[3].

      Il est également membre du club Le Siècle, fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, réunissant des membres influents de la « classe dirigeante » française [4].

      En 2009, il a été promu conservateur des hypothèques à Corbeil-Essonnes. Ancien directeur divisionnaire des impôts, il percevra à ce poste, l’un des mieux payés du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi avec celui de Trésorier-payeur général (TPG), 9 000 euros nets par mois. Cela lui permettra de toucher une retraite de 3 275 euros nets par mois, la pension des fonctionnaires étant calculée sur les six derniers mois de salaire[5].

      Par décret du 2 avril 2010, Jean-Christophe Le Duigou a été élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur par le Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi[6].

      Notes et références[modifier]↑ Jean-Christophe Le Duigou nommé à la Commission de régulation de l’énergie [archive], Commission de régulation de l’énergie, 15 avril 2008. Consulté le 22 décembre 2009 ↑ A la CGT, le faux départ de Jean-Christophe Le Duigou [archive], Le Monde, 21 décembre 2009. Consulté le 22 décembre 2009 ↑ Le visage du recentrage : Jean-Christophe Le Duigou [archive], Fakir, 11 décembre 2009 ↑ Le Siècle, Wikipédia ↑ M. Le Duigou (CGT) promu conservateur des hypothèques [archive], Le Monde, 2 janvier 2008 ↑ http://www.legiondhonneur.fr/shared/fr/promo/lh/jo100402llhcivile.html [archive]

      Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Le_Duigou

    • Les valeurs du Comité Valmy, et notamment celles que lui inspirent le Conseil National de la Résistance sont inutilement bafouées à travers ce genre d’opinions malveillantes sur Vigeo et ses activités. Ce n’est pas une agence à qui les multinationales ou les collectivités locales "donnent de l’argent". C’est la première agence de à avoir fait de thèmes aussi importants que le respect des droits de l’homme, la lutte contre la corruption, la transparence des conseils d’administration, etc..des critères de notation pour les investisseurs et des critères d’évaluation des systèmes de gestion. Ce n’est donc pas du "pipeau". Le mépris et l’injure n’ont jamais été des postures des gens du CNR. On mettra donc tout ça sur le compte d’une polémique empressée et sans importance.

      Voir en ligne : Les valeurs du CNR sont extérieures au mépris et à l’injure


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette