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Initiatives pour le Climat et l’Energie

Communiqué suite au jugement du TA de Paris le 14 janvier 2021

vendredi 26 février 2021, par Comité Valmy


Initiatives pour le Climat et l’Energie

Communiqué suite au jugement du TA de Paris le 14 janvier 2021

Quatre associations « écologiques », OXFAM France, Notre affaire à tous, Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, ont attaqué l’État au Tribunal Administratif de Paris au motif que l’État ne remplissait pas les objectifs de réduction des gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques, qu’il devait atteindre pour remplir ses obligations contractuelles vis à vis du traité de Paris sur le Climat (COP21), notamment en ce qui concerne le développement des énergies renouvelables.

L’association écologique « Initiatives pour le Climat et l’Energie » est intervenue contre les quatre associations précédemment citées. Nous avons envoyé un document concernant cette affaire au Tribunal Administratif et sommes intervenus le 14 janvier, par oral, lors de l’audience.

Dans son avis du premier février notre « intervention » , pour des motifs de forme, n’a pas été « admise ».
Le Tribunal, le 3 février 2021, a ordonné un supplément d’instruction en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans mentionner d’autres mesures. L’État a deux mois pour répondre.
Cela appelle les observations suivantes (que nous avons faites par note écrite, ou oralement le 14 janvier, lors de l’audience publique) :

1) Après la Norvège, la Suisse et la Suède, la France est le quatrième pays en terme d’émission de CO2 avec 50 grammes par kilowatt-heure d’électricité produite, la moyenne mondiale étant de 550, les USA 550, l’Allemagne 400, avec des records à 900 (Australie) et 950 (Inde). La faiblesse des émissions de gaz à effet de serre pour la production d’électricité en France montre que cette production est donc pratiquement déjà presque intégralement décarbonée.

2) La raison de cette remarquable performance est la très faible utilisation des combustibles fossiles (7,9%) rendue possible par l’utilisation très importante de l’énergie nucléaire (70,6%) et l’hydroélectricité (11,2%), selon les données officielles pour 2019.

3) La fermeture des centrales nucléaires, décidée par le précédent gouvernement socialiste, et entreprise par l’actuel gouvernement LAREM avec la fermeture de Fessenheim, entraînera inéluctablement une augmentation massive d’émission de CO2, jusqu’à s’approcher des niveaux très élevés de l’ Allemagne dont le gouvernement, pour des raisons politiciennes, a décidé de fermer toutes les centrales nucléaires. Le gouvernement allemand a en effet construit un équivalent en solaire et éolien complété par la construction de centrales au charbon pour pallier l’intermittence de ces sources.

4) La fermeture des centrales nucléaires ne peut pas être compensée par des énergies « renouvelables » car celles ci, pour leur plus grande part (solaire et éolien), sont intermittentes, aléatoires, donc très difficilement pilotables. En l’absence de moyen raisonnable pour stocker l’électricité produite, l’intermittence des énergies dites renouvelables nécessite de construire en même temps des sources pilotables à base d’énergie fossile et ce quelle que soit la quantité de sources d’énergies « renouvelables » qui serait installée.

5) Outre les dégâts causés à l’environnement par les éoliennes et les panneaux photoélectriques, en particulier le gâchis de terres arables, les atteintes aux ressources halieutiques et la destruction de paysages, l’extraction des matériaux nécessaires à leur fonctionnement entraîne des pollutions chimiques qui sont exportées dans les pays émergents où se situent la production de certains de leur éléments.

6) Du fait qu’avec le parc hydraulique et nucléaire existant, l’électricité française est déjà quasiment décarbonée, la lutte prioritaire contre l’effet de serre doit être menée en France dans les secteurs qui consomment le plus d’énergie fossile, à savoir le transport (90 % par du pétrole) et le logement (plus du tiers par le pétrole et le gaz). Il faudrait donc aussi y associer la maîtrise de la demande en énergie et la valorisation de l’électricité française déjà décarbonée.

Nous nous étonnons aussi de l’indignation à géométrie variable des associations soi-disant écologiques et internationales (OXFAM, Greenpeace), qui ne semblent pas trop réagir à l’utilisation et à l’extraction massives de charbon de mauvaise qualité en Allemagne ou à l’exploitation de gaz de schistes aux Etats-Unis. Les quatre associations plaignantes sont, par ailleurs, très actives pour exiger du gouvernement français la fermeture de toutes les centrales nucléaire, gouvernement auquel deux de leurs dirigeants ont participé (Cécile Duflot et Nicolas Hulot). Quels sont donc les intérêts que défendent ces associations (en dehors, pour certaines d’entre elles, de celui de leurs filiales spécialisées dans la vente d’ « énergie verte ») ?.

André Berger a écrit au Président Emmanuel Macron en 2019, au moment de la démission du ministre Nicolas Hulot. (« à cause du lobby des chasseurs »), André Berger est parmi les climatologues les plus reconnus, et a mis en garde dès les années 1990 contre le danger de l’effet de serre (notamment dans son livre « Le Climat de la Terre » paru en 1992). Il indique dans sa lettre que, suite à cette démission la France aurait une occasion, unique, en maintenant et relançant la construction de centrales nucléaires, d’être un exemple de sobriété carbone pour le monde.
Elle maintiendrait aussi sa puissance et son indépendance industrielle et stratégique, dans un domaine crucial, ainsi que l’accès à tous d’une électricité bon marché, sûre, constante et décarbonée.

le 25 février 2021


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