COMITE VALMY

Accueil du site > - ANTI-IMPERIALISME - Solidarité entre les peuples et nations (...) > Syrie : une libanisation fabriquée. Compte-rendu de mission d’évaluation (...)

Document à ne pas manquer

Syrie : une libanisation fabriquée.
Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des protagonistes de la crise syrienne

janvier 2012, par Comité Valmy


Le Comité Valmy a reçu le document important concernant la situation en Syrie et disponible ci-dessous. Nous estimons utile de le porter immédiatement à la connaissance de nos amis et plus généralement à celle des visiteurs de notre site. Il s’agit d’un élément significatif et bienvenu dans la bataille des idées refusée par la presse domestiquée.
Le relai de ce remarquable travail d’enquête ne signifie pas nécessairement toutefois, un accord entier et sans nuances avec le contenu d’une analyse qui demeure de la responsabilité de ses auteurs. CB.

CIRET-AVT et CF2R
11-02-2012

"Syrie : une libanisation fabriquée.

Rapport rédigé en collaboration, Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), Paris, janvier 2012 (traduit en anglais et en arabe).

PRÉAMBULE

Organisée a l’initiative du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R1) et du Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT2), une délégation internationale d’experts s’est rendue en Syrie du 3 au 10 décembre 2011, afin d’évaluer la situation syrienne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les protagonistes de cette crise qui dure depuis neuf mois. Elle a complété sa mission d’évaluation par des rencontres avec divers représentants de l’opposition syrienne.

Les principes qui ont guide l’action de la délégation sont les suivants :

- attachement aux principes démocratiques : liberté, droits de l’homme et de la femme, résistance a l’oppression tels qu’affirmes dans les actes et décisions de l’ONU ;
- sécurité et sauvegarde des populations civiles ;
- neutralité dans le conflit ;
- opposition a toute intervention militaire étrangère transgressant le droit international, ou fondée sur un prétendu droit d’ingérence en contradiction avec les principes fondateurs de l’ONU ;
- énonciation des faits excluant tout jugement ;
- sens critique ;
- interdiction de la promotion de leurs intérêts nationaux par les membres de la délégation. (...)


RÉSUMÉ

La crise syrienne s’est ouverte le 15 mars 2011. Selon les Nations unies, celle-ci aurait cause environ 5 000 victimes (décembre 2011).

Elle peut être qualifiée de « libanisation fabriquée ». Elle a connu trois phases successives :

- l’amorce d’un mouvement social demandeur de plus de libertés civiles et politiques en résonance avec les " révolutions " tunisienne et égyptienne de janvier et du printemps 2011 ;

- l’affirmation d’une radicalisation confessionnelle débouchant sur des opérations terroristes et la formation de trois zones de confrontation armée rappelant la guerre civilo-régionale libanaise (1975-1989) : Deraa, Homs et Itlib ;

- la cristallisation d’une confrontation sunnites/chiites recouvrant la dualité géopolitique des néo conservateurs américains qui inspire toujours l’agenda de l’administration démocrate actuelle, a savoir les pays arabes dits « modérés » a ceux appartenant a un axe dit du « mal  » : Iran, Syrie, Hezbollah et Hamas. Notre constat principal est que le dossier iranien conditionne largement la gestion de la crise syrienne.

Cette « libanisation fabriquée » l’est par trois groupes d’acteurs principaux :

- le régime syrien, ses unités militaires opérationnelles et ses différents services de sécurité ;

- les responsables politiques et confessionnels dont les Frères musulmans et les chefs de groupes salafistes soutenus par les gouvernements ou des forces politiques des pays voisins : Jordanie, Liban, Turquie et, dans une moindre mesure, l’Irak ;

- les puissances régionales et internationales impliquées dans la zone  : le Qatar, l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, la France.

Les medias des pays du Golfe, relayes par les grands groupes de presse anglo-saxons et leurs homologues européens et français sont devenus des acteurs de premier plan dans cette crise dont la couverture «  globale » vise prioritairement la destruction du régime de Damas, à l’image du processus libyen.


Pour lire le rapport : cliquer ici

PDF - 936.5 ko

Mise en ligne CV le 13 février 2012


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette