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Le « gros mot », c’est : ‘lobby’ ou ‘juif’ ?
« Lobby or not Lobby » telle est la question
par Jean LEVY

samedi 3 septembre 2011, par Comité Valmy



Le « gros mot », c’est :‘lobby’ ou ‘juif’ ?

« Lobby or not Lobby » telle est la question

par Jean LEVY

Sud Radio est dans le collimateur des autorités.

Se voulant sans tabous, la chaîne a laissé un auditeur parler au micro de l’existence d’un « lobby juif » en France.

Le scandale est immédiat.

Des poursuites judiciaires sont engagées.

Pourquoi cette « émotion » dans les médias et le monde politique ?

Revenons sur les termes employés.

Un « lobby », c’est une organisation qui défend, en exerçant une pression, les intérêts particuliers d’un groupe, d’une collectivité, de nature commerciale, industrielle, voire politique.

La pratique en est généralisée aux USA, reconnue par la loi américaine.

En France, il y a eu toujours des « lobbies », jamais avalisés par la législation, faisant pression sur les parlementaires pour que ceux-ci appuient ou refusent telle ou telle mesure en faveur ou en défaveur d’intérêts privés.

Venons-en à l’expression entendue à Sud Radio, qui a fait scandale :

un « lobby juif ». Autrement dit, existe-t-il dans notre pays une ou des organisations qui défendent particulièrement les intérêts des « juifs » ?

Poser ainsi la question n’a aucun sens.

La population qui se sent « juive », ou qui reconnaît avoir une ascendance juive, n’est nullement menacée. Aucun besoin pour elle de se « défendre ».

Certes, il existe des traces d’antisémitisme dans les milieux d’extrême droite.

Mais rien de comparable avec la situation d’avant-guerre.

Dans cette période, la presse qui se revendique de l’antisémitisme fait florès. Le quotidien L’Action française royaliste rayonne sur 50.000 lecteurs. Des hebdomadaires, Gringoire, Je suis partout, tirent au total à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires.

A la Chambre des Députés, des parlementaires sont agressivement antisémites sans que leurs propos choquent nombre de leurs collègues. Naturellement, presse et hommes politiques faisant alors métier d’antisémitisme, feront carrière à Vichy, au sein du gouvernement du maréchal Pétain, qui revendiquait haut et fort sa haine des « juifs », et à Paris, dans la Collaboration avec l’Allemand.

A l’époque, le vocable utilisé par eux, c’est "judéo-bolchévique", associant les juifs aux communistes, comme ennemis de l’Europe nouvelle.

Cette attitude a disqualifié, après-guerre, l’antisémitisme, poussé à l’extrême par l’Allemagne nazie dans l’anéantissement en Europe, d’une population d’origine juive, forte de cinq millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Aujourd’hui, le problème n’est plus le même.

Depuis 1948, l’Onu a reconnu en Palestine un Etat qui se revendique comme "juif", Israël. Crée sur des terres arabes, où cohabitaient les deux populations, l’Etat hébreu, par la violence et la guerre, forte de millions d’immigrants venus de tous pays, a imposé sa loi au peuple palestinien occupé.

Cette situation a été rendue possible grâce au soutien sans faille des Etats-Unis, considérant Israël comme un pion décisif dans sa stratégie impériale au Moyen-Orient. Mais aussi, du fait du poids de la population juive américaine, organisée en « lobby », pesant lourdement politiquement et financièrement, sur la Maison Blanche et le Congrès américain.

Israël, sous la bannière du sionisme, idéologie raciste, se revendique comme étant l’Etat « de tous les juifs » du monde, faisant de ceux-ci, une race à part et, naturellement supérieure. Ce sentiment conduit, en France, un certain nombre de personnes se revendiquant de la judéité, à considérer l’Etat hébreu, comme l’Etat protecteur, donc à défendre prioritairement contre toute critique, qualifiée immédiatement « d’antisémite ».

Le CRIF, comme des organisations, telle la Ligue de Défense Juive, appuyés par l’ambassade d’Israël, se mobilisent en permanence pour défendre, en toutes occasions, l’Etat hébreu et sa politique d’agression et d’oppression raciste, au service de l’impérialisme américain. Cette orientation est soutenue, bien entendu, par le monde politique et médiatique français, qui partage sans réserve, cette option.

Peut-on dire pour autant qu’il s’agit d’un « lobby juif » ?

Le terme parait inadéquat car de nombreuses personnes d’origine juive condamnent sans réserve Israël et sa politique.

Peut-être pourrait-on dire qu’il s’agit d’un « lobby sioniste », si on se réfère à l’idéologie dominante en Israël et partagée aux Etats-Unis, voire dans certains secteurs en France.

En fait, dans notre pays, le poids des soutiens à Israël, et la censure de fait imposée à toute critique, relèvent d’un choix politique, d’un choix de classe, en faveur de l’impérialisme et du colonialisme, valeurs essentielles de l’Etat hébreu.


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