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Espagne : "NON à l’austérité européenne !" ont affirmé des millions de grévistes et de manifestants

dimanche 1er avril 2012, par Comité Valmy


L’ESPAGNE DIT "NON" A L’AUSTERITE EUROPEENNE

Grève générale massive

et manifestations de masse

MADRID - Une grève générale a paralysé jeudi l’Espagne à la veille de la présentation d’un projet de budget d’austérité "très sévère" par le président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy.

Ce mouvement visait à s’opposer à une réforme du marché du travail assouplissant les conditions de licenciement et permettant aux employeurs de baisser les salaires.

Les usines et les ports, dont ceux de Valence et de Séville, sont restés fermés, tandis que les télévisions publiques ou régionales et les transports ont connu de nombreuses perturbations durant toute la journée.

Le mouvement était considéré comme un test de la patience des Espagnols face à la politique de rigueur du gouvernement en raison du déséquilibre des comptes publics qui inquiète les marchés.

Des échauffourées ont été signalées à Barcelone et à Madrid. Dans la capitale espagnole, la police avait barricadé le Parlement et 58 personnes ont été arrêtées, la plupart pour avoir tenté d’empêcher des gens de se rendre à leur travail. Dans la capitale de la Catalogne, des protestataires ont incendié des poubelles et ont jeté des chaises appartenant à des cafés.

En Andalousie, des touristes n’ont pas pu visiter l’Alhambra de Grenade.

"Cette grève générale est un succès démocratique indiscutable", s’est réjoui Candido Méndez, secrétaire général de l’Union général des travailleurs (UGT).

Les syndicats ont évalué la participation à la grève à 77%, en comptant les services minimum.

Dans les grandes villes de la péninsule, de nombreux manifestants ont défilé aux cris de "Yo a esta crisis no la pago" (je ne veux pas payer moi cette crise) ou de "Mariano (Rajoy), Mariano, no llegas a verano" (Mariano tu ne vas pas tenir jusqu’à l’été).

Les banques ont été la cible du mécontentement des manifestants, qui estiment qu’elles sont à l’origine de la crise. On pouvait notamment voir un guichet saccagé devant le siège du Parti populaire à Madrid.

Cependant, si de nombreux employés n’ont pas observé la grève, de crainte de perdre leur travail, ils ont participé massivement aux manifestations en fin d’après-midi. Devant le Corte Inglés de Barcelone, protégé par un important cordon de police, une employée a indiqué qu’elle n’avait pas pu exercer son droit de grève.

"Je viens travailler, car si je ne viens pas, ils (les patrons) me virent", a-t-elle dit, refusant de donner son nom, et entrant dans le grand centre commercial par une porte latérale.

Un peu plus tôt, la police avait procédé à 58 interpellations depuis le début, à minuit, de la grève - essentiellement des militants montant des piquets de grève pour empêcher le personnel de nuit de prendre son service dans les transports en commun, les usines et les marchés de gros.

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