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Côte d’Ivoire : Ce n’est pas ma France qui fait la guerre
Fanck De Bouvines

mercredi 6 avril 2011, par Comité Valmy


massacre Duekoué par les mercenaires d’Alssane Ouattara

Côte d’Ivoire : Ce n’est pas ma France qui fait la guerre

La France et le peuple français restent les amis indéfectibles de tous les peuples du monde, et tout particulièrement, amis des peuples libyen et ivoirien. La France populaire et républicaine respecte la souveraineté de ces pays, leurs droits et la liberté de leurs peuples à disposer d’eux-mêmes. Les Français, majoritairement, constatent peu à peu que leurs médias se livrent à une grossière surenchère pour tenter de faire des mensonges des vérités, simplement par une inversion des sens des mots et un matraquage si violent qu’il en devient contre-productif.

Ce n’est donc pas la France qui soutient l’affairiste burkinabé Ouattara, celui que le FMI veut comme gouverneur de la zone de Franc CFA, et qui lui prête main-forte dans les crimes de guerre perpétrés en Côte d’Ivoire : ceux qui agissent ainsi en dévoyant le drapeau de la Patrie des droits de l’Homme, en interprétant frauduleusement les résolutions 1973 en Libye et 1975 en Côte d’Ivoire sont des militaires qui n’ont eu ni le courage ni la clairvoyance de dire non à Nicolas Sarkozy, malgré leur devoir de désobéir aux ordres illégaux qu’ils ont reçus. Obligés de rapatrier en catastrophe les résidents français désormais honnis des ivoiriens, ces militaires se sont prêtés à des crimes impardonnables, alors même que ceux-ci desservent les intérêts réels de notre peuple et de la nation.

Le peuple de France constate avec douleur que ceux-là mêmes qui ont bradé sa propre souveraineté, s’attaquent maintenant à toutes les nations qui entendent rester souveraines et résister aux diktats des instances supranationales, comme le FMI dont son directeur général Strauss-Kahn a prévenu en substance que si les états ne renoncent pas à leurs souveraineté, ce sera la guerre (discours du 8 décembre 2010 [1]), FMI qui entend imposer son sbire Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Duo Sarkozy-Strauss-Kahn (DSSK) ne sert en réalité que des intérêts d’un clan qui entend s’imposer en œuvrant pour la mise en place d’un pouvoir illégitime mondial qui s’autoriseraient à bafouer le droits de tous les états par la guerre, l’agression des populations et le crime politique.

Comme pendant l’Occupation, quand la souveraineté de la patrie des droits de l’Homme est entre parenthèses, son armée prise au piège se retourne contre les intérêts supérieurs de la Nation qui restent toujours imbriqués avec la défense de la paix et le respect des principes qui ont fait rayonner notre pays : privilégier la diplomatie dans le droit international, respecter le choix des peuples et la souveraineté des Nations

En suivant docilement les ordres de celui qui a livré la Nation d’une main à l’Union européenne et de l’autre à l’OTAN, l’armée de la France officielle n’est plus une armée de Défense nationale. Vassalisée à l’empire états-unien, elle est devenue une armée occidentaliste d’agression et de guerres. Une armée d’attaques internationales. Elle est de plus en plus détestée de par le monde.

Notes

[1] « La raison pour laquelle il faut la stabilité économique et financière, c’est que c’est la condition de la paix. La communauté internationale doit choisir. Ce n’est pas un choix à faire dans les jours qui viennent, mais c’est un choix à faire dans les semaines, tout au plus, dans les mois qui viennent. » (...) il faut que l’expression publique, la force de la démocratie, la traduction de la volonté des peuples, puissent se faire aussi à l’échelle de la planète et c’est bien à ce moment là, de gouvernance économique et financière mondiale dont nous avons besoin. »

Pascal Lamy a immédiatement mis les points sur les i : "« La globalisation ne peut être maîtrisée que si l’interdépendance est reconnue comme posant des limites à l’autonomie et à la souveraineté des nations. » (...) « Si le niveau de contraintes collectives doit être établi au minimum en fonction du bon vieux principe de subsidiarité, ce minimum n’est plus celui d’antan, celui du monde westphalien, il implique davantage de renoncement explicite à la souveraineté nationale. »


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