COMITE VALMY

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Libye , Benghazi peur sur la ville
par Allain Jules

dimanche 31 juillet 2011, par Comité Valmy


Au grand dam des propagandistes qui mentent comme des arracheurs de dents, voici ce qui se passe aujourd’hui à Benghazi. Hier, lors d’une conférence de presse, encadrée par des gardes armés jusqu’aux dents, le renégat en chef de Benghazi, Moustapha Abdeljalil, apeuré, a demandé sous injonction française, la dissolution de toutes les milices présentes à Benghazi. Il leur a dit : « Le temps est venu de dissoudre ces brigades. Quiconque refusera d’appliquer ce décret sera jugé ». Preuve que, même dans son fief soi-disant, il ne contrôle pas la situation.

Après avoir tenté de rassurer les chefs de tribus de plus en plus sceptiques, c’est vendredi, lors de l’enterrement du général félon Abdel Fatah Younès, qu’il y a eu un véritable coup de tonnerre. Désormais, Benghazi c’est : peur sur la ville. Alors qu’on accuse un groupuscule dont personne n’avait déjà entendu parler, voici ce qu’on a entendu : « Nous voulons le retour de Mouammar, nous voulons que le drapeau vert flotte à nouveau ! » C’est par ces mots que le fils de Abdel Fatah Younès, Ashraf, en sanglots lorsqu’on mettait son père sous terre s’est exprimés, que dis-je, écrié…

Alors que le général était enterré avec son linceul aux couleurs des révolutionnaires de pacotille, ceci ne jeta aucun froid. Au contraire même, cette déclaration s’accompagna d’acclamations. Plus tard, Ashraf a refusé de rencontrer Abdeljalil . Pour le clan Obedei, l’un des plus puissants du pays, les assassins du général sont des membres du groupe nommé « La Brigade des Martyrs 17 février ». Or, ces derniers sont très proches du chef des galopins de Benghazi. Pour couper court à la rumeur, ses partisans ont plutôt accusé un autre groupe du nom « Brigade Abou Obeida Al-Jarah », inconnu au bataillon.

Comment donc expliquer que la Brigade Abou Obeida Al-Jarah soit accusée d’avoir été à l’origine du rappel du général défunt à Benghazi sans l’aval de Moustapha Abdeljalil ? Comment fonctionne la chaîne de commandement du Conseil national de transition (CNT) ? Tout est flou. Pire, il n’y a même pas eu d’autopsie du corps du général et des deux colonels, dont son neveu Al-Obaidi Hisham qui l’accompagnait. Ce qu’on sait, c’est que le corps du général était criblé de balles, son cou tranché et ses membres brûlés. Bienvenu à Benghazi le « pays » de la barbarie ! Selon une source du CNT, l’un des membres de la « Brigade Abou Obeida Al-Jarah » accuse le général Abdel Fatah Younès d’avoir assassiné son père à Derna, l’ancienne capitale de la Cyrénaïque.

Aujourd’hui, Derna, la ville martyre des noirs, est un émirat islamique dirigé par un ancien d’Al Qaïda et de Guantanamo, Abdelkarim Al-Hasadi. Le CNT n’y a plus d’autorité. Ici, les noirs ont été, soit assassinés, soit expulsés. Ils sont accusés de soutenir Mouammar Kadhafi. On peut donc comprendre l’OTAN qui a redoublé d’entrain dans ses bombardements aveugles sur Tripoli dans la nuit d’hier. L’Alliance est aux abois. In fine, vous comprendrez bientôt que la population de Benghazi est simplement prise en otage. Aujourd’hui donc, l’OTAN s’est résolue à détruire simplement. C’est l’alternative des perdants, installer le chaos et terroriser la population civile qu’elle est sensée défendre, en détruisant les entrepôts de denrées alimentaires…

BREGA HIER

Source : le31 juillet 2011 Allain Jules


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