COMITE VALMY

Accueil du site > - EURO DICTATURE OCCIDENTALISTE et OTAN : En sortir pour s’en (...) > Failles dans la gestion de la crise sanitaire : « C’est Bruxelles qui a (...)

Failles dans la gestion de la crise sanitaire : « C’est Bruxelles qui a sacrifié l’hôpital public français ! »
Par Thomas Arrighi

samedi 23 janvier 2021, par Comité Valmy


Failles dans la gestion de la crise sanitaire :
« C’est Bruxelles qui a sacrifié l’hôpital public français ! »

En pleine crise du coronavirus, l’État est partout à la fois. Ses mesures n’ont jamais été aussi contraignantes. Pour l’essayiste Pierre-Yves Rougeyron, juriste et spécialiste en intelligence économique, ce n’est pas l’État qui doit être incriminé, mais les gouvernants. En particulier leur alignement sur les politiques « austéritaires » européennes.

La gestion par l’État de la crise sanitaire a suscité maintes critiques. De la pénurie de masques jusqu’à l’application de la stratégie vaccinale, la puissance publique est accusée de ne pas avoir été à la hauteur. Pour Pierre-Yves Rougeyron, « il ne faut pas confondre État et gouvernement ». Ce que la crise du Covid-19 a démontré, c’est « l’échec retentissant des dirigeants européens », estime-t-il. Preuve en est pour le président du Cercle Aristote, « le succès des États forts d’Extrême-Orient (Corée, Japon, Chine, Singapour…) » dans la réaction à cette épidémie mondiale. « Ils ont réagi comme des États et non comme des syndicats d’intérêts », ajoute l’invité de Sputnik donne la parole tout en couvrant d’éloges « l’État planificateur ».

Pierre-Yves Rougeyron accuse les États européens « d’avoir mis en l’air » la santé de leurs populations par inféodation à « l’anthropologie du marché » et à une logique « de courte vue ». Les ratés du gouvernement s’expliquent par les politiques d’austérité qui ont coûté 12 milliards d’euros en dix ans aux établissements de santé français !

Afin de respecter les plans d’ajustement venus de Bruxelles, « nous avons sacrifié l’hôpital public français ». Quant aux 470 milliards d’euros versés par l’État aux entreprises en 2020, Pierre-Yves Rougeyron rappelle qu’« il ne s’agit pas d’aides », mais « d’un dédommagement à des entreprises en incapacité d’exercer ». « Avoir une politique planificatrice en amont nous aurait permis de ne pas se retrouver à gérer la catastrophe », ajoute-t-il.

23 janvier 2021


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>