COMITE VALMY

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Billet d’humeur
Le quotidien plus fort que les coups de projecteurs
Serge Portejoie

mardi 8 mars 2011, par Comité Valmy


Hier soir (lundi 7 mars), je regardais « Spécial investigation » sur Canal +. Le documentaire était intitulé « Jacques Chirac : la justice aux trousse ». Toutes les « affaires » qui avaient fait les une de médias furent rappelées, décortiquées avec précision. Marchés publics de la Ville de Paris, emplois fictifs, voyages payés en liquide. L’enquête était implacable, un dossier à charge.

Rappelons-nous, ces affaires apparaissent pendant le 1er mandat de Chirac en tant que président de la République. Certains commentateurs de l’époque et des adversaires politiques le voient « foutu » pour espérer un second mandat. Jacques Chirac, méprisant vis-à-vis de ses concitoyens, s’en sort alors par des pirouettes devenues célèbres où les mots « abracadabrantesque » et « pschitt » lui servent pour tout nier en bloc.

En 2002, au premier tour des présidentielles, Lionel Jospin se trouve à la fois être le chef du gouvernement en tant que 1er ministre de Chirac (cohabitation) et son principal adversaire. Hors le gouvernement Jospin (1997-2002), c’est aussi le temps du record des privatisations, des privatisations partielles, des ouvertures du capital et des mises en bourse. Rappelons juste pour mémoire quelques entreprises touchées : Air France, Autoroutes du sud de la France, Crédit Lyonnais, France Télécoms, Gan, Thomson multimédia, Aérospatiale….

Ces privatisations éliminent des centaines de milliers d’emploi. La concurrence est activée. Les françaises et les français se sentent trahis par « la gauche » et fragilisés.

On connaît la suite, Lionel Jospin ne franchit pas le 1er tout électoral, le quotidien vécut par les gens est plus fort que les affaires (l’ardoise) de Jacques Chirac.

Aujourd’hui, le président en exercice a une cote de popularité très basse qui s’explique par son application sans réserve des normes de l’Union européenne décidées à Bruxelles qui se sont concrétisé par de nouvelles privatisations (EDF-GDF, La Poste) et le détricotement du Programme National de la Résistance (notamment les retraites, la sécurité sociale, l’école…), l’enrichissement des plus riches au détriment de pratiquement tous les autres.

Pourtant, les critiques du sarkozysme s’attachent plus à la forme, le style bling-bling, strass, paillettes, or, argent, diamants, vacances aux pays des amis d’hier devenus dictateurs et avions utilisés à titre personnel payés avec des fonds publics, qu’au fond de la politique sociale et économique. A partir de la forme plus que sur le fond, une campagne est menée contre le président qui revient à dire : « tout, sauf Sarkozy », sans proposition d’une autre politique qui s’en prendrait à la logique de celle actuellement menée. Cela peut se comprendre puisque, sinon sur la forme, au moins sur le fond, la politique de Sarkozy ressemble comme une sœur à celle de Jospin.

L’absence de propositions de politiques véritablement alternative, pourrait pourtant conduire certains, à partir de second tour des présidentielles à une position abracadabrantesque et remplacer « tout, sauf Sarkozy » par « tout, sauf Marine Le Pen ». En effet, il n’est pas exclu, que l’extrême droite surfant sur le vide politique, la peur du lendemain, la misère et cette autre peur entretenue par le pouvoir a des fins politiciennes arrive à la première ou seconde place. Ce sont du moins ce que proposent les sondages qui sont pain bénit pour le Parti socialiste qui compte ainsi jouer à faire peur avec un épouvantail de façon à recueillir le vote « utile » dés le 1er tour, ce qui éliminerait Sarkozy et assurerait la victoire de la candidate ou du candidat à la casaque rose. Par rapport à 2002, une histoire à l’envers.

S’agissant des possibles votes FN, vraisemblablement les raisons en sont partagées. Les plus inscrits dans une vision autoritaire (voire fascisante) de la société, après avoir été tentés par Sarkozy, reviendront à l’original qu’ils préféreront à la copie. Les autres manifesteront leur mécontentement déçus, trompés, par les expériences passées.

Sur le fond, on est bien obligé de constater que ces présidentielles constituent une échappatoire pour les partis politiques et quelques autres organisations pour mettre, au moins pendant un an, les luttes au placard, espérant pour quelques-uns que les coups portés à la population en 2011 viendront s’ajouter au passif du (peut-être ?) candidat Sarkozy en 2012.

En effet, concernant l’Union européenne, la répartition des richesses, l’argent donné aux banques sous prétexte de dettes de l’Etat, sur le temps de travail, sur le temps de cotisation pour une retraite entière, sur la santé, sur l’école, sur l’emploi, sur les salaires, sur la protection sociale, sur l’indépendance de la France, sur les choix agricoles, sur la souveraineté populaire et nationale, sur la constitution, sur les relations internationales, sur les mandats électifs … les choix des partis en présence se différencient surtout à la marge. Le FN (il suffit de lire son programme sur le net) proposant seulement d’être encore plus dur pour les plus faibles.

P.S. : En partant sur l’émission consacrée à Chirac j’en suis venu à aborder les présidentielles de 2012. Excusez-moi, le propos n’est pas important. Je n’y reviendrai pas, ces présidentielles ne sont et ne seront, en aucun cas, un début de solution aux problèmes rencontrés par des millions de personnes dans notre beau pays de France.


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