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L’armée française a-t-elle livré en Libye des armes qui pourraient, demain, tuer ses soldats en Afghanistan ?

mardi 30 août 2011, par Comité Valmy


Si terrible soit-elle, c’est la question qu’il faut maintenant se poser, à la lecture de l’article ci-dessous, très sérieusement sourcé par le rapport de l’agence DEBKA, d’autant plus crédible qu’elle avait prédit la période précise de l’agression du week-end dernier sur Tripoli.

L’armée d’Al-Qaïda prend le contrôle de Tripoli

Par Paul Joseph Watson pour Infowars.com

Les militants dirigés par des chefs terroristes qui ont combattu contre les troupes américaines en Afghanistan occupe le complexe de Kadhafi.

Abd Al-Hakim Belhadj, le principal commandant d’Al-Qaïda et ses groupes de combat islamistes, forts de 1000 hommes, ont pris le contrôle de bastions clés des partisans de Kadhafi à Tripoli et ils refusent maintenant de transférer le pouvoir au Conseil national de transition soutenu par l’Occident, ce qui conforte les accusations selon lesquelles les opérations de l’OTAN pour changer le régime en Libye n’ont abouti qu’à la création d’une nouvelle base pour le groupe terroriste.

Belhadj est l’homme fort du Groupe islamique combattant libyen (GICL), organisation désignée comme terroriste par le Département d’Etat américain. Belhadj a été capturé par la CIA en Malaisie en 2003 et extradé vers la Libye où le colonel Kadhafi l’avait emprisonné. Belhadj est un djihadiste commis qui a lutté contre les troupes américaines en Afghanistan.

Le rapport DEBKA, de l’agence israélienne de renseignement éponyme, qui a prédit avec succès la période précise de l’agression du week-end dernier sur Tripoli, rapporte que Belhadj et son armée de combattants terroristes ont pris le contrôle des bastions de Kadhafi.

« Ses brigades ont constitué la principale force rebelle dans l’opération d’invasion du complexe de Kadhafi de Bab al-Aziziya le 23 août. Samedi 27 août, ces brigades ont envahi l’Abou Salim dans le district du sud de Tripoli le prenant à partir du dernier quartier pro-Kadhafi récalcitrants de la ville », déclare l’article, ajoutant que Belhadj s’est maintenant déclaré lui-même « commandant du Conseil militaire de Tripoli. »

Selon le rapport, lorsqu’on leur a demandé s’ils prévoyaient de céder le contrôle de Tripoli au Conseil national de transition soutenu par l’Occident, les représentants du GICL ont rejeté la question.

« Tripoli est en proie à des troubles, inondée d’armes et en proie à des allégations d’atrocités réciproques. Nos sources doutent que le Conseil soit prochainement en mesure de prétendre au contrôle de Tripoli, ni même une simple présence. Les sources du renseignement américain à Tripoli ne voient pas de signe que le NTC sera en mesure de persuader les brigades islamistes à abandonner le contrôle de la ville dans un avenir proche - ou même à déposer les armes », indique le rapport, mettant en garde comment, « les institutions gouvernementales ont les mains liées aux brigades de combat islamistes appartenant à Al Qaïda, qui sont maintenant armés jusqu’aux dents avec le matériel informatique saisis dans les arsenaux de Kadhafi ».

En effet, le rapport DEBKA souligne le fait que la présence d’Al-Qaïda parmi les rebelles n’est pas une simple « scintillement », comme l’OTAN l’aurait souhaité, mais que la majorité des combattants rebelles prennent leurs ordres non pas du CNT, mais à partir des commandants d’Al-Qaïda comme Belhadj.

« Par conséquent, les armées occidentales des membres de l’OTAN ont directement participé à offrir aux forces extrémistes islamiques une capitale arabe et à renverser son dirigeant » , affirme l’article.

Le rapport DEBKA est également repris par un article du digital journal, qui souligne que la rémunération de Belhadj « reflète l’influence croissante des islamistes en général parmi les miliciens radicaux ». Les reporters ont remarqué le nombre croissant de barbes portées par les combattants et les vidéos témoignent fréquemment de leur importance et omniprésence dans les événements.

Les rapports des atrocités à mettre au compte des forces rebelles terroristes sont déjà innombrables et les reproches adressés à Kadhafi sont loin de pouvoir rivaliser. Le Washington Post a relaté samedi la façon dont « les Libyens noirs sont torturés, tués et se voient refusés tous traitements hospitaliers, alors que beaucoup n’étaient pas des combattants pro-Kadhafi, mais des travailleurs migrants simplement pris l’arme à la main dans leurs maisons, dans leurs lieux de travail ou dans la rue, à cause de leur couleur de peau. »

Comme la Tribune de l’Asie l’a rapporté, le GICL s’apprête à prendre un rôle prééminent dans la structure du pouvoir post-Kadhafi. Après le siège de Tripoli, des centaines de terroristes ont été libérés des prisons libyennes, y compris les membres du GICL. D’autres informations publiées concernent des terroristes qui se sont battus et qui ont tué des soldats américains en Irak.

Ces terroristes ont maintenant obtenu un arsenal d’armes mortelles « que les forces spéciales britanniques et françaises ont donné aux rebelles, a déclaré un haut responsable américain », selon le rapport de Debka.

Le GICL a également été derrière la tentative d’assassinat de 1996 du colonel Kadhafi, un complot ourdi et financé par le MI6. Le renseignement britannique, avec des soldats des SAS, a également contribué à diriger l’assaut sur Tripoli.

Comme nous l’avons déjà souligné, peu après le début du conflit en Mars, Abdel-Hakim al-Hasidi, le chef de l’armée rebelle anti-Kadhafi, a admis que les rangs des rebelles comprennent des terroristes d’Al-Qaïda qui ont tué des soldats américains en Irak et en Afghanistan.


Sur le même sujet, l’interrogation relayée par Jean-Dominique Merchet, le mardi 5 Avril 2011 :

Libye : l’acquisition de missiles sol-air par AQMI inquiète les services de renseignement français :

Jusqu’à la semaine dernière(billet du 5 avril 2011), les services de renseignement occidentaux étaient très inquiets quant à la présence éventuelle de combattants d’Al-Qaïda au sein des insurgés libyens, comme nous l’indiquions dans un post précédent. L’amiral américain Stavridis, commandant de l’Otan en Europe, s’en est fait l’écho devant le Sénat des Etats-Unis.

Côté français, il semble que des rapports datant du milieu de la semaine dernière aient rassuré les responsables politiques, même si la DGSE et la DRM ne partagent pas complètement les mêmes analyses. Pour l’heure, aucun membre d’Al-Qaïda ne participe aux combats (qui n’en sont pas vraiment, mais c’est une autre histoire...) et n’est présent dans l’entourage du Conseil national de transition -, le "gouvernement" de Benghazi. Cela ne signifie pourtant pas l’absence d’ex-djihadistes dans les rangs de l’insurrection.

En revanche, les services de renseignement sont nettement plus inquiets sur le devenir d’armes pillées par les insurgés dans les arsenaux du colonel Kadhafi. En particulier des missiles sol-air portables de type SA-7. Selon leurs informations, des membres d’AQMI (Al Qaïda au Magreb islamique) ont en effet acheté de tels engins à des pilleurs libyens. Selon un proche du dossier, la crainte des responsables français est de les retrouver demain "au Sahel, en Afghanistan ou à La Courneuve".

Les missiles sol-air à très courte portée (SATCP), à guidage infrarouge, sont des engins redoutables qui permettent à de simples fantassins de menacer les avions et hélicoptères évoluant à basse altitude. On se souvient de leur rôle essentiel dans l’arsenal des moudjahidines afghans contre les Soviétiques. Leur point faible est leur alimentation électrique : une batterie dont la durée de vie est limitée et sans laquelle il est impossible de tirer ses missiles.


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