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Grèce : L’activité préélectorale du KKE est en plein développement
Comaguer

11 Avril 2012

jeudi 12 avril 2012, par Comité Valmy


La Grèce est aussi en pleine campagne électorale mais on y entend d’autres discours qu’ici ainsi que des commentaires sur les élections françaises comme le montre le texte qui suit diffusé par le parti communiste grec (KKE)

L’activité préélectorale du KKE est en plein développement 6/4/2012

Le KKE intensifie son activité préélectorale bien que la date des élections anticipées n’ait pas encore été précisée : soit le 29 Avril soit le 6 Mai.

Membres et cadres du KKE intensifient leurs efforts pour s’assurer que le projet politique du KKE atteint tous les travailleurs. Tous les jours ont lieu des dizaines d’initiatives, des réunions ouvertes, des discours sont prononcés dans les usines et les universités, des visites de cadres du parti dans des lieux de travail, des petites réunions dans des cafés et des maisons où les travailleurs peuvent discuter les positions du parti avec ses cadres

Aleka Papariga, Secrétaire générale du Comité Central du KKE, a eu une activité correspondante. Cette semaine, lors d’un rassemblement dans la ville ouvrière d’Éleusis elle a souligné dans son discours :

« Nous disons à la population peuple qu’elle ne devrait pas s’inquiéter, même si cela peut paraitre choquant, pour savoir lequel des deux partis va arriver en tête et si le premier ministre viendra de la Nouvelle Démocratie (NDT : droite) ou du PASOK (NDT : parti socialiste grec), ou s’ils parviendront à un accord sur M. Papadimos (NDT :actuel premier Ministre) ou sur un quelconque technocrate ou sur une autre personne. »

Cela ne concerne pas le peuple parce que peu lui importe qui va être au gouvernement. Cela n’a rien à voir avec l’espoir que quelque chose de mieux puisse advenir. En ce sens, ce qui importe au peuple c’est de savoir : comment, le 7 mai, auront été créées certaines possibilités et conditions préalables, afin que le peuple continue désormais de l’avant, avec un mouvement sensiblement renforcé, pour mener la contre-attaque, non pas comme un slogan, mais pour l’essentiel : pour éviter le pire qui nous attend en juin — ils ont annoncé qu’ils annonceraient alors les nouvelles mesures- aussi bien que celles qui suivront.

Aleka Papariga a souligné qu’une condition sine qua non pour cela est le renforcement du KKE aux élections et a aussi ajouté :

« Je vous assure qu’après les élections, dans les années à venir, la question de la voie capitaliste de développement et la voie du développement que nous proposons dans le cadre de notre projet politique - qui s’adresse aussi aux personnes qui ne sont pas des communistes, en ce qui concerne le pouvoir ouvrier populaire et l’économie populaire, sont les questions qui viendront encore plus fermement à l’ordre du jour de différentes façons - à la fois par la polémique et par la discussion positive ».

A un rassemblement de masse d’étudiants dans l’Institut technique supérieur d’Athènes (3 avril) Aleka Papargiga a souligné que :

« Si le peuple ne réalise pas qu’il a dans ses mains les clefs du développement et s’il n’abandonne pas la logique du « il doit y avoir un gouvernement "ou" la chose importante est d’avoir un gouvernement qui soit moins mauvais que l’autre », s’il n’abandonne pas cette logique et s’il ne développe pas sa propre volonté d’ agir et de prendre des initiatives, avec les formes d’organisation anciennes et nouvelles, du bas vers le haut, si n’entend pas entrer en conflit et en rupture, la situation sera pire encore, l’évolution sera toujours pire… »

Mercredi, dans le quartier populaire de Kallithea (Athènes), A. Papariga dans son discours, a abordé notamment à la question d’un « gouvernement de gauche » :

« Hier, par exemple, Tsipras (NDT : ex dirigeant des jeunesses communistes du KKE aujourd’hui élu sur une liste de gauche que l’on peut qualifier d’alternative) a dit que si se forme un gouvernement de gauche les banquiers ne nous remettront pas les clés ». Connaissez vous un pays quelconque où après l’élection d’un gouvernement de gauche les banquiers aient remis les clés au gouvernement ? C’est le peuple qui doit prendre les clés sans l’accord de la ploutocratie, pas le gouvernement. Il faut se souvenir du Chili avec l’héroïque Allende qui a préféré mourir que de se rendre. Ils oublient peut-être lePortugal et ce qui se passe au Venezuela. C’est-à-dire, qu’ils oublient ce qui s’est passé dans tous les coins du Venezuela ; pas le fait que s’est imposé un gouvernement de gauche mais qu’a émergé un gouvernement qui, à certains stades n’a pas été acceptable à 100 % par la ploutocratie du pays. Et en passant, Tsipras dit une chose que les armateurs nous menacent. Si se forme un « gouvernement de gauche », ils retireront les pavillons grecs (des navires) et hisseront le pavillon du Libéria. Mais Tsipras affirme que leurs villas sont en Grèce et que nous allons leur appliquer des impôts. Comment est-il possible de croire qu’en imposant les villas des entrepreneurs et des armateurs en Grèce il soit possible obtenir autant d’argent ? C’est-à-dire on les laisserait garder leurs entreprises, on les laisserait partir de Grèce avec leurs bateaux, on les laisserait emporter leur argent en gardant les usines et on taxerait simplement leurs villas. Et ils disent que ces impôts permettront la reconstruction de l’économie et la redistribution de la richesse. Ils proposent des taxes sur les villas alors que ce que nous proposons nous c’est la socialisation (...) nous parlons de pouvoir ouvrier populaire. « La solution immédiate pour le peuple, aujourd’hui est un peuple fort, un KKE fort ».

Dans son discours elle a mentionné les élections en France : « Regardez l’expérience de la France. » Sarkozy a succédé au gouvernement de centre-gauche, auquel participaient les communistes et les écologistes… Lors de l’élection présidentielle, le Parti communiste a appelé le peuple à voter pour Chirac pour que Le Pen ne soit pas élu. Nous devons faire face à ce genre de probléme. Ils utilisent maintenant le « Chrisi Avgi » (une organisation fasciste) comme s’il s’agissait de « l’homme dans le sac » (NDT : en espagnol sorte de père fouettard qui enlève les enfants désobéissants en leur mettant un sac sur la tête) Karatzaferis (chef du parti nationaliste du LAOS) a fait cette proposition et ils veulent maintenant utiliser le danger du fascisme.

Que disent-ils aujourd’hui en France ? Que le premier objectif est que Sarkozy s’en aille. Et alors que va-t-il se passer ? Il y aura un second tour. Si Sarkozy n’est pas exclu dés le premier tour – voyez quelle est la stratégie des soi-disant forces de gauche et progressiste - au second tour, avec Sarkozy contre le socialiste, ils vont tous soutenir le socialiste. Dire que l’objectif principal est que Sarkozy ne soit pas élu, c’est comme si nous disions que notre principal objectif est que la ND ne forme pas un gouvernement de parti unique. Dire cela serait comme si nous disions aux gens de voter pour le PASOK.

Il n’existe pas là-bas un parti communiste - un véritable PC, non seulement avec la faucille et le marteau que dans le même temps appuie le mauvais enfant-,là-bas il n’y a pas un mouvement ouvrier classiste fort et un puissant parti communiste, là-bas le mouvement est plus vulnérable, les luttes sont plus rares et l’adversaire les contrôle plus facilement et la formation d’un mouvement de classe au niveau européen quilance une offensive coordonnée contre la bourgeoisie et ses partisà domicile est plus difficile, dans chaque pays comme dans l’Union européenne dans son ensemble », a conclu Aleka Papariga.

Le jeudi 5 avril, la Secrétaire générale a visité la région de Kozani, où elle a parlé aux travailleurs de la centrale électrique, aux élèves d’une école secondaire de formation professionnelle ainsi que dans une rassemblement politique ouvert du parti. Aleka Papariga a souligné dans son discours que les élections peuvent apporter une solution immédiate. Elles doivent se transformer en une occasion pour le peuple d’empêcher le pire de ce qui est déjà décidé, afin que le peuple à un moment donné soit le véritable gagnant. Cette solution militante véritable est que le peuple affaiblisse autant que possible la ND et le PASOK qui ont gouverné et en même temps qu’il soutienne résolument le KKE avec des milliers de voix des travailleurs et des jeunes. Aucun gouvernement qui sera élu n’a la volonté ni la capacité, ni le courage d’entrer en conflit avec le pouvoir des groupes patronaux ni en Grèce ni en Europe. Face aux gouvernements des autres partis nous présentons le KKE, qui est en première ligne pour la résurgence du mouvement pour les nouvelles luttes, ainsi que pour notre proposition de pouvoir dont le nom est : pouvoir ouvrier populaire.

Traduction de l’espagnol par COMAGUER

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