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Source : La sociale

Faut-il vraiment participer aux élections européennes ? Par Denis Collin

dimanche 15 février 2009, par Comité Valmy


Voir en ligne : http://la-sociale.viabloga.com/news...

On sait depuis longtemps que les élections ne sont pas synonymes de démocratie. Les plébiscites des régimes bonapartistes et fascistes aussi bien que les élections bidons de toutes les tyrannies de ce monde en sont de bons exemples. Elles ne servent qu’à donner un vernis « démocratique » à des régimes qui bafouent la démocratie la plus élémentaire, dans tous les sens qu’on peut donner à ce terme. Sans que les choses soient complètement comparables, il y a dans le « Parlement européen » quelque chose du même ordre.

L’organisation de la prétendue unité européenne (sous tous ses avatars successifs, CECA, Marché Commun, CEE, UE, etc.) a été construite comme une institution ayant pour objectif la défense du mode de production capitaliste en Europe (face d’abord à la « menace soviétique ») et c’est tout naturellement qu’elle est devenue l’arme de choc pour détruire tous les acquis sociaux et même les maigres éléments de régulation de l’État keynésien. Inutile de s’étendre sur ce sujet longuement développé dans les colonnes de ce site.

L’objectif de l’UE n’est pas et n’a jamais été la construction d’un peuple européen, maître de son destin, ni même une fédération d’États qui uniraient leurs forces à partir d’objectifs politiques et sociaux communs. Il n’y a ni politique étrangère commune, ni intérêts économiques communs. Le démantèlement des tarifs communautaires (qui permettaient un embryon d’attitude commune sur le marché mondial) et le ralliement aux principes du libre marché global (avec un accord transatlantique qui continue de se négocier) démontrent à l’envi que même du point de vue capitaliste, il n‘y a rien qui s’appelle « union » ou « unité » européenne. Comme l’a très bien dit Mme Merkel (une des rares vrais dirigeants politiques en Europe), « Jedem seine Scheisse ».

Les institutions politiques européennes ne sont par conséquent rien d’autre qu’une machine à contraindre les peuples à renoncer à toutes revendications sociales et même à la simple souveraineté. Et le Parlement européen, un parlement croupion typique, n’est qu’un élément de cet machinerie et nullement un organe par lequel on pourrait espérer transformer de l’intérieur la nature de l’UE pour en faire selon les paroles creuses de la gauche de gauche, une « Europe démocratique et sociale ». Donc, autant est stupide le mot d’ordre général « élections piège à cons » – ce mot d’ordre que défendait Krivine avant de se présenter à la présidentielle de 1969 – autant la question vaut d’être posée de savoir si on doit ou non participer aux élections européennes de juin prochain. Je sais bien qu’on me ressortira le petit Lénine de poche : le chef de bolcheviks était favorable à la participation à la douma d’Empire. Alors pourquoi pas le Parlement européen ? J’y vois trois raisons qui, sans être absolument déterminantes, poussent à ne pas voter en juin prochain.

1. Nous avons voté en 2005 contre le TCE et tout le monde, à commencer par les dirigeants français, s’est assis sur notre « non ». Les Hollandais ont également voté « non » et cela n’a pas eu plus d’effet. Les dirigeants de l’UE ont concocté un nouveau traité, le traité de Lisbonne, une version encore plus obscure de feu le TCE, avec consigne de ne pas le soumettre au vote populaire. Mais les Irlandais, seuls convoqués aux urnes, ont encore voté « non ». Qu’à cela ne tienne ! Ils revoteront… Peut-être pas sur le traité de Lisbonne (la ficelle serait grosse). En fait, ils devront sans doute voter une modification de la constitution qui dispenserait le gouvernement irlandais de consulter le peuple pour ratifier … le traité de Lisbonne. Alors que reste-t-il à dire à ces dirigeants, à toutes ces élites européistes, sinon d’aller se faire f… ? Que peut-on penser d’autres, sinon que ces élections européennes sont une mauvaise farce ?

2. Le Parlement européen n’est pas un Parlement mais seulement une caricature de Parlement qui ne représente aucun corps politique. Les corps politiques existants sont les nations et non un fantôme de peuple européen. La participation à ce prétendu parlement est donc simplement une caution politique à un dispositif radicalement étranger à toute philosophie républicaine et démocratique. Prétendre qu’on fera des élections européennes un référendum contre le traité de Lisbonne, c’est une plaisanterie. D’une part, la mécanique électorale empêche qu’arrive au Parlement européen une majorité qui pourrait refuser le traité de Lisbonne. Et quand bien même ce serait le cas, cette majorité serait impuissante puisque le traité de Lisbonne est justement un traité et non une loi du prétendu parlement européen. Le problème n’est pas dans la question de savoir si une majorité européenne plus favorable pourrait advenir ou ce qu’elle pourrait ou non faire. Le problème est qu’aucune majorité européenne ne peut imposer à un des peuples d’Europe, fût-il très minoritaire de renoncer à sa liberté. En affirmant qu’on veut une nouvelle majorité européenne contre Lisbonne, on avalise du même coup précisément ce qui a permis Lisbonne. La seule unité européenne possible, admissible d’un point de vue principiel, est une association d’États souverains sur le modèle kantien de la « paix perpétuelle »(*) et non une machine dans laquelle on force les nations à s’unir comme les princes d’ancien régime mariaient leurs fils et leurs filles.

3. Il n’y a aujourd’hui aucun parti, aucun front qui puisse incarner une alternative sérieuse à cette « union européenne » à la botte de l’empire américain et dont la seule défense est cette coalition impérialiste qu’est l’OTAN. « L’Europe démocratique et sociale » est slogan fumeux, dans le meilleur des cas. Après tout, les gouvernements rétorqueront que l’Europe est démocratique puisque les gouvernements sont, en gros démocratiquement élus et que la majorité d’entre eux a accepté le traité de Lisbonne. Elle est également sociale, puisque le libre marché à permis aux ouvriers slovaques et tchèques de construire les voitures de PSA, obligeant ainsi ces nantis de salariés des pays riches à partager leur richesse avec les pauvres des ex-PECO… Une liste aux élections européennes qui mériterait qu’on se déplace pour voter pour elle devrait au moins dénoncer le traité de Maastricht et ses compléments d’Amsterdam, Dublin et Barcelone, c’est-à-dire tous ces traités qui détruisent les services publics, organisent la privatisation de la santé et disloquent toute protection sociale. Une liste qui mériterait qu’on se déplace pour voter pour elle proposerait des éléments au moins de retour à l’indépendance nationale (sortie de l’OTAN, droit pour un État de nationaliser les secteurs qu’il estime stratégique et de leur accorder l’aide qui lui semble bonne, exclusion de l’éducation et de la santé, des transports, des télécommunications et de l’énergie des règles du libre échange, etc.). Force est de reconnaître que pour l’heure une telle liste n’existe pas. Les listes existantes soit bavardent sur des luttes qu’elles sont bien incapables d’organiser soit en appellent à une autre Europe pour sortir les peuples de la crise. Et attendant cette autre Europe, qu’est-ce qu’on fait ? Mystère.

Pour toutes ces raisons, à l’heure qu’il est, il me semble judicieux de faire comme vont certainement le faire nos concitoyens dans leur majorité, c’est-à-dire voter avec ses pieds.

Denis Collin (*) J’ai suffisamment développé ce point ailleurs et notamment dans mon Revive la République (A. Colin, 2005) pour n’y pas revenir plus en détail ici.

21 Messages de forum

  • Cher Monsieur, je viens de lire avec intérêt votre article . Ces listes existent,(j’en fais partie ..) ! Il s’agit des listes qui seront présentes pour le parti de M DUPONT AIGNAN : "Debout la Republique ". Nous serons présents dans toutes les regions EU de métropole ,et..en plus nous sommes beaucoup plus nombreux que certains qui occupent la scéne médiatique abusivement (Besancenot !!!!) IL faut aller aux urnes ! Thierry GIORGIO Liste Grand SUD/EST
    • pour que les élections soient démocratiqus il faudrait éduquer les peuples , pour qu’ils apprennent à penser et réfléchir par eux même et que au lieu de croire et espèrer (en dieu ) chaque individu prenne conscience que lui seul détient la clef !! ...D...que ceux qui espérent la paix votent et fassent voter
    • oui OUI OUI IL FAUT PARTICIPER AUX ELECTIONS EUROPEENNES. et d’autant plus si l’on n’est pas d’accord avec cette Europe que l’on nous fait. Nous sommes beaucoup plus nombreux que l’on pense à être contre. Si, après le NON français, lorsque le gouvernement a fait voter le parlement, nous avions été plusieurs milliers -ou millions- dans les rues afin que le NON soit respecté, au lieu d’être 50 sur la place de l’Opéra, nous n’en serions pas là : le gouvernement aurait reculé et les Français auraient fait la démonstration qu’ils ont un peu de suite dans les idées. Depuis leur défection lorsque nous avons appelé à protester, je me le demande ! ! ! je n’ai plus confiance en ce peuple français.
    • La réponse est NON ! 16 février 2009 08:50, par Georges Nuyssen
      Des listes crédibles aux européennes ? Mais réveillez-vous, ou arrêtez de vous moquer du monde ! La construction européenne n’est pas amendable : c’est un piège mortel dont il est urgent de sortir. En l’absence de liste(s) affirmant clairement la nécessité de "SORTIR DE L’UE", il ne faut surtout pas aller voter le 7 juin : ni blanc, ni rien, ABSTENTION pure et simple, le seul acte comptabilisé dans les statistiques et qui montrera le rejet des citoyens pour la dictature européiste. "L’autre Europe" parfaitement chimérique de M. Dupont-Aignan est évidemment un attrape-gogos de premier rayon ! Il s’agit simplement d’agréger les mécontentements visant l’Europe - et ils sont nombreux, à juste titre - pour les neutraliser et les planter sur une voie de garage. Le parti de NDA a d’ailleurs toujours été aidé ou financé par l’UMP et est un bon faire valoir du pouvoir, derrière une opposition de façade. Ces ex- ou crypto- ou pseudo-"souverainistes" jouent symétriquement le même rôle que les gauchistes ou trotskystes de l’autre bord, tous furieux à l’égard de l’Europe mais encore plus farouchement hostiles à l’idée de l’indépendance nationale ! Et je ne parle même pas des liens privilégiés qu’entretiennent tous ces braves gens - de gauche comme de droite - avec la French American Foundation et les intérêts atlantistes. Si les médias font aujourd’hui grand tapage autour du fumeux "front de gauche", c’est que lui aussi ne servira qu’à détourner les citoyens du seul objecif vital : sortir de l’UE. Ils cherchent à nous faire gober l’hypothèse imbécile d’une "autre Europe", comme Dupont-Aignan - la boucle est bouclée... L’arc républicain de progrès (communistes non encartés chez Marie-Georges, gaullistes authentiques et autres résistants du XXIème siècle) se doit d’agir pour alerter nos compatriotes quant à cette escroquerie de grande ampleur qui se prépare aux élections européennes : du NPA à NDA, du front de gauche au FN, tous les "nonistes" bon teint refusant la sortie de l’UE ne sont là que pour affaiblir le légitime combat du peuple français pour sa libération. Alors le mot d’ordre doit être : PAS UNE VOIX DANS LES URNES LE 7 JUIN ! De plus, les européistes ont suffisamment montré leur mépris de la souveraineté populaire en refusant le résultat des référendums pour qu’on puisse résister la conscience tranquille au chantage au suffrage universel... En l’espèce, la non-participation au vote truqué du 7 juin est la seule voie de résistance démocratique qu’on peut encore emprunter, pour le moment. Que NDA aille donc vendre sa soupe ailleurs, avec ses amis de l’UMP ou du FN en mal de reconnaissance !
    • Aller aux urnes pour faire élire des eurodéputés qui n’ont aucun pouvoir... vous ne pouvez l’ignorer, ou alors, c’est que vous ne connaissez rien au fonctionnement de l’UE, (qu’elle est l’attitude la plus grave : ne pas savoir ou être complice de cette mascarade ?) Se faire élire au sein d’un état fédéral dirigé par des instances technocratiques non élues... j’appelle cela être complice d’un régime totalitaire... même si je peux encore critiquer cette dictature, comme cela n’a aucune portée, mon expression n’étant ni relayée, ni même respectée à l’Assemblée nationale, ça ne gène personne... les citoyens sont aujourd’hui l’alibi de ceux qui les prennent en otage, en acceptant le système...

      J’irai jusqu’à dire, que comme la représentation nationale n’existe plus, puisqu’elle s’est parfaitement discréditée par son comportement lors du dernier Congrès de Versailles, non seulement je ne voterai plus jamais pour les élections européennes, mais je ne voterai plus jamais pour les députés de la Nation sortants... qui ont bafoué mon vote, en faisant un coup d’Etat... je ne voterai plus que pour des candidats qui remettront totalement en cause le financement des partis politiques, système complice de ce totalitarisme qui ne dit pas son nom. Il faut espérer qu’il en existera un jour...

      Alors, les leçons de civisme, il serait temps que les élus ou candidats commencent à se les appliquer à eux-mêmes !

    • Aller aux urnes ? Pourquoi faire ? Elire des députés sans pouvoir ! Grand sud-est ? Qu’ez à quo ? ;-)

      L’empire supranational, euro-atlantique, antidémocratique, dirigé par des politiciens professionnels, non élus, n’ont que faire d’un parlement, d’un conseil des ministres ou autres attributs factices de la démocratie !

      L’UE est faite sans les peuples, contre les peuples. Ce n’est pas une "construction", c’est une "déconstruction" !

      1 - On ne peut accepter de voir la France disparaître, transformée en une région de l’état fédéral européen.

      2 - Ceux qui prétendent qu’à la place de cette Europe fédérale, ils vont construire une autre Europe, nous trompent. Comment peuvent-ils prétendent que la seule France, va convaincre 26 autres pays, aux intérêts nationaux divergeants,à faire une autre Europe identique au "modèle unique" de la République française ?

      Dans cette alternative, nous ne pouvons que nous engager dans une résistance qui permette la sauvegarde de l’indépendance de la France et la réhabilitation de la souveraineté nationale et populaire ; il n’y a pas de solution intermédiaire.

      Alors pour ce qui me concerne, ce choix est fait : sortons de l’Union européenne, et dans le Conseil de l’Europe, au Conseil de sécurité de l’ONU (que l’on veut nous faire abandonner au profit de la fédération européenne), conservons notre siège, à l’OMC soyons présents (comme au temps du GATT), nous, la France, pas l’UE, afin de défendre nos intérêts comme cela se fait pour des pays bien plus "petits" que le nôtre. Ils s’en portent fort bien !

  • Participer à ces élections serait en effet reconnaître implicitement cette Union européenne que nous avons rejetée lors de notre vote et donc se déjuger . Il faut tourner définitivement le dos à cette Europe qui n’a pas été construite au service des peuples mais contre eux et contre leur volonté comme vous le dites si bien . Il nous faut nous unir absolument pour abolir tous ces traîtres traités et fonder l’union libre des peuples libres d’Europe qui sera l’émanation de leur seule volonté .
  • Je suis plutôt d’accord avec l’analyse de Denis Collin et remarque que les promoteurs zélès de l’Europe sont bien discrets et s’assoient sur leurs principes pour juguler tant bien que mal les effets de la crise financière du marché capitaliste. On voit bien d’ailleurs que l’Europe n’est pas un échelon politique pertinent. Il faut que chaque pays puisse développer des coopérations internationales mutuellement avantageuses (progrès social, économique et écologique) notamment avec les pays du sud. J’attends de voir les contenus des propositions des différentes listes pour me décider à voter ou pas.
  • Tout afait d’accord avec Denis je ne vois pas l’utilite d’aller voter a ces elections .Il suffit de se rappeler ce qu’ils ont fait du non du peuple de France a la constitution ,et cela sans fortes reactions des elus europeens ,nationaux et des partis politiques quels qu’ils soient .Quant a l’Europe sociale lorsque l’on voit ce ce qui se passe aujourd’hui cela me parait un simple slogan electoral et demago .La crise nous demontre bien la necessite de relocalisations et de renation alisations des grandes entreprises, pour exemple l’ automobile pour la recherche de nouvelles technologie et non uniquement pour ce faire du fric en allant exploiter les salaries au coùt de la main d’oeuvre beaucoup moindre Il faut creer des grandes cooperations avec tous les pays de l’Europe de l’est et les pays pauvres,pas pour les exploites ou les appauvrir mais au contraire pour leur propre developpement.Cela peut paraitre completement utopique a ceux qui pronent l’europe sociale .Regardons le gachis financier de l’Europe et des pays du monde ultra liberaux . .Pour ce qu’il est de la democratie d’aller voter , comme je le rappelait plus haut rappelons nous du referundum sur la constitution europeenne et si le fait d’ aller voter est signe de democratie posons nous la question de tous ceux qui votent blanc leur bulletin ne sont pas comptabilises dans les resultats pourtant ils ont fait l’ acte soit disant democratique .Contre l’ Europe et cette derniere raison je vais certainement m’abstenir
  • Si TOUTES les campagnes électorales bénéficiaient de la mobilisation citoyenne de celle pour le TCE, la démocratie serait à coup sûr mieux assurée. Ce n’est pas en s’abstenant qu’on fera prévaloir nos idées mais en les diffusant le plus possible hors du cercle restreint des militants habituels. Hélène
    • Abstention utile 16 février 2009 19:40, par Georges Nuyssen
      L’abstention n’exclut pas la mobilisation, bien au contraire, nous devrons déployer beaucoup d’énergie et d’intelligence pour expliquer que cette élection européenne dans laquelle toutes les listes sont européistes à plus ou moins forte dose et donc trahissent la souveraineté du peuple - ce dernier étant plus "partagé" en la matière... - n’est qu’une vaste escroquerie. Il faut avoir le courage de tenir cette position, avec le "score" de l’abstention en ligne de mire comme indicateur du rejet de l’Europe. En l’absence de toute liste affichant l’objectif "SORTIR DE L’EUROPE", c’est la seule solution pour ne pas se faire avoir.
    • On ne peut agir si on est exclu, donc pour faire adopter nos opinions, qui ne sont pas exactement les votre, je préfère voter quitte à voter blanc. Il faut absolument revenir sur ce qu’on nous a imposé. des pays de l’UE, dont la France, la Grèce et d’autres peuvent devenir des dictatures. L’Europe telle quelle est ni changera rien. Michel
  • Comme Georges Nuyssen, je pense qu’il faut une liste "SORTIR DE L’UE", pas une énième liste "l’Autre Europe" (comme NDA ou De Villiers ou encore le Front de Gauche).

    J’espère qu’une liste proposant réellement la sortie de l’UE sera présente...

  • Les élections européennes sont un simulacre de démocratie : il n’y a qu’à évaluer les sommes qu’il faut y engager et étudier le mode de financement des partis politiques pour constater qu’aucun parti "indépendant" ne peut y accéder... sauf à profiter du concours financier de ceux bénéficiant des fonds institutionnels ! Et de grâce, que l’on ne me rétorque pas que seuls les militants financent une telle élection ! Les sempiternels partis aux 10 000 adhérents devraient être au minimum 200 000 pour prétendre y être présents, et encore, avec un minimum de moyens engagés... quant au miraculeuses souscriptions, ne plaisantons pas ! Ces partis sont des clones des partis maëstrichiens qui leur servent d’alibi !

    Quant à l’Europe elle ne sera jamais, plus ci, ou moins ça, bla-bla-bla-bla... elle sera fédéraliste ou ne sera pas ! Il n’y a pas de 3ème solution. Depuis combien d’année nous promène-t-on avec ce mensonge honteux ?

    Alors, tous à la plage !

  • D’Aristote à Montesquieu, tous les classiques (la grande majorité n’était pas démocrate) le disaient : "la démocratie, c’est le tirage au sort ; l’aristocratie, c’est l’élection." Ajoutons que les élus écrivent eux-mêmes les constitutions (et jusqu’aux règles définissant leurs propres rémunérations)... Puis le débat a quitté l’Assemblée, pour se faire, au mieux, dans les états-majors des partis. Le droit de vote des parlementaires est toujours supposé personnel, d’après la constitution... une plaisanterie, surtout quand la constitution, modifiée pour être mise en conformité aux traités UE, impose elle-même à ces députés de transposer les directives, ... Et puis les mass-média, la com’, ... Bref, le système électif, est une "tragique plaisanterie", comme disait Mussolini du "qualificatif de souverain appliqué au peuple". Mais avec la machinerie totalitaire UE, on n’en est plus là.

    Constante a bien raison : l’Europe (politique) sera fédérale ou ne sera pas. Mais on n’en est plus, ou pas encore, là. Puisque l’Union européenne n’est pas réformable de l’intérieur, et puisque, si les partis qui "osent" — peu importe leurs raisons — proposer de quitter l’Union européenne sont bien peu nombreux et bien peu fournis en adhérents, il y en a encore bien moins (je n’en connais aucun) qui prônent de fonder ensuite une autre Europe qui soit fédérale. Alors l’idée d’un PE qui se mute en constituante semble bien peu légitime — j’ai bien écrit "semble" : ce n’est pas demain la veille qu’on demandera son avis au peuple.

    Depuis la création du M’PEP, dont je suis membre, le propos de l’auteur s’agissant du front de gauche est devenu un peu faux, et le restera un moment encore, j’espère. Le Mouvement politique d’Éducation Populaire, qui entend bien prendre part à ce front de gauche, envisage en effet ouvertement une sortie de l’Union européenne, cela si du moins une politique nationale de "la chaise vide", puis de désobéissance, n’avait pas d’effet sur le contenu futur des traités — autant dire très certainement. Cette position, il est vrai, ne rend pas toujours la cohabitation paisible avec certaines écuries de ce front de gauche tout juste naissant... mais on s’accroche comme on peut. En se disant, bien sûr, que nous ne faisons là que répondre à la volonté d’une grande part des citoyens "nonistes", en particulier ceux de la "gauche de gauche". L’Europe ne s’arrête pas à l’UE, et la mystification a assez duré.

  • Une indépendance des Etats veut aussi dire un retour aux monnaies nationales que tout état peut alors gérer avec une Banque nationale nationalisée, même si l’euro peut être conservé pour les échanges. C’est le premier fond de toute indépendance ou de tout retour à une souveraineté.

    Mais, là, c’est rêver !

    Donc, l’ordre du jour est celui du comment faire pour éliminer cette machinerie totalitaire qui nous étouffe ?

    Il faut aller plus loin que cet article.

    Ne pas voter est extrêmement juste mais il faut proposer une alternative sans quoi on sera encore et toujours les dindons !

    Voir en ligne : http://www.amaranthes.fr/

    • Il faut participer aux élections européennes.

      Il faut voter pour des listes ayant comme programme : " La France doit sortir de l’Union Européenne. La France doit revenir au franc. "

      Lisez cet article :

      Pas possible d’y échapper, on vous le répète sur tous les tons, sur toutes les ondes, matin, midi et soir depuis le déclenchement de la crise : « l’euro nous protège. »

      C’est archi faux.

      D’abord, on en parle peu en France, mais plusieurs pays de la zone euro envisagent désormais publiquement de se doter d’une nouvelle monnaie nationale (pour l’heure, il s’agit du Portugal, de la Grèce et de l’Espagne. L’Irlande et l’Italie seraient sur le point de les rejoindre).

      Mais, surtout, la dernière livraison de statistiques d’Eurostat, l’INSEE européen, finit de rétablir la vérité. Il serait bien que tout le monde diffuse ces chiffres pour contrecarrer la propagande pro-euro.

      Si l’euro nous protège, c’est d’abord manifestement de la croissance et de la prospérité. En effet, au dernier trimestre de l’année 2008, le produit intérieur brut de la zone euro a reculé de 1,5%, soit un chiffre encore pire que celui enregistré aux Etats-Unis, épicentre de la crise (- 1%).

      Autre nouvelle qui contredit le soi-disant effet protecteur de la monnaie unique : la zone euro est entrée en récession avant l’Union européenne, dès le 3ème trimestre de 2008, alors que l’UE était encore globalement en croissance. Autrement dit, les pays européens qui n’utilisent pas l’euro ont conservé plus longtemps de meilleures performances économiques.

      Pour résumer :

      - La zone euro est entrée en récession la première.

      - Elle connaît la dépression la plus sévère du monde.

      - De surcroît, elle sort d’une période de 10 ans de faible croissance, la plus faible du monde.

      Mais à part ça, rassurez-vous, « l’euro nous protège. »

      http://www.marianne2.fr/Comment-l-euro-nous-protege_a175243.html

      • Question à BA : quelles sont les listes ayant comme programme : "La France doit sortir de l’Union Européenne. La France doit revenir au franc." ?
        • nous avons une occasion de soutenir le non de 2005,ne laissons pas passer le seul pouvoir qui est entre nos mains,allons voter vers les listes nonnistes,dont N-d-a et son mouvement politique debout-la-république.bernard
        • BA va surement répondre, je le fais également.

          D’abord, si la France sort de l’UE, elle reviendra au franc.

          Ensuite, connaissez-vous le mode de financement des partis politiques ?

          Impossible d’aller à une élection européenne, -surtout depuis qu’après 1999, où une liste "anti-maëstrichienne" avait devancé Sarko-, si vous n’avez pas plus de 200 000 adhérents ( !) ou un parti politique, qui vous finance en "sous-main" pour un budget à minima.

          Compte tenu de cela, soit il faut être docile, soit il faut représenter un intérêt "stratégique et électoraliste" pour quelqu’un...

          Alors, les partis du système qui ont besoin de "partis leurres", faisant croire ainsi que la France est en démocratie, aident des listes peu dangeureuses par leurs vaines promesses, réitérées à chaque élections, alors que leurs dirigeants, lors des élections nationales, font voter pour des "ouiouistes" ou sont soutenus par eux !

          Ces partis alibis, de droite comme de gauche, qui font croire qu’il existe une possibilité d’autre Europe, que l’on n’a jamais vu se faire depuis qu’on nous en rebat les oreilles, se rendent complices du système, et c’est pour cela qu’ils peuvent "financièrement" se présenter, mais qu’ils se garderont bien de proposer aux Français de sortir de l’Europe d’une façon aussi "radicale".

          Bien trop dangereux !

          Alors, le bycott des européennes est la solution, explicite et économique ! Pour quelle raison financer l’inutile : point besoin de siéger à Bruxelles, ou plus rarement à Strasbourg (pour plus longtemps) quand on veut sortir de l’UE !

          Les citoyens, en n’allant pas voter vont bien exprimer leur désacord. Là est l’essentiel, et cela fera des économies pour le contribuable que vous êtes, (nous sommes)...

          A quoi bon élire des députés quand on ne veut pas aller siéger parce que cela ne sert à rien ?

          Bien meilleure est la solution qui consistera à se présenter aux élections nationales... et, là, il faudra que les citoyens soutiennent les partis qui auront comme programme la sortie de l’UE et même, ils devront "mouiller" la chemise pour ses partis !

          Alors, à bientôt...

  • Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) constate que ce qui est appelé la « construction européenne » a été, en réalité, pour l’essentiel, la construction du néolibéralisme à l’européenne, c’est-à-dire l’eurolibéralisme. Les politiques menées depuis l’Acte unique, en 1987, n’ont fait qu’accélérer la mise en place de politiques s’inspirant, parfois même jusqu’à la caricature, des thèses économiques néolibérales. De surcroît, l’Union européenne a marqué sa soumission totale à la diplomatie des Etats-Unis, témoignant ainsi de son absence d’indépendance. Le résultat de ces politiques est accablant. Il faut sortir de l’eurolibéralisme pour construire l’Europe des peuples. Le M’PEP considère que les forces de gauche doivent prendre leurs responsabilités et propose un plan en trois points : • trouver des alliances au sein de l’Union européenne pour des « coopérations renforcées » afin de sortir de l’eurolibéralisme ; • si ces propositions de coopération étaient rejetées, la France soumettrait au peuple Français, par référendum, la question de la sortie de l’Union européenne ; • réorienter la diplomatie et les alliances de la France sur la base de la Charte de La Havane.

    Voir en ligne : Sortir de l’eurolibéralisme


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