COMITE VALMY

Accueil du site > E - Elections EUROPEENNES 7 juin 2009 > NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

2004. Elections européennes : moyenne des abstentions 55,80% Objectif à battre !

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

L’"Union" Européenne n’est pas réformable ( Comité Valmy )

jeudi 19 février 2009, par Comité Valmy

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

Le 26 avril 2005 , je faisais savoir que j’émettrais un double NON au référendum qui allait suivre :

 Un NON au projet de Traité constitutionnel qui était soumis à référendum,

 Un NON à tout autre projet de constitution qui viserait à consacrer une construction étatique européenne .

Je montrais que ce double NON s’inscrivait dans la suite et la logique des votes précédents du peuple français et des peuples européens notamment à l’occasion des élections au Parlement européen du 13 juin 2004 . Ce jour-là , en donnant une majorité absolue à l’abstention , les peuples européens votant « avec les pieds » avaient récusé tout projet de poursuite de construction d’un Etat européen .

De fait , en mai 2005 , le peuple français , pour sa part , confirmait par un NON majoritaire son taux d’abstention de 2004 et son refus de toute construction européenne . En effet , le traité récusé se revendiquait de l’ensemble des traités intervenus depuis le Traité de Rome inclus qui , dès lors , étaient également refusés !

Quelques rares observateurs soulignèrent bien que telle était effectivement la signification du choix souverain du peuple français .

Mais dès lors , la quasi-totalité des forces politiques françaises s’efforcèrent de convoquer tous les artifices institutionnels pour remettre en cause ce choix pourtant irrévocable !

D’autres osèrent même proposer un autre référendum qui aurait pu permettre aux Français de se déjuger . Mais c’est à Versailles que la majorité des sénateurs et députés exécutèrent le viol !

Et , à nouveau , en se préparant à procéder à l’élection du Parlement européen , pièce maîtresse de l’Etat européen qui n’existe plus pour la majorité des Français , on se veut perpétuer le viol !

C’est pourquoi je reproduis ci-dessous mon article du 26 avril 2005 .


ELECTIONS EUROPEENNES DU 13 JUIN 2004

Pays et taux d’abstention

Allemagne........................................... 56,97 %

Autriche...............................................58,19%

Belgique..............................................9,19 % vote obligatoire

Chypre................................................28,81%

Danemark............................................52,15%

Espagne...............................................54,06%

Estonie................................................. 73,30 %

Finlande............................................... 58,90 %

France.................................................57,21%

Grèce................................................... 36,84 %

Hongrie................................................61,53%

Irlande.................................................39,00%

Italie....................................................26,90%

Lettonie...............................................Non donné

Lituanie................................................Environ 60 %

Luxembourg........................................ 10,00%

Malte...................................................18,00%

Pays-Bas.............................................Plus de 60 %

Pologne...............................................80,00%

Portugal...............................................61,26%

Royaume Uni...................................... 62,00 %

Slovaquie............................................ 84,04 %

Slovénie...............................................71,66%

République tchèque............................71,68%

Moyenne UE (à 25).......................... 55,80 %

NOUS SOMMES LES PEUPLES D’EUROPE !

« Nous sommes le peuple ». Cette affirmation des citoyens de l’ex-RDA, qui consacrait la disparition du mur, est-elle si lointaine qu’elle appartiendrait à une époque révolue ?

De nouveau, les peuples devraient s’effacer, gommer la diversité de leurs cultures et de leurs histoires, laisser leur souveraineté à des pouvoirs étatiques supra-nationaux, et marcher au même pas qui, pour n’être pas celui de l’oie, aurait quand-même quelque chose d’uniformisant et de banalisant !

Décidément, les élites dirigeantes de tous les pays sont bien aveugles et sourdes pour n’avoir pas perçu le message que les peuples d’Europe leur ont délivré à l’occasion des élections au Parlement européen en juin dernier. Le caractère massif et généralisé de l’abstention ne pouvait pourtant échapper à quiconque portait intérêt à l’expression des peuples et cherchait à en pénétrer la signification.

Il ne pouvait leur échapper que, très majoritairement, voire très massivement, les peuples avaient, ce jour-là, émis un jugement sans appel, un immense rejet de la construction européenne telle qu’elle s’était constituée jusqu’alors.

Las, plutôt que tirer enseignement du message et remettre l’ouvrage sur le métier, elles décidèrent, non point de l’ignorer, mais d’essayer au contraire de prendre les peuples de vitesse, de leur passer la camisole constitutionnelle imposant les fondements d’un Etat européen, confédéral pour les uns, fédéral pour les autres, mais dans tous les cas, super-État, encore plus coercitif, plus éloigné des citoyens et des peuples, pour mieux leur imposer ses dominations, ses pouvoirs, ses hégémonies, celles du système capitaliste, que d’aucuns, je ne sais pourquoi, préfèrent qualifier de libéral.

Pauvre Marx qui, lui, avait conçu le processus de construction du communisme comme étant celui du dépérissement de l’État ! Avec deux États, les peuples s’en rapprochaient singulièrement !

Les choses se compliquèrent toutefois quand le NON au projet constitutionnel s’annonça majoritaire dans les sondages et bientôt s’y confirma.

Réfléchir à une alternative devint indispensable car le questionnement à ce sujet s’affirma dominant.

Pour certains les choses étaient simples, sinon simplistes : le projet constitutionnel n’était pas acceptable, il fallait le modifier pour qu’il le devienne, remplacer les logiques libérales-capitalistes qui en sont le fondement par des logiques progressistes... Bref, élaborer un nouveau projet constitutionnel... et ainsi poursuivre la construction d’un super-État européen, lequel, bien évidemment, serait bien plus démocratique...

Mais était-ce bien le message de l’abstention majoritaire des élections de juin 2004 ? Quelles étaient les motivations principales du rejet qui s’y est exprimé ?

L’examen de l’abstention met en évidence l’existence de deux groupes de pays :

 L’un où l’abstention est située entre 50 et + de 60 %, comme : France : 57,21% ; Allemagne : 56,97 % ; Autriche : 58,19% ; Espagne : 54,06% ; Pays-Bas : plus de 60 % ; Portugal : 61,26% ; Royaume-Uni : 62% ...

 L’autre où l’abstention est supérieure à 70 % et peut dépasser les 80% : Estonie : 73,3 % ; Pologne : 80% ; Slovaquie : 84,04% ; Slovénie : 71,66 % ; République tchèque :

71,68%....

Cette différence, dans le rejet commun, entre un groupe de pays de l’Est et un groupe de pays de l’Ouest, ne peut être sans signification. Peut-être est-ce l’expression des espérances frustrées à l’Est, comme le pense Catherine Samary dans Le Monde Diplomatique de ce mois ?

Ou bien, comme le dit élégamment Alain Duhamel dans un récent article, les nouveaux Etats-membres, à peine émancipés de "l’empire soviétique", renâclaient-ils à pousser le partage de souveraineté ?

Toujours est-il que s’expriment de fortes inquiétudes quant à des pertes d’identité qui résulteraient de la poursuite du processus de construction européenne.

Ainsi, pour sa part, le cabinet d’études Wei (voir La Croix du 12-04-05), spécialisé dans l’étude des grands mouvements d’opinion, qui a ausculté les ressorts du NON, montre qu’ils répondent à des inquiétudes très profondes qui se cristallisent à un moment présenté comme décisif.

L’étude a mis en évidence deux ordres de déterminants du vote négatif.

Le premier est lié à la spécificité de l’identité française. « Les Français, dit l’étude, ont un rapport particulier à la notion d’État perçu comme un protecteur, centralisé, aux frontières intangibles. Or l’Europe représente tout le contraire : une hétérogénéité extrême, des frontières provisoires... Il y a là une contradiction fondamentale, accentuée par l’élargissement à l’Est et la question de l’adhésion turque... »

Le second déterminant relève du malaise social, pas un simple mécontentement vis-à-vis du gouvernement, plutôt un vote sanction contre une Europe jugée trop libérale, responsable des délocalisations, du dumping social, de la perte du contrôle social... Une réaction contre le sentiment d’ impuissance...

Alain Duhamel, dans l’article déjà cité, pousse puissamment l’analyse de la crise d’identité : « La France, cette vieille nation orgueilleuse et inquiète, habituée à apostropher le monde, anxieuse de préserver son influence, de peser sur les affaires du globe, de cultiver passionnément sa différence, entretenant sa spécificité avec des soins de jardinier japonnais, la France redoute de n’être plus elle-même. Elle ne craint pas seulement le déclin face aux États-continents, l’effacement sous l’emprise de la mondialisation, la dissolution au sein de l’Union européenne. Elle a peur de perdre son identité et elle accuse le partage de souveraineté. Elle voit bien que, pan après pan, il lui faut concéder des fragments de sa puissance, renoncer à des symboles et parfois à des piliers de son indépendance. Il lui faut se plier aux lois d’airain du marché, aux règles de fer du commerce international, aux traités impérieux qui se multiplient. Il lui faut surtout s’intégrer sans cesse davantage dans le creuset de l’Europe qui se construit .La France redoute d’être obligée de se défaire pour que naisse l’Europe... »

On le voit bien, les idées ici exprimées sont suffisamment fortes et justifiées que fols seraient ceux qui, à la hussarde, seraient tentés par le passage en force.

Le peuple de France, les peuples d’Europe, ont de longues patiences. Ils peuvent aussi avoir de brusques colères. Des constructions contraintes, des organisations forcées, n’ont tenu que le temps compté de peu de décennies. Certaines se sont terminées par des tragédies, dans l’expression violente, exacerbée, des nationalismes fascisants. Les peuples n’aiment pas être violés. Aucun n’a renoncé longtemps à être souverain, voire à partager ou à déléguer des parts de souveraineté.

La crise actuelle de l’Europe n’est-elle pas celle décrite ci-dessus ? Alors, faut-il pousser les feux ?

Car, si les peuples d’Europe ont tout à redouter d’une intégration étatique supra-nationale, ils ont a contrario des expériences positives de coopérations en tous domaines.

Dans ces coopérations multiples et à la carte peut résider l’avenir d’une Europe des peuples, d’une Union des peuples d’Europe, s’intégrant d’ailleurs dans de vastes coopérations mondiales.

C’est sur les formes que pourront prendre ces coopérations multiples qu’il convient maintenant d’engager le débat avec tous et chacun d’entre-eux.

Pour ma part, et pour préserver toutes ces possibilités, j’émets un double NON, un NON à ce projet de Constitution et un NON à tout autre projet de constitution ou traité qui viserait à consacrer une construction étatique européenne.

Michel Peyret, 26 avril 2005.

10 Messages de forum

  • Le monde entier vit la pire crise économique depuis 1929.

    Et que fait la Commission Européenne ?

    La Commission Européenne menace la France, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, la Lettonie et Malte de sanctions financières pour ne pas avoir respecté la limite maximale de 3 % de déficit public ! ! !

    Lisez cet article ahurissant :

    « La Commission européenne a enclenché la première étape de procédures pour déficits excessifs contre six pays, dont la France et l’Espagne, en raison du dérapage de leurs finances publiques provoqué par la crise économique.

    Le Commissaire Européen Joaquin Almunia a justifié cette décision par le fait que les déficits publics des pays concernés ont « dépassé la valeur de référence de 3 % du PIB en 2008 », la limite maximale fixée par le Pacte de stabilité européen.

    Les six pays concernés sont la France, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, la Lettonie et Malte.

    Une telle procédure vise, via des recommandations précises, à mettre la pression sur les Etats fautifs pour qu’ils ramènent leurs déficits dans la limite maximale tolérée dans l’Union européenne. Elle peut aller jusqu’à l’adoption de sanctions contre les pays concernés dans les cas les plus graves. »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/la_crise_financiere/20090 218.OBS5283/lue_appelle_la_france_et_lespagne_a_revenir_a_la_discip.ht ml

    Maintenant ça suffit.

    Ca devient du suicide, purement et simplement du suicide.

    Il faut sortir de l’Union Européenne.

  • Je pense que le prochain acte de refus de cette "Europe" est le boycot des élections européennes par l’abstention.

    "Je n’irai pas voter !"

    • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret 21 février 2009 16:23, par moricio
      Hello Manu, il s’agit de voter pour des parlementaires qui eux pourront faire soit une stratégie d’ obstruction aux politiques néo-libérales ou feront celle de la chaise vide se refusant les décisions prises. il s’agira en retour d’imposer au gouvernement français quel qu’il soit de changer les règles du jeu de L’UE ou de s’en sortir pour imposer des accords entres pays qui le veulent dont le notre mais sur d’autres bases !
    • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret 21 février 2009 16:24, par Christian

      Moi j’irai voter. Ce sera une occasion inespérée de montrer que nous sommes en désaccord avec l’Union européenne, structure politique qui contraint ses membres à l’observance pointilleuse de toutes les règles du néolibéralisme. Les gouvernements libéraux d’Europe poussent à cette construction et sont ravis de se défausser de leurs responsabilités devant leurs opinions publiques en disant « C’est l’Europe ! ». Les gouvernements qui seraient au départ réticents devant les mesures néolibérales sont poussés devant le consensus général à les accepter pour ne pas ralentir une construction européenne présentée comme une nécessité.

      Il vient de se créer un Front de gauche. Sa victoire aux élections européennes à la suite d’une campagne qui dénoncerait le caractère néolibéral de l’UE permettrait l’émergence d’un groupe important au Parlement européen. Celui-ci pourrait dénoncer le caractère dictatorial de la construction européenne. Le Parlement européen n’a certes pas beaucoup de pouvoir, mais les prises de position contre le néolibéralisme seraient désormais portées par des représentants ayant reçu l’onction du suffrage universel.

      Les députés français de la gauche radicale pourraient prendre des contacts avec les autres députés de gauche (de gauche) européens pour esquisser les contours d’une autre Europe respectueuse des volontés populaires. Mais, même dans le cas des traités actuels, ils pourraient faire des propositions qui, certes auraient peu de chances d’être acceptées, mais agiraient sur les opinions publiques. Par exemple, ils combattraient le libre-échange qui est à la base des délocalisations. Ils s’opposeraient aux directives de libéralisation. Ils demanderaient le respect des référendums, donc l’abrogation du traité de Lisbonne. Ils travailleraient pour la paix en exigeant en particulier de l’article tue 27/42-7 selon lequel « les engagements et la coopération dans ce domaine [de défense] demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’OTAN ». Ils demanderaient la suspension de l’accord de libre-échange de 1999 avec Israël tant que ce pays mécônnaîtra les droits de l’Homme en Palestine et n’ouvrira pas de négociations pour la création d’un état palestinien.

      Pourquoi il faut faire voter aux élections européennes ? Manu préconise de voter avec ses pieds en s’abstenant à la consultation du 7 juin. Tel n’est pas l’avis du M’PEP (Mouvement Politique d’Education Populaire), dont je fais partie car une telle position ferait l’affaire de la droite qui, elle, votera. Il est à noter que le gouvernement n’a fait aucune campagne fin 2008 demandant aux jeunes de s’inscrire sur les listes électorales. Il est parfaitement conscient de l’impopularité des politiques de l’Union européenne dans la jeunesse. Sarkozy préfère l’abstention à une défaite politique.

      Votez ! Cette élection peut avoir des conséquences considérables si le peuple désavoue la politique de l’Union européenne menée depuis des années par la droite et les sociaux libéraux depuis des années. N’oublions pas que c’est en vertu des directives bruxelloises que France Télécoms, EDF, GDF et bientôt La Poste ont été ou vont être privatisées. Ces entreprises étaient notre bien commun, elles appartenaient à la Nation qui en a été dépossédée. Les consommateurs en savent quelque chose avec les augmentations de tarif qu’ils ont subies après la privatisation.

      S’abstenir, c’est les laisser faire, voter c’est lutter et peut-être gagner.

      Voir en ligne : Le discours de Jacques Nikonoff au meeting du 5 février 2009 à Frontignan (34)

    • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret 22 février 2009 17:56, par Germinal
      Tout à fait d’accord avec toi Manu ! A la gifle reçue il faut répondre par une autre gifle BOYCOTT, BOYCOTT,BOYCOTT ! On verra si le peuple de France a toujours autant de fierté qu’il l’a montré par le passé . Je n’irai pas voter non plus .
  • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

    20 février 2009 12:02, par Marianne

    Bravo pour cette analyse. Elle démontre que, contrairement aux sornettes que l’on nous débite, nous ne sommes pas isolés, nous les Résistants qui appelons à l’indépendance de la France, et que dans l’Europe, bien d’autres peuples pensent comme nous.

    La France, pour survivre, n’a qu’une politique à mener : sortir de l’UE afin de retrouver cette indépendance, sa souveraineté nationale et populaire.

    La France doit "relocaliser" ses entreprises ; elle est un pays qui peut fabriquer ce dont elle a besoin, elle peut nourrir son peuple (même au delà) ; en plus de l’enjeu économique, il y en a un, supérieur, c’est l’enjeu stratégique.

    Une nation qui ne travaille plus, qui ne produit plus, n’existe plus.

    De surcroit, la France doit être libre de s’ouvrir, politiquement, au monde, et non se replier dans un état totalitaire.

    Vivre du tourisme et des services fait d’un pays une colonie... "Je veux faire de la France un pays de jardiniers et de tourisme" disait Hitler, ou encore (le 3/1/43) : "La France doit choisir entre son adhésion sans réserve à l’Europe et sa disparition de la scène politique mondiale". C’est clair. Ce qui était dit hier, par Hitler, peut être appliqué aujourd’hui à l’état supranational euro-atlantique qu’est l’UE.

    Reste au peuple à montrer sa détermination... lors des élections européennes, nous n’irons pas voter ! Cela sera l’implacable démonstration de notre contestation.

    • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret 21 février 2009 15:47, par Rosay
      HO ?HO ?HO ? doucement pas voter c’est se faire voler de ces propres choix , même les plus intimes . Basta l ’abstention !!!! L ’Europe de nos jours c’est un peu ,la France de l’an 1000 . Stopez les phantasmes , faire l’Europe reste une logique d’évolution des Sociétés Humaines. Croyez-vous vraiment que les Bretons , les Basques , les Corses , ect.. ont perdu leurs âmes en devenant des Français de la République , je dis et cela n’engage que moi ,je ne le pense pas vraiment , qu’il y ait eu évolution ,oui , mais ils sont restés dans leurs valeurs , sans grand changement dans leur concept de vie . L’Europe bon gré mal gré il faut la Construire, et Stop à l’abstention négative . Rosay . à +
    • Ca y est, c’est officiel : le re-krach, l’échec des plans de relance d’octobre 2008, les craintes liées au plan de relance en cours, la dépression mondiale qui s’amorce. La crise mondiale du crédit est devenue vendredi 20 février 2009, tout à fait officiellement la Très Grande Dépression de 2009.

      Voici trois mois que, suite au pronostic de Barry Ritholz, et en raison de nos conjectures personnelles sur les limites des moyens de Barack Obama, nous annoncions la rechute des bourses pour février 2009.

      [La Crise pour les Nuls : 22 Novembre 2008 : "Pronostics boursiers et victimes collatérales."]

      Le re-krach que nous attendions a bel et bien eu lieu, les indices boursiers sont désormais retombés au niveau où ils s’étaient écroulés lors du krach de novembre 2008. Après 500 jours de plongeon, le Dow Jones a perdu aujourd’hui 47 % de sa valeur.

      Comme l’indique le graphique ci-contre à droite, on a manqué de peu le record du siècle, celui de 1929. Reste à voir si, à 700 jours de crise, on n’aura pas battu ce record célèbre...

      Et donc voici mon nouveau « pronostic », ou plutôt mes réflexions actuelles telles qu’en l’état. La santé des bourses mondiales est menacée par trois facteurs de danger : 1 - La descente boursière en cours, qui risque de continuer sur sa lancée, accentuée par les inquiétudes relatives au secteur financier, dont la valeur continue de se déprécier. 2 - L’instabilité des monnaies non-Euro dans les pays d’Europe Centrale et Orientale, dont on parle beaucoup trop depuis deux semaines, ainsi que de la Livre Sterling, mise sous pression par l’étiolement du système bancaire anglais. 3 - Le système politico-financier (FMI, Banque Centrale Européenne, Fed, Bank of England, Bank of Japan), qui risque de se faire déborder par la quantité d’ardoises à éponger dans les grandes banques.

      Pour ce qui est des points 2 et 3, lire ou relire notre article sur la conjoncture européenne :

      [La Crise pour les Nuls : "Le nez dans l’Armageddon"]

      Si la descente de février 2009 s’arrête et que le système politico-financier est toujours cohérent (pas de faillite "Islandaise" dans d’autres pays industrialisés), le prochain rendez-vous avec les sueurs froides sera pour le début du second trimestre 2009, avec les publications des comptes des grandes banques internationales. Restera alors à attendre Octobre 2009, qui devrait re-tester le creux de février actuellement en cours de formation. On aura alors récolté les fruits de l’année et il sera possible d’infirmer ou de confirmer ce que les banquiers mondiaux savent depuis longtemps...

      [La Crise pour les Nuls : "La dépression officiellement annoncée, le FMI crache le morceau"]

      ...et qu’ils nous ont caché pendant deux ans derrière les oripeaux de leur réthorique de technocrates :

      [La Crise pour les Nuls : "Le choc du kung-foutre"]

      En attendant, depuis quelques semaines, les annonces officielles quant à la dépression se multiplient. On est visiblement passés de la phase du compte-gouttes à celle du volte-face. Dans l’ordre :

      • Lundi 9 février 2009, le FMI a ouvert le bal, par la voix de son porte-parole Dominique Strauss-Kahn :

      [La Crise pour les Nuls : "La dépression officiellement annoncée, le FMI crache le morceau"]

      • Ensuite, jeudi 12 février, nous avons eu Mr. Balls, aide de camp du premier ministre anglais, Gordon Brown, qui vient d’annoncer en comité restreint l’écroulement en cours de toutes les banques, dont les avoirs fondent comme neige au soleil, et une dépression encore plus grande que la Grande Dépression :

      [La Crise pour les Nuls : "Armagedon ou Harmageddon ?"]

      • Vendredi 20 février, le spéculateur milliardaire Georges Soros a annoncé qu’il ne voyait toujours pas le bout du tunnel de l’implosion financière en cours :

      [Reuters : "Soros sees no bottom for world financial ’collapse’"]

      • Et de concert, Paul Volcker, gouverneur de la Réserve Fédérale des États-Unis de 1979 à 1987, et membre de l’équipe Obama, annonce le pire :

      [Reuters : "Volcker : Crisis May be Even Worse than Depression"]

      Conclusion : le compte-gouttes s’accélère, la dépression sera très bientôt à la télé, et en vente chez Sarkoland ou à votre Van RompShop du coin.

      C’est quand même curieux, toutes ces annonces officielles qui tombent en même temps, alors que les Cassandres francs-tireurs de la dépression (Nouriel Roubini, Ambrose Evans-Pritchard, Barry Ritholz, Meredith Whitney, Nassim Taleb) hurlent au loup depuis des mois, voire des années …

      Voir en ligne : http://lacrisepourlesnuls.blogspot....

  • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

    21 février 2009 22:16, par Didier
    Il ne suffira pas de ne pas aller voter.... car nous savons bien que la démocratie ne se limite pas à une urne ! C’est aussi le moment de manifester et de se manifester pour exiger d’autres choix politiques et démontrer que l’Europe n’est qu’une techno-structure au service des capitalistes préoccupés par les taux de profit et qui n’hésitent pas à se faire une guerre économique en sacrifiant les peuples (chômage). A l’heure actuelle, les gesticulations et les menaces de la Commission de Bruxelles sont bien misérables et ne font peur à personne. Et les zélateurs de l’Europe capitaliste, Sarkozy en tête, ont bien compris que les choses se jouent en France, et que les 3% de déficit ce n’est pas la priorité. Même s’il ne faut bien sur pas être dupe... mais ce qui compte vraiment c’est le rapport de force politique et l’abstention n’est qu’un aspect de ce rapport de force. Didier.
    • NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret 23 février 2009 14:23, par perlikov

      oui, l’abstention, le vote nul ou blanc sont une bonne solution pour exprimer notre profond refus de l’europe capitaliste, mais voter pour une liste clairement pour le démantélement de l’UE et du capitalisme serait encore mieux, problème la pseudo gauche radicale (NPA/lo/pcf+pg) sont pour "rendre l’UE plus sociale", celà s’appelle de l’aménagement du capitaisme, rien d’étonnant souvenos nous que tous ces partis ont appelé à voter "social-capitaliste au 2ème tour des présidentielles de 2007 et que nombreux de ces opportunistes sont élus aux municipales en 2008 sur des listes plusque large ( de LO au PS, voir au modem ( comme la mairie d’aubagne pcf ??)), rien à attendre de ces organes politiques et leurs accords de sommets, ils participent à l’alternance capitaliste....la fameuse lutte des places !!

      D’autres plus courageux préfèrent la lutte des classes et préparent des listes marxistes léninistes,

      C’est le parti de Rolande PERLICAN : COMMUNISTES se présentera dans les 7 circoncriptions de métropole ( voir le rapport d’introduction du Comité National de COMMUNISTES du 7 février 2009 sur http://www.sitecommunistes.org/ Aidons ces camarades financiérement, car la participation à des élections bourgeoises coûtent très chers !!

      Amicalement,

      perlikov.

      Voir en ligne : Des listes "COMMUNISTES" aux européennes de 2009 : Détruisons l’UE !!


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>