COMITE VALMY

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Au fil des jours et des lectures n°86 - 24 mars 2011

FANON, REVIENS ! Comaguer

jeudi 24 mars 2011, par Comité Valmy


FANON, REVIENS !

Comme en 1956, face à la guerre de libération algérienne, la gauche française se couvre de honte.

En 1956, la SFIO est au pouvoir et entame la lutte totale contre l’indépendance (1 million de morts algériens), le PCF n’est pas au gouvernement mais lui vote les pleins pouvoirs.

Franz Fanon, citoyen français en poste en Algérie, n’attend rien de la gauche métropolitaine ni des socialistes au pouvoir à Paris. Il prend le parti des colonisés, rejoint le FLN et s’engage pleinement dans la guerre de libération.

Aujourd’hui la France coloniale, ses marchands de canons, ses avions d‘assaut, tue encore des africains, ce qu’elle n’a cessé de faire depuis presque deux siècles. Seuls les députés communistes n’ont pas approuvé l’attaque de la Libye.

Aujourd’hui la France coloniale associée avec la Grande-Bretagne coloniale met à l’ONU le couvert pour l’empire américain.

Les deux ex-puissances colonisatrices grotesques jouent leur dernière carte de laquais de l’empire et achèvent de ridiculiser un conseil de sécurité devenu le bateau ivre de l’impérialisme, un véritable conseil de l’insécurité mondiale.

Avec cette ultime aventure militaire, en triste compagnie des monarchies arabes réactionnaires, elles signent leur mise a l’écart des « grands de ce monde ». Elles ne savent plus que maltraiter quotidiennement leur propre peuple et faire à chaque occasion violence aux autres.

Face aux 5 abstentionnistes du conseil de sécurité : Allemagne, Brésil, Chine, Inde et Russie qui représentent la future communauté internationale en gestation, elles entament la dernière étape de leur triste parcours, leur marginalisation dans le concert des nations.

http://comaguer.over-blog.com


http://www.contre-informations.fr/

23 mars 2011

Le Conseil National de Transition, cheval de Troie des impérialistes, appuyé par l’extrême-gauche française

Revenons encore une fois sur le rôle joué par l’extrême-gauche française dans son hystérie anti-Kadhafi ayant pavée la voie à l’intervention impérialiste, en présentant le soulèvement en Libye comme « populaire », « démocratique », prolongement des révoltes en Égypte et en Tunisie, etc.

Voici par exemple un appel à un rassemblement de solidarité avec le peuple libyen, qui est vraiment très parlant même pas une semaine après. En effet : les revendications ont été suivies ! Comme si Sarkozy avait en quelque sorte obéi au NPA, à Europe Écologie, au P « C » F, au Parti de Gauche !

Samedi 19 Mars 2011

A 15h00, Parvis des droits de l’Homme à Paris.

Appel du Collectif de solidarité avec le peuple libyen

Depuis le soulèvement du 17 février 2011, Mouammar Kadhafi commet de véritables crimes contre le peuple libyen, en toute impunité, alors que les gouvernements occidentaux et les dictatures du monde arabe hésitent, tergiversent, font mine de s’entendre sur une éventuelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, voire sur des « modalités d’intervention militaire ».

Sur le terrain, la machine de guerre du dictateur se déploie impitoyablement : ville après ville, l’insurrection populaire est écrasée par les gardes prétoriennes dévouées à Kadhafi et à ses fils, semant une terreur de masse contre les populations civiles – en attendant la « boucherie finale » promise à la ville de Benghazi. Une véritable contre-révolution, criminelle, est en marche en Libye : mobilisons-nous dans l’urgence, soyons nombreux pour apporter notre soutien au peuple libyen en danger.

• Halte aux massacres et aux bombardements du peuple libyen

• A bas la dictature, et justice exemplaire contre les crimes de Kadhafi

• Arrêt des livraisons d’armes au dictateur

• Dénonçons la duplicité des gouvernements arabes et la complicité des gouvernements occidentaux

• Reconnaissance du Conseil national de transition intérimaire, seul représentant légitime du peuple libyen

• Solidarité avec le peuple libyen en lutte pour les libertés et la démocratie Solidaires de cet appel et premiers signataires 
 :

Collectif libyen du 17 février, Collectif tunisien Sidi-Bouzid, Comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien, le Comité marocain de suivi du 20 février, Collectif d’Algérien(ne)s de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie 
 ASDHOM, ATMF, ATTAC, CFDA, CRLDHT, FTCR, LDH, Manifeste des libertés, MRAP, Union syndicale Solidaires 
 Etoile nord-africaine, Europe Ecologie-les Verts, NPA, PCF, PG, PIR, PCOT

« Halte aux massacres et aux bombardements du peuple libyen » et « A bas la dictature, et justice exemplaire contre les crimes de Kadhafi » sont en pratique les mots d’ordre de l’intervention impérialiste en Libye.

« Arrêt des livraisons d’armes au dictateur » : cela a été fait, les comptes libyens ayant même été bloqués.

« Dénonçons la duplicité des gouvernements arabes et la complicité des gouvernements occidentaux » : effectivement, la majorité des « gouvernements occidentaux » a cessé sa duplicité en intervenant militairement, avec l’appui de la ligue arabe ! Reconnaissance du Conseil national de transition intérimaire, seul représentant légitime du peuple libyen : l’extrême-gauche française en a rêvé, Sarkozy l’a fait ! « Solidarité avec le peuple libyen en lutte pour les libertés et la démocratie » : ces termes n’ayant pas de contenu d’économie politique, même l’intervention impérialiste peut s’en revendiquer, et d’ailleurs elle ne s’en prive pas !

Comme on le voit, l’extrême-gauche française a mené campagne pour l’impérialisme français, en « trippant » contre Kadhafi sans aucune analyse de la situation.

Rappelons ici que le « Conseil national de transition intérimaire » (dont le symbole est le drapeau monarchiste !) est composé d’éléments de l’appareil d’Etat de la Libye de Kadhafi. Comme dit dans l’article Comprendre ce qui se passe en Libye nécessite de comprendre ce qu’est un État, l’impérialisme organise ni plus ni moins qu’une nouvelle fraction bureaucratique à son service.

On trouve donc des gens comme Mustafa Mohamed Abud Al Jeleil (ancien ministre de la justice), Mahmoud Djebril (ancien ministre de la planification), Ali Essaoui (ancien ambassadeur en Inde et ancien ministre de l’économie)…

Rappelons également que le « Conseil national de transition intérimaire » a refusé toute intervention étrangère, mais considérée qu’une intervention aérienne n’en était pas une ! Et bien entendu les stocks d’armes ont été acceptés… Car ce « Conseil national de transition intérimaire » n’est ni plus ni moins qu’un produit de la manœuvre impérialiste en Libye !


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