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Syrie : l’opposition syrienne financée par Bush mais aussi Obama
Selon les câblogrammes de Wikileaks et le Washington Post
Rédaction il manifesto

mercredi 20 avril 2011, par Comité Valmy


Assad annonce un texte sur la levée de l’état d’urgence en Syrie


Le Département d’Etat des USA a financé secrètement des groupes de l’opposition syrienne pour renverser Assad, et leurs projets parmi lesquels la télévision satellitaire Barada basée à Londres, selon des documents diffusés par Wikileaks et publiés hier par le Washington Post. La télévision Barada, qui prend le nom du fleuve qui traverse la capitale Damas, est liée au réseau d’exilés syriens basé à Londres, le « Mouvement pour la justice et le développement » : selon les dossiers des diplomates étasuniens à Damas et l’article du quotidien, le département d’Etat étasunien leur a versé depuis 2006 jusqu’à 6 millions de dollars pour, justement, mettre en œuvre la télé satellitaire mais aussi pour financer d’autres activités en Syrie.

Le flux d’argent a commencé sous la présidence de George W. Bush, après que, pendant son administration, les USA eurent, en 2005, gelé les rapports avec la Syrie et mis le pays sur liste noire à cause de son soutien au Hezbollah libanais. Jusqu’ici rien d’étrange : il est logique que Bush et sa bande (terme d’origine, NdT) de neo-cons fussent tentés aussi par un « regime change » à Damas, comme pour l’Afghanistan et l’Irak. Ce qui peut se révéler plus surprenant est, si l’on s’en tient aux câblogrammes et au Washington Post, que le soutien financier aux groupes d’opposition syriens ait continué même après l’installation d’Obama à la Maison Blanche (janvier 2009) : ceci alors que la nouvelle administration était en train de tenter de rétablir des rapports avec Damas, au point qu’en janvier dernier les USA aient décidé de renvoyer un ambassadeur en Syrie, le premier en six ans.

Selon les documents diffusés par le site de Julian Assange, les fonctionnaires de l’ambassade étasunienne à Damas commencèrent à s’inquiéter en 2009 après avoir appris que des agents de l’intelligence syrienne avaient subodoré quelque chose et étaient en train de poser quelques questions sur les programmes étasuniens ; et que certains de ces fonctionnaires mêmes allèrent jusqu’à suggérer au département d’Etat de reconsidérer son implication en indiquant qu’elle pouvait mettre en danger les tentatives de rapprochement lancées par Obama. Le Washington Post précise avoir choisi de ne pas publier de détails sur les noms et programmes à la demande du département d’Etat, pour éviter de mettre en danger des personnalités de l’opposition.

Edition de mardi 19 avril 2011 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110419/manip2pg/08/manip2pz/301613/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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