COMITE VALMY

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Tribune libre dans l’Humanité Mercredi 18 mars 2009

Elections Européennes : POUR SORTIR LE PCF DE L’IMPASSE, Il FAUT CHANGER D’ORIENTATION ! Par André Gerin, Député et Maire de Vénissieux (Rhône).

mercredi 18 mars 2009, par Comité Valmy

Nous espérons que cette juste prise de position d’André Gérin contribuera à faire progresser dans le PCF, le retour à la compréhension de la nécessité du combat pour la reconquête de l’indépendance nationale et de la souveraineté du peuple-nation. La lutte des classes a pris un caractère national, patriotisme et internationalisme s’y conjuguent. Comité Valmy

Elections européennes : pour le PCF, sortir de l’impasse

La plupart des documents du PCF concernant l’Europe omettent tous dans leur argumentation la clé de voûte. Ils poursuivent l’abandon, le reniement idéologique de l’identité communiste. C’est le programme a minima du Parti de gauche européen.

Changer d’Europe, est-ce possible sans poser la question de l’indépendance et de la souveraineté nationales ? Depuis cinquante ans, l’Union européenne se construit, sans le dire, comme un super-État qui en impose chaque jour davantage aux États nationaux. Combien d’heures et de nuits ont passé les députés et les sénateurs

à transcrire dans le droit français des directives européennes ?

L’Union européenne veut faire mettre un genou à terre aux États nationaux pour casser les acquis que les peuples ont conquis au fil de leurs luttes. Le projet Balladur sur la réforme institutionnelle, en supprimant des communes et des départements pour leur substituer des grandes agglomérations entrepreneuriales, aboutit à la démolition de la Constitution issue du Conseil national de la Résistance.

L’Union européenne est un bloc impérialiste héritier du plan Marshall de 1947 et, comme tout bloc, une force menaçante vis-à-vis des forces de progrès, des pays émergents, en contradiction frontale avec les valeurs du socialisme et du communisme.

Laisser croire que l’on peut changer d’Europe sans reconquérir notre souveraineté nationale est une illusion. Où seraient les forces capables d’un tel miracle ? Peut-on imaginer une Europe sociale, socialiste, de progrès - employons le qualificatif que l’on veut - qui repose sur une domination des États nationaux ?

Tout le monde sait que je suis contre le Front de gauche. Mais admettons que je sois pour… Je ne comprends vraiment pas comment on peut se déclarer contre la politique de Sarkozy et pour l’Union européenne. La discrétion de la direction du PCF sur la présidence française de l’UE, les six derniers mois de 2008, est stupéfiante ! Est-ce à dire que nous approuvons le Sarkozy, président de l’Europe, tout en désapprouvant le Sarkozy président de la France ?

Voulons-nous être dupes du jeu sordide qui se joue autour de nos industries, quand Sarkozy fait mine de les défendre tout en laissant l’Europe condamner toute velléité de relocalisation et continuer de chanter les louanges du « marché libre et non faussé » ? Le PCF est-il devenu européo-sarkozyste ? « Retour à gauche », « union de la gauche », ces mots n’ont aujourd’hui plus de sens. Quel rôle historique pour le Front de gauche ? Servir la promotion de Jean-Luc Mélenchon ? Nous assistons à la naissance d’une énième filiale du Parti socialiste avec un Parti communiste qui se marginalise !

A-t-on le droit de proposer un nouveau modèle de développement pour la France et pour l’Europe ? Nous le savons d’expérience, l’union ne peut se résumer à un bloc de partis. Elle doit être celle des travailleurs, des citoyens, des élus sur des projets de transformation sociale. Est-ce absurde pour l’Europe de proposer trois grands principes ?

- La paix au sein et en dehors de l’Union européenne. Si on commençait par signer des accords de politique étrangère, par signer un véritable traité de paix et de coopération entre les pays européens. (Il est bizarre que cette question ait toujours été laissée de côté.)

- Les traités européens. Si on commençait par abroger tous les traités qui s’opposent aux droits fondamentaux de chaque nation (revenir à leur souveraineté), concernant les lois sociales, la protection des travailleurs, l’intervention de l’État dans l’économie, les nationalisations, etc.

- Les coopérations. Si on développait la coopération entre les nations européennes autour de projets industriels, de recherche, d’aménagement du territoire, des transports, projets cofinancés par les États sur la base du volontariat et coordonnés à l’échelle européenne, voire plus largement.

Les dix propositions présentées par Marie-George Buffet sont très loin de correspondre à l’attente du mouvement social et des peuples. Pour répondre aux puissantes exigences qui montent dans le pays, nous devrions avoir l’audace d’oeuvrer au rassemblement du peuple de France sans arrière-pensées électoralistes, l’audace de participer à la construction d’un front de lutte à l’image de ce qu’a réalisé le LKP en Guadeloupe, où chacune des forces politiques a préservé son identité.

Le PCF se dirige vers une impasse. Il faut le dire tout net, avec le Front de gauche, c’est la confusion, c’est la dilution. Comment croire dans ces conditions que l’électorat populaire retrouvera les ressorts de son vote « non » en 2005 ?

2 Messages de forum

  • la FRANCE perd de plus en plus son identité,a force de l’avoir laissé croire au veau d’or,nous avons perdu l’essentiel de notre communauté.votre reaction saine trouve de moins en moins d’échos,le peuple a de plus en plus de réactions personnelles etant emprisonné par les dettes dues au pouvoir capitaliste,quelque soit notre reaction ce pouvoir ira jusqu’au bout de ce qu’il a mis en place depuis le traité de rome,il suffit de s’en rendre compte rien sur le traité de maastrich ou m sarkozy a pris les pleins pouvoirs en contredisant notre vote NON.LA conquete de l’europe par les ultra-libéraux,comme au temps de la conquete de l’amerique nous fera parquér dans les régions,comme les indiens dans des reserves.
  • CONNANGLE Michel Militant PCF et membre du mouvement de la paix Le 27 mars à Bordeaux, avait lieu un rassemblemnt du front de goooche, je pensais pouvoir y exprimer mes idées par le biais de la déclaration qui suit. mais comme c’était un miiiiiiiiiiiiiiting seul le sommet avait droit à la parole et à la claque. voila l’expression que je souhaitais transmettre : Faire évoluer l’exploitation des hommes par le capital, du niveau d’un pays au niveau d’un continent et notamment de l’Europe ne m’interresse pas et je crois que jusque là on est tpous d’accord. Deplus aujourd’hui on est bien au delaà de ces frontières, et en particulier pour ce qui concerne les délocalisations en Afrique ou en Asie, en sachant tout le malheur et la précarité que cela entrainne en particulier pour les salariés Français. Aujourd’hui ce n’est plus à des frontiéres géographiques auxquelles nous somme confrontés, mais des fronfières géo-ploitique du nivauu mondial , gérées par des "extras terrestres" et au sein desquelles la guerre des ressources bas son plein et donne le jour à des guerres tout court, les capitalos vivent de la souffrance et de la mort des peuples. iLS SE SUCRENT du malheur qu’ils créeént et je crains qu’un jour, si on laisse faire les frontières ne se limiterons plus à l’Europe ou à des continents ou des pays, mais que ces pays s’appelleront Générals motor, carrefour, honda, banque x ou Y etc...on est déja sur cette voie Alors la conception de votre Europe je n’en n’ai jamais voulu et surtout je n’en veux plus. Par contre, s’il s’agit d’avoir des députés qui, sans se faire d’illusions sur le nombre et donc le poids qu’il vont peser pour l’instant, vont se battre becs et ongles, avec l’appui du peuple et en respectant sa volonté pour une Europe de paix, pour une europe des peuples, pour une europe des droits sociaux, une europe humaine, un eeurope du plein emploi et du partage des richesses créées, il faut effectivement réfléchir au comment et avec qui. Mais cette procédure, cette démarche , ne doit elle pas commencer au plus prés de nous, dans nos entreprises, dans nos quartiers, dans notre propre pays. La priorité, n’est elle pas de de se battre avec tous ceux qui le souhaitent, pour abolir ce capitalisme, en crise pour les plus défavorisés et en plein essor pour les "parachutés dorés" ? la priorité n’est elle pas de fédérer, de rassemblée, pas autour de deux ou trois chefs de "partis", mais autour du plus grand nombre ? la priotité, n’est elle pas à la signature urgente d’un traité de paix entre les peuples européens d’abord et au delà bien entendu ? la priorité, n’est elle pas dans l’immédiat de revenir à des bases plus équitables pour tous à commencer par la concertations et la démocratie envers chaque peuple, mais aussi à l’intérieur de nos partis , envers nos propres adhérents respectifs , La priorité n’est elle pas de sortir de cette Europe du fric ? Pour moi, parti de gauche, front de gauche, communiste, socialisme sont des mots ou des associations de mots qui ne me dérangent pas, au contrire. Ce qui me dérange, c’est que je n’ai été informé de ce mouvement que par voie de tract,le 19 mars, jour dela manif comme tout le monde !!!! et si je m’arrêtais à cela, je pourrais me demander à quoi sert mon appartenance à un parti politique. En cherchant un peu plus sur le net, j’ai même découvert qu’il y avait déja eu le zenith, enfin pas de quoi satisfaire mon, appétit de démocrate et surtout de communiste. A partir de là, à part ce que je viens d’exprimer,il va m’être trés difficile d’aller faire la réclame pour Mr Mélanchon, surtout aprés avoir vécu le programme commun il y a trente ans et savoir comment se déploient les forces socialistes aujourd’hui (encartées ou non)les alliances vont tout de même de l’UMP en ^passant par des clins d’oeuil au MODEM et une association "franche" avec le sommet du PCF. Voila ce que je pense aujourd’hui, puisque l’on ne me l’a pas demandé avant, et je suis en train de me demander l’efficacité que je vais avoir à convaincre de voter pour ce front de goooche à partir de ma rflexion à haute voix à mon avis ,il vaut mieux que je m’abstienne et que j’attende d’aller crier mon désacord avec le capital dans la rue et de peser avec en bas tous les mécontents du systéme . A l’avenir essayons de se parler de bas en haut ou vice versa, mais il va falloir faire vite parceque ca risque de bouger sans ceux qui veulent la lutte des places. A savoir que je n’ai pas pu m’exprimer, pussque c’était un meeting et donc la base devait écouter.

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