COMITE VALMY

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Encore un faux pas de Chavez !
Comaguer

mardi 7 juin 2011, par Comité Valmy


Alors que les FARC-EP et que les prisonniers politiques colombiens célèbrent le 47° anniversaire du début de la guérilla (voir la traduction de leur message), le haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme reconnait officiellement au cours de la « semaine contre la disparition forcée » organisée à Bogota par une série d’associations la disparition certaine de 57000 personnes et probablement de nombre d’autres. Nul ne pourra plus désormais nier l’ampleur et la permanence du terrorisme d’Etat en Colombie.

Malheureusement, Chavez choisit ce moment que l’on peut considérer comme un moment d’affaiblissement international de la démocrature colombienne pour témoigner à nouveau des relations confiantes qu’il entretient avec son homologue colombien.

En effet, avoir été mis par deux de ses ministres devant le fait accompli de l’extradition en Colombie du journaliste suédois d’origine colombienne Joaquin Perez Beccera et après avoir justifié a posteriori cette opération, il vient d’annoncer la capture sur le territoire vénézuélien du commandant ,chanteur et idéologue des FARC : JULIAN CONRADO.

SANTOS qui a été le premier à annoncer la capture sur Internet s’est ensuite félicité publiquement de la collaboration pour cette capture des services de renseignement des deux pays. Il n’a pas précisé si des agents colombiens étaient présents sur le sol vénézuélien pour cette capture mais la Colombie est coutumière de ce genre d’actions en terre étrangère. Souvenons nous du meurtre de Raul Reyes, n°2 des FARC, et de ses camarades en territoire équatorien, lorsque SANTOS était Ministre de la Défense d’Uribe.

Pour donner le change Chavez affirme avoir demandé en échange que la Colombie extrade vers le Venezuela trois citoyens vénézuéliens recherchés par la police vénézuélienne : deux adjoints du narcotrafiquant WALID MAKLED déjà extradé le mois dernier vers Caracas et PEDRO CARMONA , le chef du gouvernement très provisoire installé par la droite vénézuélienne après le coup d’Etat manqué de 2002 contre Chavez, gouvernement reconnu instantanément par les Etats-Unis mais qui ne dura que deux jours.

Cette nouvelle action du gouvernement vénézuelien conduite pas le même Ministre de l’intérieur qui a organisé l’extradition de Joaquin Perez Beccera , confirme le positionnement de l’Etat vénézuélien non plus comme le promoteur revendiqué de la révolution bolivarienne dans l’ensemble de la région (Colombie, Equateur et Venezuela) mais comme un Etat ordinaire qui respecte les règles de droit international en vigueur dans ses rapports avec un Etat qui lui ne les respecte pas, pas plus qu’il ne respecte les droits de l’homme dans son propre pays.

Chavez laisse agir des ministres qui sabotent sa politique, Chavez joue franc jeu avec un tricheur avéré qui veut sa chute et à qui il ne demande même pas de mettre un terme à la pénétration permanente d’agents et de paramilitaires colombiens sur le sol vénézuélien aux fins de renversement du régime en application des décisions prises en ce sens à Washington et mises en œuvre directement par les militaires étasuniens présents dans les 7 bases militaires US en Colombie.

Appel pour la libération de JULIAN CONRADO

http://www.tribuna-popular.org/index.php/internacional/8504-protesta-de-intelectuales-revolucionarios-contra-la-prision-en-venezuela-y-entrega-al-gobierno-colombiano-del-comandante

PRISONNIERS POLITIQUES ET PRISONNIERS DE GUERRE FARC-EP 27 MAI 2011.

Message des prisonniers pour le 47e anniversaire des FARC-EP

Abp noticias- 2011-05-29-

Prisonniers politiques de la prison « Picota »

Il y a 47 ans, un groupe de femmes et d’hommes courageux fit face à une gigantesque opération militaire de 16 000 hommes, dirigée contre la région de Marquetalia, et présentée par le sénateur conservateur de l’époque Alvaro Gomez Hurtado, comme une « République indépendante », quand en réalité, c’était une zone paisible de paysans voués aux travaux agricoles et avec une longue tradition de lutte pour leurs d’intérêts.

Les FARC-EP sont le nerf du mouvement paysan né en 1948, dans le sud de Tolima, d’Huila et de Cauca, sur lequel a été lancée la force meurtrière des grands latifundiaires, des grands éleveurs et commerçants et des chefs de village bipartisans. Nous avons été victimes de la politique de « sang et feu » défendue et mise en œuvre par l’oligarchie pisseuse qui détient le pouvoir.

En près de soixante-dix ans, six guerres ont été déclenchée contre nous : celle de 1948 sous les gouvernements conservateurs ; la suivante en 1954, avec la dictature du général Rojas Pinilla. La troisième en 1962 en vertu du Pacte du Front National bipartisan ; deux ans plus tard celle de Marquetalia lorsque le 18 mai 1964 les grands dirigeants militaires ont officiellement déclaré le lancement de « L’opération Marquetalia ». Plus récemment est survenue celle du 9 décembre 1990, lorsque le néolibéral César Gaviria et le haut commandement militaire ont commencé l’opération d’extermination contre le Secrétariat des FARC, dans la « maison verte » et l’anéantissement du mouvement populaire à travers tout le pays et cette dernière guerre à laquelle nous faisons face depuis le 7 août 2002, lorsque le fasciste Uribe Vélez et les forces militaires ont déclaré l’assaut pour l’extermination de notre mouvement.

Toutes ces offensives ont été soutenues et financées par les politiques bellicistes du Pentagone de l’Amérique du Nord qui en leur temps ont porté des noms différents : "Plan Lasso", "Destructor I", Destuctor II ","Plan Thanathos","Plan Colombia" et « Plan de consolidation » ; tous pris en charge dans la funeste politique de sécurité nationale.

Les FARC-EP, ont été renforcées par chacune de ces déclarations de guerre contre elles.

Avec des commandants et des combattants expérimentés dans les tâches politico-militaires, elles ont toujours maintenu très haut le drapeau de la solution politique du conflit qui affecte notre pays.

Le poids le plus lourd dans cette guerre a pesé sur les épaules des organisations sociales, des syndicalistes, des universitaires, des enseignants, des minorités ethniques et des organisations politiques légales comme dans le cas de l’extermination de l’Union patriotique,

Les déclarations des FARC-EP ont toujours été un appel à tous ceux qui sont avides de paix et de règlement politique, pour un échange de vues, pour rechercher une solution au conflit qui saigne à mort notre pays.

Les FARC-EP, reprenant l’exigence de la grande majorité des colombiens et colombiennes rejettent de manière catégorique l’ingérence américaine telle qu’elle s’exerce par les sept bases militaires situées dans les secteurs stratégiques de notre pays et par la présence de conseillers, dont l’action est d’aiguiser le conflit et de l’internationaliser davantage, et qui bénéficient d’une immunité complète pour rejeter leurs méfaits.

L’actuel gouvernement de Juan Manuel Santos est le continuateur des politiques de l’Uribisme, en utilisant le terme de « terroristes » et en cherchant la soumission pour le dialogue possible avec l’insurrection.

Les gouvernements, successifs qui oublient que le conflit est social, politique et armé, qu’il a des racines profondes se trompent La lutte armée n’est pas une invention des FARC-EP, mais elle a été le fruit d’une oligarchie créole qui a arraché aux classes populaires le bonheur de la justice sociale.

Depuis ces cachots nous réaffirmons nos principes et nos convictions révolutionnaires.

Notes du traducteur

- Les FARC-EP sont officiellement fondées le 27 Mai 1964

- Tolima, Huile et Cauca : Provinces du sud ouest de la Colombie

- Union Patriotique :

« Dans le cadre d’accords de négociations signé le 28 mars 1984 entre le président Belisario Betancur et la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) qui visent à mettre un terme au conflit armé colombien, le parti politique Union patriotique est créé afin de mettre en place les conditions permettant au groupe guérillero de s’organiser politiquement, économiquement et socialement. Ce parti sera ensuite exterminé. Le nombre de victimes est estimé à 3 000 : dirigeants, sympathisants, militants et candidats présidentiels. »

Source http://risal.collectifs.net/spip.php ?mot960
- Bien qu’il n’existe pas de statut spécifique Il y a plus de 7000 prisonniers politiques en Colombie entassés dans des prisons qui sont toutes surpeuplées. Ce chiffre place la Colombie aux tous premiers rangs dans le monde en compagnie d’Israël pour les prisonniers palestiniens


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