COMITE VALMY

Accueil du site > - ANTI-IMPERIALISME - Solidarité entre les peuples et nations (...) > L’Alba : Alternative Bolivarienne pour les Amériques par Eva r-sistons

L’Alba : Alternative Bolivarienne pour les Amériques par Eva r-sistons

samedi 18 avril 2009, par Comité Valmy


Voir en ligne : le dossier spécial Amérique Latine sur le blog d’Eva

L’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) (Alternativa Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. D’abord évoquée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d’un sommet, en décembre 2001, des chefs d’Etat de la Communauté des Caraïbes, l’ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d’un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l’initiative, qui visait d’abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington.

Histoire :

Elle a été pour la première fois évoquée par le président Chávez lors du 3ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Caraïbes (Caricom), en décembre 2001, comme alternative à la Zone de libre-échange des Amériques promue par les États-Unis. Se réclamant en partie du « libérateur » Simon Bolivar, Chávez l’a décrite ainsi :

« Il est temps de repenser et de réinventer les processus affaiblis et agonisants d’intégration sous-régionale et régionale dont la crise constitue la plus évidente manifestation d’un manque de projet politique commun. Heureusement, en Amérique latine et dans les Caraïbes, il souffle un vent favorable au lancement de l’ALBA en tant que nouveau schéma intégrateur qui ne se limite pas au simple commerce mais qui se fonde sur nos bases historiques et culturelles communes et qui vise à l’intégration politique, sociale, culturelle, scientifique, technologique et physique ».

L’Association bolivarienne pour les Amériques est officiellement née à La Havane, en avril 2005, par la signature d’un Traité commercial des peuples (TCP) entre le Venezuela et Cuba. Le but du traité est d’échanger des services médicaux cubains contre du pétrole vénézuelien.

Le TCP est signé une année plus tard, le 29 avril 2006, par Evo Morales, le président de la Bolivie[1], quelques jours avant que ce dernier annonce sa volonté de nationaliser les hydrocarbures. Les trois chefs d’États s’engagent à lutter contre l’analphabétisme et le chômage, tandis que Cuba s’engage à prendre en charge les soins ophtalmiques des Boliviens qui ne pourraient s’offrir ces traitements.[1]

Le 16 janvier 2007 les nouveaux Présidents des Républiques du Nicaragua (Daniel Ortega) et d’Équateur (Rafael Correa) ont annoncé de concert leur intention de participer à l’ALBA. Le Nicaragua a depuis rejoint l’ALBA[2], mais l’Equateur a finalement fait part, en juin 2008, de sa décision de ne pas intégrer l’organisation [3]. Rafael Correa avait posé comme précondition à l’intégration de son pays que Caracas rejoigne la Communauté andine, organisation que le Venezuela avait quitté en 2006 suite à la signature d’accords de libre-échange entre les Etats-Unis, la Colombie et le Pérou.

En janvier 2008, la Dominique rejoint l’ALBA.[4]

Le 25 août 2008, le président conservateur du Honduras Manuel Zelaya signe un accord pour que son pays rejoigne l’ALBA[5] (..) L’executif s’est en outre distancé de la posture antiaméricaine de Chavez, revendiquant par la voix d’un conseiller son "non-alignement".

Le 16 avril 2009, "Le sucre, système unique de compensation régionale (pour le commerce) est né", a déclaré le président vénézuélien après la signature d’un accord sur ce point entre les participants au sommet de l’Alba qui se tenait jeudi à Cumana.

Buts :

Sur le plan économique, l’ALBA vise à favoriser la logique coopérative, plutôt que la création d’une zone de libre-échange avec les Etats-Unis qui passe par un abaissement des droits de douanes, voire leur suppression. Elle s’oppose ainsi directement au « consensus de Washington » qui prônait dans les années 1990 la déréglementation et l’implémentation de mesures néolibérales. Plutôt que d’ordonner des privatisations, l’ALBA favorise au contraire le secteur public [7].

Le Venezuela peut compter sur ses ressources pétrolières pour convaincre certains Etats de la région, énergiquement dépendants. L’ALBA ambitionne par exemple de créer une compagnie pétrolière commune, Petrosur, une équivalente à l’échelle de l’Amérique latine de Petrocaribe, qui regroupe des Etats membres du CARICOM. Outre Petrosur, TeleSUR, une télévision commune conçue comme sorte d’Al Jazeera pour l’Amérique latine, a été lancée en 2005, afin de concurrencer les chaînes CNN et ABC. Le capital de TeleSUR est réparti entre le Venezuela, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay (dans l’ordre d’importance).

Des transferts de technologie sont aussi mis en œuvre [7].

Mais la coopération pourrait s’étendre à d’autres domaines :

* en matière de santé : Cuba a déjà passé des accords de coopération en matière de santé avec le Vénézuela : ce dernier livre du pétrole à un tarif préférentiel en échange de l’envoi de médecins par Cuba [7]. * a termes, la défense des Etats pourrait également faire l’objet de coopération renforcée.

Outre les gouvernements, l’ALBA est dotée d’un Conseil des Organisations Sociales, qui représentent les mouvements sociaux, et est doté du même statut que le Conseil des Ministres [7]. Aussi appelé Conseil des mouvements sociaux, celui-ci est ouvert aux associations de pays d’Amérique latine n’ayant pas rejoint l’ALBA [7].

* (es) Site Internet Officiel de l’ALBA * (fr) Cathy Ceïbe, L’or noir, arme contre le modèle néolibéral, L’Humanité, 10 septembre 2005 * (fr) « Sainte trinité » contre l’impérialisme, L’Humanité, 3 mai 2006


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette