COMITE VALMY

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A qui profite le crime ?
Attentats contre la Norvège qui se retire de la Coalition
F d B - Comité Valmy

dimanche 24 juillet 2011, par Comité Valmy


La gare italienne de Bologne, le 2 août 1980, après l’attentat aveugle (85 innocents assassinés) commis par l’extrême droite, pour le compte de services secrets italiens et américains


Les attentats du 22 juillet 2011 plongent les norvégiens dans une profonde incompréhension : « Nous sommes un petit pays, nous sommes pacifistes, pourquoi s’en prendre à la Norvège ? »

Les norvégiens ont raison : La Norvège a été déclarée le pays le plus en paix du monde en 2007 par le Global Peace Index. Elle est aussi classée première sur l’indice de développement humain. Le prix Nobel de la Paix et les accords d’Olso démontrent accessoirement qu’on se rend plus en Norvège pour y faire la paix que la guerre.

Plus récemment, constatant les crimes commis par l’OTAN contre la population libyenne [1], la Norvège a annoncé qu’elle se retirait de cette funeste coalition. Ce retrait est en cours et doit être achevé avant le 1er août. Voilà la dernière fois que la Norvège a fait parler d’elle sur la scène internationale. [2]

Et si c’était ce refus de participer à une guerre injustifiable et ce penchant naturel pour la paix qui était reproché à la pacifique Norvège ? Dans un monde qui ne semble plus savoir comment vivre en paix, l’empêcheur de guerroyer n’est t-il pas le baudet de la fable « Les animaux malades de la peste » ? Si on ajoute que le gouvernement norvégien a consulté par deux fois son peuple qui, par deux fois, a décliné l’invitation de rentrer dans l’Union européenne, et que ce gouvernement a respecté la volonté populaire, il est indéniable que la Norvège importune certainement plus les visées des mondialisateurs occidentaux que n’importe qui dans le tiers-monde... Ce qui n’empêchera pas la propagande de présenter comme coupable soit un groupuscule islamiste radical, soit un chrétien intégriste, sans qu’aucun "journaliste" ne se pose ces simples questions :

- A qui profite le crime ?

- Pourquoi frapper ce pays pacifique pour des mobiles si peu convaincants ?

- Qui a pu armer ce criminel qui peut n’être qu’un simple exécutant ?

- Quel lien établir entre ces drames et la sortie de la Norvège de la coalition anti-libyenne ?

- Quelles conséquences pour le gouvernement norvégien et les élections de septembre ?

Ce matin, un groupe salafiste était le responsable désigné par la presse étatsunienne, ce soir la seule version autorisée serait qu’un déséquilibré d’extrême-droite aurait agi seul, si incroyable que ce soit. La seule hypothèse interdite serait d’oser imaginer que ceux qui profitent du crime pourraient l’avoir commis ou commandité.

23 juillet 2011

Notes

[1] -OTAN  : la Norvège claque la porte

Au moment où les combats semblent s’enliser entre les troupes fidèles à Kadhafi et les rebelles libyens, l’Otan vient de commettre une série de bavures ce week-end, et la Norvège a annoncé son retrait progressif des opérations menées sur le ciel libyen.

L’Alliance Atlantique a essuyé de virulentes critiques au lendemain d’un raid qui a fait, dans la nuit de samedi à dimanche, 15 morts et 3 blessés, tous des civils. « Un site militaire de missiles était la cible prévue de frappes aériennes à Tripoli la nuit dernière. Toutefois, il s’avère qu’une arme n’a pas frappé la cible prévue et qu’il peut y avoir eu une erreur dans le système qui peut avoir fait un certain nombre de victimes civiles », a reconnu pour la première fois l’Otan, incombant la bavure à une erreur technique.

Une autre bavure avait fait, 24 heures plus tôt, des victimes au sein des forces rebelles. Du pain bénit pour le régime libyen, à un moment où l’intervention de l’Otan est de plus en plus critiquée par l’opinion publique internationale. Le ministre de l’Information libyen Moussa Ibrahim a aussitôt répliqué, accusant l’Otan de commettre «  des actes barbares  » en visant «  délibérément des civils  », et ajoute «  C’est une autre nuit de tuerie, de terreur et d’horreur, causée par l’Otan  ».

L’Otan a essayé tant bien que mal de se justifier, en déclarant à travers la voix du chef des opérations, le général canadien Charles Bouchard, que chaque attaque est « préparée et exécutée avec un grand soin pour éviter des victimes civiles ». Mais face au tollé suscité par la bavure, l’organisation politico-militaire a bien fini par présenter ses excuses, et «  regrette la perte de vies de civils innocents  », selon un communiqué du même général Bouchard.

L’Italie sur le sillage de la Norvège.

Premier coup dur pour l’Alliance Atlantique, la Norvège a annoncé publiquement son retrait progressif des opérations menées par l’organisation. Oslo, qui participe aux opération depuis ses débuts, avec l’envoi de six chasseurs F-16, a déclaré que dans un premier temps, elle allait réduire son engagement militaire, pour enfin rendre son retrait effectif avant le premier août, soit deux mois avant l’expiration officielle du mandat délivré par l’ONU à l’Otan. La Norvège est ainsi le premier pays à décider de retirer la totalité de ses troupes de l’opération menée en Libye.

Par ailleurs, l’Italie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini, a mis en garde l’Otan contre une éventuelle «  perte de la bataille de l’opinion face à Mouammar Kadhafi à cause des bavures qui provoquent la mort de civils en Libye », présent lors d’une conférence de presse à Luxembourg, le diplomate Italien a ajouté que «  L’Otan met en péril sa crédibilité  » expliquant qu’elle «  ne peut pas prendre le risque de tuer des civils  ». Rappelons que depuis le début de l’opération «  Aube de l’Odyssée  » du 31 mars dernier, les forces de l’Otan ont effectué un total de 1 500 attaques.

Reda Mouhsine pour le Soir Echos

[2] Jens Stoltenberg, le Premier ministre norvégien atlantiste et pro-européen, dont les bureaux ont été visés en son absence a certainement plus pris cette décision dans la perspective des élections de septembre que par conviction personnelle.


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