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L’ancien ministre libanais Michel Samaha : le bouclier antimissile en Turquie contre la Russie et l’Iran
Dépêches Al Manar...

mercredi 28 septembre 2011, par Comité Valmy


Radar de l’Otan en Turquie : une grave menace pour la Russie Photo el sa légende : RIA Novosti


L’ancien ministre libanais Michel Samaha fait partie de ceux qui suspectent le rôle de la Turquie dans la région. Commentant les dernières positions turques, en l’occurrence la rupture des relations avec Israël et le déploiement du bouclier anti missile, il affirme pour notre site : « le bouclier anti missile est directement adressé contre l’Iran et la Russie. Quant à la dernière position turque contre Israël, elle vise à couvrir la position américaine stratégique ».

Selon lui, toutes les informations que la Turquie fournissait à Israël d’une façon directe lui parviendront indirectement, via les Etats-Unis ou une partie tierce. Samaha soupçonne Erdogan de vouloir ressusciter le rôle impérial de la Turquie. « Mais la réalité empêchera son exécution », a-t-il rétorqué.

D’après cet ancien dirigeant du parti des Phalanges-Kataëb et dont il s’est démarqué, les dernières positions d’Ankara, dont le déploiement du bouclier anti missile ont sabordé le credo du chef de la diplomatie turque Davutoğlu du « zéro problème » en politique étrangère. « La Turquie a maintenant des problèmes avec son entourage, en l’occurrence la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Syrie au moins » estime-t-il.

A la question de savoir si Ankara voulait créer une zone tampon à sa frontière avec la Syrie, cet ancien ministre de l’information répond : « ils ont essayé dans le passé de créer plusieurs régions tampons mais ils n’y sont pas parvenus. Il faut signaler que dans l’histoire moderne, l’armée syrienne n’a jamais déployé ses forces à la frontière avec la Turquie. Mais cette fois-ci la position fut prise : elle a imposé son contrôle dans la région allant de Jisr-é Choghour jusqu’à la frontière ». Samaha soutient que « le commandement de l’armée turque a pris la décision de ne pas obéir aux ordres d’Erdogan, et ne voulait pas paraitre hostile à l’armée syrienne, lorsque celle-ci entreprit sa démarche surprenante, parce qu’elle ne voudrait pas que se forme à la frontière du pays une région régie par l’extrémisme religieux, ethnique ou confessionnel et qui puisse s’étendre en profondeur à l’intérieur turc ».

Et de poursuivre : « ils peuvent en revanche armer des bandes comme ils le font d’ailleurs, et leur créer des zones à la montagne de Zawiyé, en raison de sa topographie, mais elle ne sera certes pas infranchissable à l’armée si elle décide de les réprimer. Sachant que jusqu’à présent, celle-ci se contente de régler cette affaire autrement, car la région est formée de villages dont certains sont particulièrement extrémistes, alors que d’autres villages sont pris en otages par ces bandes ».

Concernant la situation intérieure syrienne, Samaha n’a pas exclu qu’elle fasse l’objet d’opérations perpétrées par des services d’intelligence, comme les embuscades, les liquidations et les explosions : « avec la présence du général David Petraeus à la tête de la CIA, et vu que les évènements syriens sont commandités par la Chambre des opérations du Commandement central de l’armée américaine, en coordination avec certains responsables, à l’instar de Feltmann et de sa clique, et par leur chambre d’opération située au Qatar, et financé par lui, je ne serai pas étonné que des attentats spéciaux et secrets soient réalisés par les services de renseignements étrangers et arabes, en collaboration avec des hommes armés. Mais jusqu’à présent, une seule opération semble avoir été commise par ce genre de gens, celle de l’explosion du gazoduc. J’ai vu en Europe le rapport technique de cette opération, il confirme que l’explosion a été perpétrée par un groupe hautement perfectionnée, aussi bien en matière de savoir que d’exécution. C’est un travail de professionnel quoi ».

Samaha évoque dans son entretien les tentatives de vouloir faire passer des armes à certaines parties syriennes à partir du Liban. « Imagine qu’ils ont capturé un membre des Forces libanaises, et je ne sais pas si les FL sont impliquées dans son affaire, pour avoir faisait passer des armes à la Syrie. Durant son interrogatoire, certaines personnalités ont interféré pour sa libération. On l’a alors relâché sous prétexte qu’il voulait faire passer des armes à Gaza, et non à la Syrie ».

Interrogé sur l’éventualité que les États-Unis et leurs alliés attaquent la Syrie comme ils ont fait avec d’autres, Samaha a vivement mis en garde contre elle.

« Le Hezbollah qui se trouvait dans une zone bien délimitée et à découvert a affronté le monde entier en 2006, pendant 33 jours et Israël n’a pas pu poursuivre sa guerre. La Syrie est un état, et personne ne sait ce quelle détient et comment elle va se défendre. S’ils commettent l’erreur de l’attaquer, ils le feront d’une façon traditionnelle, et via des procédés de renseignements, alors que la riposte syrienne ne sera pas traditionnelle, j’ignore sa nature. Je rappelle que le Hezbollah a fait e qu’il a fait grâce à ses capacités. Je ne pense pas que la Syrie est moins équipée que le Hezbollah », a-t-il signifié. Et d’ajouter : « j’ai entendu parler de réunions et d’entrainements qui ont lieu dernièrement en Russie et qui visent à entrainer des groupes militaires syriens sur de nouveaux types d’armements qui pourraient être balistiques ».

le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem : les Occidentaux veulent fragmenter la Syrie

Les Occidentaux essayent de semer "le chaos total" en Syrie en vue de "fragmenter" le pays, a accusé lundi à l’ONU le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem.

Le chef de la diplomatie de Damas a affirmé devant l’Assemblée générale des Nations unies que les manifestations étaient devenues le "prétexte à des interventions étrangères".

M. al-Mouallem a ajouté que des gouvernements étrangers cherchaient à saboter la coexistence entre les différentes communautés religieuse en Syrie.

"Comment pourrions-nous expliquer autrement les provocations médiatiques, le financement et l’armement de l’extrémisme religieux ?" a-t-il dit. "Quel autre but cela pourrait-il servir que de semer un chaos total qui aboutirait au démantèlement de la Syrie ?"

M. al-Mouallem a en outre assuré que le peuple syrien était "déterminé à rejeter toute forme d’intervention étrangère".

L’Union européenne et les Etats-Unis, qui ont déjà imposé des sanctions contre le régime syrien, font pression sur le Conseil de sécurité pour adopter des sanctions à son tour mais la Russie et la Chine, deux membres permanents, s’y opposent.

La Chine met en garde contre toute action internationale contre la Syrie

Invité par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton à apporter son soutien à une résolution du Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi a adressé une mise en garde voilée contre toute action internationale contre la Syrie.

"La communauté internationale doit respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie, agir et réagir avec prudence afin d’éviter de nouveaux bouleversements qui menaceraient la paix régionale", a-t-il plaidé, lors d’un discours lundi devant l’Assemblée générale.

Pékin "souhaite que les différentes parties syriennes fassent preuve de retenue pour éviter toute forme de violence et de nouvelles effusions de sang et apaiser au plus vite la situation", a-t-il souligné.


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