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« Bachar el-Assad, nous te soutenons ! »
par Céline Zünd

lundi 16 mai 2011, par Comité Valmy


Des Syriens ont manifesté vendredi en faveur de Damas devant le Palais Wilson à Genève

« Bachar el-Assad, nous te soutenons dans tes réformes ! », clame un petit groupe de manifestants, brandissant un portrait du dirigeant syrien face au Palais Wilson, siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Alors que s’achève la session du Conseil des droits de l’homme, ils sont une trentaine, vendredi, réunis à Genève au nom du collectif des Syriens en Suisse pour dénoncer l’« ingérence occidentale dans les affaires internes du pays ». Avec ses drapeaux et ses slogans à la gloire d’une Syrie unie et « 100% laïque », l’attroupement intrigue. Une passante s’arrête, questionne. Les manifestants s’expliquent.

« Ah non, je ne suis pas d’accord ! », coupe la dame, qui tourne aussitôt les talons en hochant la tête.

« Désinformation »

C’est que leurs discours ont de quoi étonner, quand la tendance est à la critique des régimes autoritaires. Et lorsque l’on entend, de la part d’ONG, que la répression des manifestations en Syrie aurait fait entre 700 et 850 morts. « Il y a plus de soldats et de policiers morts.

L’armée syrienne a le droit de se défendre ! », martèle un manifestant, avant de se lancer dans une diatribe sur la désinformation orchestrée, selon lui, par les médias internationaux.

« Les morts sont le fait de groupes salafistes venus d’Arabie saoudite, infiltrés dans les manifestations avec le soutien des Etats-Unis pour justifier une intervention étrangère », estime Elias Khouri, représentant de l’Union des juristes arabes auprès des Nations unies.

« Sous l’ancien régime, j’étais considéré comme un opposant parce que je militais pour les droits humains. A l’arrivée de [Bachar] el-Assad, on m’a rendu mon passeport syrien », raconte l’homme, qui a quitté le pays il y a quarante-huit ans. Et d’ajouter : « Il faut laisser du temps à notre dirigeant pour mener des réformes. » « Bachar el-Assad, nous te soutenons dans tes réformes ! », reprend le groupe à côté.

« La majorité du peuple syrien est pour le régime, l’ordre et l’unité », affirment les supporters, pour beaucoup installés en Suisse depuis plusieurs décennies.

« Nos familles sur place sont témoins, il n’y a plus de manifestations en Syrie depuis trois semaines », assure l’un d’entre eux, un portrait de Bachard el-Assad en main.

Mondialisation.ca, Le 15 mai 2011

Le temps (Genève)

1 Message

  • « Bachar el-Assad, nous te soutenons ! »
    par Céline Zünd

    23 mai 2011 14:07, par Jean-Michel Dariosecq

    Et oui, comme l’explique bien Webster G. Tarpley dans ce long (et un peu répétitif) article : http://www.voltairenet.org/article169989.html "Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye Le recyclage des hommes de Ben Laden", les USA ont des relations ambivalentes avec les "djihadistes", tantôt les combattant violemment, tantôt les utilisant pour combattre des régimes nationalistes (plus ou moins religieux) qui tentent de résister à l’Empire.

    En Afghanistan, Irak, Pakistan, Libye, Syrie, Iran, on trouve chaque fois les mêmes protagonistes : les USA-Israel et leurs alliés de l’OTAN, un régime à abattre sur un territoire riche en pétrole et/ou stratégique, des illuminés prêts à tuer et se faire tuer pour la gloire divine.

    Mais il est difficile, en termes humanitaires, de paraître défendre des régimes qui certes tentent de résister à l’Empire mais ne sont pas des modèles de démocratie. Or cet autre article écrit par deux sociologues : http://www.voltairenet.org/article169794.html "L’idéologie impériale : Faire la guerre « au nom » des victimes" explique bien que désormais, la politique est remplacée partout par de l’humanitaire : "Le culte de la souffrance l’emporte sur la compréhension de la réalité politique." "L’affect se substitue à l’analyse et à la raison."

    Finalement, les analyses majoritairement répandues (de "gauche" comme de "droite") sont désormais "dépolitisées" pour être en contrepartie "humanitarisées". La "vidéosurveillance" est devenue "vidéoprotection", l’ingérence et la guerre sont devenues "humanitaires" et la prophétie d’Orwell est réalisée : "La guerre, c’est la paix !".

    Les peuples sont ainsi poussés à se tromper d’ennemi et à ne pas voir qu’une promesse de "démocratie" peut être un leurre, tandis que la régression vers le chaos ou vers des régimes de type saoudien sont fort à craindre. En tous cas, la vraie ligne de fracture principale est bien aujourd’hui partout (dans les pays "riches" comme dans les autres) entre Mondialisation d’une part et indépendances nationales de l’autre.


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