COMITE VALMY

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Le Kanal Numéro 15, mars 2011 - Editorial

la France se méfie.
Michel Naudy

vendredi 4 mars 2011, par Comité Valmy


Il est bien tôt, trop tôt sans doute, pour présumer de l’issue de l’embrasement du monde arabe. Une seule chose est sûre : le peuple y a grondé et les murs ont tremblé. Révolutions ? Nous verrons bien en demeurant prudents. La marche lente vers la souveraineté des peuples engendre bien des contremarches. Deux Bonaparte, deux Bourbon et un cousin d’Orléans ont bien jalonné notre XIXe siècle pourtant ouvert par le grand ébranlement de 89 et presque clôt par le massacre des communards...

Le rythme de l’Histoire a peu à voir avec celui d’un journal télévisé. D’autant que les peuples, de Carthage à Alexandrie en passant par la Tripolitaine, pourraient bien avoir simplement troqué une constitution pour une autre sans toujours de Constituante, un général à dorures pour un semblable chamarré, un boucher hystérique pour de nouveaux roitelets qui pour un temps sembleraient plus présentables. Mais présentables à qui ? Au grand parrain étatsunien, aux pères fouettards de Téhéran ou à leurs peuples ? Les cinq mille malheureux qui ont bravé la mer en fuyant la Tunisie pour les mirages de Lampedusa ne seraient-ils pas, au fond, de bien meilleurs commentateurs de la situation internationale que ceux qu’on nous inflige à longueur d’antenne et dont, si tout va bien, les auteurs retourneront bien vite bronzer au soleil d’autres dictatures.

Les suites hôtelières sont déjà prêtes, les courbettes aussi. D’ailleurs, qu’ont à offrir ces gens bouffis aujourd’hui de leur « modèle » de démocratie numérique que la plupart jugeaient inadéquat hier pour les loqueteux à qui ils faisaient l’aumône de leurs vacances et de leurs pourboires ?

Dans quel prototype exemplaire de démocratie peut-on observer désormais que « le sentiment monte que les puissants mangent tous à la même table, dans de la vaisselle dorée. » ? Dans quel régime idéal « l’idée d’une connivence entre les puissants s’installe » ? Dans quelle république insoupçonnable « la succession des affaires agit, au fond, comme une triste confirmation des soupçons que l’on a à l’égard des politiques.  » ? Ce n’est ni à Biribi, ni à Tataouine, c’est aujourd’hui, en France, et c’est au terme d’un constat argumenté de trois politologues gavés d’études d’opinion.

La France se défie, la France se replie, la France se méfie.

Jamais la confiance dans les institutions, de la présidence de la République aux partis politiques et aux syndicats n’a été aussi affectée. Jamais la proportion de ceux qui ne font confiance ni à la droite ni à la gauche n’a été aussi haute. Pour la première fois le discrédit qui pèse sur les représentants commence à concerner les élus locaux eux-mêmes traditionnellement épargnés du fait de leur « proximité ».

Conclusion ? Aucune et les prévisions électorales flatteuses pour Mme Le Pen ne servent guère qu’à la manoeuvre misérable des uns et des autres pour attirer les électeurs ou ce qui en reste.

Et qu’y a-t-il de plus honteux : les mensonges infantiles d’Alliot-Marie qui profite de son statut pour se faire convoyer en jet privé et en famille par un milliardaire benaliste et favoriser ainsi les petites affaires immobilières de papa-maman ou le fait évident qu’elle ne voit pas où est le mal ? Jusque dans la lettre de démission que, sous prétexte de remaniement, lui a estorquée Sarkozy pour tenter de cacher ses propres errements sous le tapis, avec la poussière. Quel est le plus lamentable du Strauss-Kahn qui sous les dehors de confidences conjugales laisse penser qu’il sera sur les rangs présidentiels ou du Kahn-Strauss qui organise un show télévisé dont le seul but est qu’on lui pose une question à laquelle il ne peut répondre en présumant que le seul fait qu’on la lui pose vaut réponse positive ?

Lequel des deux est au plus loin du peuple ?

Le pur hasard qui est parfois mauvais géni me faisait relire ces lignes tout en contemplant le morne et bas paysage qui enserre : « La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang...

La France ne peut être la France sans la grandeur. » Écrites à la première page de ses Mémoires de Guerre par de Gaulle, elles suffisent à juger notre temps et ce que nous en avons fait. Un modèle vraiment ?

M.N.

1 Message

  • la France se méfie.
    Michel Naudy

    5 mars 2011 18:55, par MARAT EL MOKRANI

    La fin de cet article me va droit au coeur ,en effet la France sans la grandeur n’est pas la France .Travaillons d’arache pied et ne doutons pas pour que notre pays retrouve son Rang !

    VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ET L’ALGERIE


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