lundi 4 mai 2009, par Comité Valmy
Entretien avec André Bellon,
Ancien Président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale
20 avril 2009
Comité Valmy : Vous animez ou participez à différents groupes républicains. Vous contribuez ainsi au travail de réflexion, d’élaboration et de propositions du Comité Valmy. Vous avez appelé, dès le 12 mars, à boycotter les prochaines élections européennes de juin. Pourquoi ?
André Bellon : Tout d’abord pour que les choses soient claires : ma prise de position est personnelle et n’engage que moi-même. Je me suis petit à petit convaincu que le « parlement » européen demandait, au travers de cette élection, une légitimité qu’il n’a pas. Il est, par exemple, extraordinaire, face à la crise économique générée par la dérégulation habilement baptisée mondialisation, de voir M.Barroso, président de commission européenne, demander à renforcer encore la mondialisation et, dans le même temps, développer les moyens de propagande en faveur du vote pour le parlement européen.
Comité Valmy : C’est-à-dire que vous considérez que n’est pas un Parlement.
André Bellon : En 1957, comme l’avait alors exigé la France, elle n’était qu’une assemblée composée de députés des parlements nationaux sans aucun pouvoir. C’est Giscard d’Estaing qui poussa, en 1979, à le présenter comme un Parlement et à le faire élire au suffrage universel direct. Ainsi, depuis lors, on nous peignit cet organisme comme notre émanation démocratique. On tient ainsi pour tranchées des questions loin d’être subalternes. Par exemple, existe-t-il un « peuple européen » différent des peuples nationaux, sous entendu au dessus d’eux ? Ce n’est pas un hasard si le « parlement » européen a voté une résolution demandant qu’on ne tienne pas compte des votes des français, des néerlandais et des irlandais contre le traité constitutionnel européen. Il introduit ainsi une supériorité qui n’est ni dans les textes, ni dans l’esprit. Il s’arroge une autorité sans aucune légitimité.
Comité Valmy : Cette position ne peut-elle pas être qualifiée de nationaliste ?
André Bellon : Une telle attaque est systématiquement utilisée à chaque fois qu’on veut faire voter en faveur du système de Bruxelles. Lors du débat référendaire de 2005, c’était un des épouvantails principaux agités contre les partisans du non au traité constitutionnel européen (TCE). J’avoue être las de répondre à ce type d’attaques de bas étage qui ont pour but de nous assimiler à l’extrême droite. Remarquons au passage que l’extrême droite de Jorge Haider en Autriche ou de Bruno Mégret en France étaient favorables au TCE On peut être hostile à ce qui se construit en Europe et ne pas être favorable au repli dans les frontières. L’alternative n’est pas « L’union européenne ou le repli frileux derrière les frontières nationales ». Les nations d’Europe peuvent s’associer de manière efficace sans participer à un bidule intégré liberticide. Les grandes réalisations que sont Airbus ou Ariane sont faites dans le cadre d’accords intra européens sans être des réalisations de l’Union. J’ajoute que si la démocratie existe (ou a existé) dans l’espace national, personne ne sait ce qu’est une démocratie supranationale. Pour l’instant, on démantèle les cadres nationaux de la démocratie sans construire de démocratie véritable au niveau européen. On peut d’ailleurs s’interroger sur les conditions de possibilité d’une démocratie supranationale, en particulier dans une Europe à 27.
Comité Valmy : Certains considèrent votre position comme non démocratique. On doit exercer son droit de vote
André Bellon : Il y a des cas, assez rares évidemment, par exemple les plébiscites, où un républicain peut se sentir le droit de refuser de participer. Cela peut même être son devoir. Qu’on souvienne de l’opposition de Victor Hugo au plébiscite de Napoléon III. Plus près de nous, remarquons au passage qu’en 1972, lorsque François Mitterrand, premier secrétaire du parti socialiste, a appelé à l’abstention au référendum sur l’adhésion du Royaume uni, de l’Irlande et du Danemark aux communautés européennes, personne ne l’a qualifié d’antidémocratique. Une élection a ou n’a pas sa légitimité et les véritables atteintes à la démocratie sont celles qu’a exercées le « parlement » européen contre la souveraineté des peuples français, néerlandais et irlandais en demandant de ne pas tenir compte de leurs votes.
Comité Valmy : En ne votant pas, vous empêchez, disent certains, de rééquilibrer le parlement de Strasbourg et vous affaiblissez ceux qui étaient pour le non en 2005.
André Bellon : Le système est ainsi fait que la grande majorité des élus à Strasbourg est et restera favorable à l’union telle qu’elle est. Il y a d’ailleurs un accord entre les deux principaux groupes politiques pour cela. Les tentatives contraires n’auront donc qu’une valeur de témoignage et légitimeront un système dont on sait qu’il est intrinsèquement, depuis l’origine, non démocratique. Les fondateurs de la construction ont bâti les institutions de Bruxelles sur une méfiance vis à vis du débat politique et sur une valorisation du « gouvernement des experts ». Je ne saurais donc qu’engager ceux qui sont dans cette voie à boycotter aussi cette élection. Ils seront plus cohérents.
clair. mais quelle prudence quand il s’agit d’aboutir le raisonnement sur la Démocratie, qui est superordonnée vis à vis de la République bien entendu... "Il y a des cas, assez rares évidemment, par exemple les plébiscites, où un républicain peut se sentir le droit de refuser de participer. Cela peut même être son devoir."
en effet, le raisonnement s’appuyant sur le constat que cette procédure n’a rien de démocratique et est un leurre devant servir à légitimer un Truc ne peut qu’aboutir à des conclusions similaires au niveau national, si bien entendu comme c’est certainement le cas de André Bellon on a conscience que Démocratie n’a plus rien de démocratique.
gouvernement par le peuple au travers de représentants qui le représentent réellement, décisions devant servir le plus grand nombre, et tant de restes, n’existent tout simplement plus du tout en France notamment.
le seul acte politique d’un citoyen responsable, semble ne pouvoir être que l’abstention afin de cesser de légitimer cette déliquescence, combinée avec l’implication dans la société civile (oui, elle !) au service de la réinvention de la Démocratie.
les gens qui continuent à légitimer cette insulte aux principes de base de nos sociétés (je le rappelle, démocratie) car ils placent des objectifs de gauche ou de droite au dessus des principes démocratiques irrémédiablement perdus dans le cadre des règles actuelles, me font songer à des croyants religieusement dévoués et dociles, et servant malgré eux ce qu’ils disent condamner, la Non-Démocratie, la Non-République :)
Il ne m’est pas possible de comprendre la décision de Mr Bellon ,mais je la respecte. Pour ma part, je voterai, car si le" Parlement Européen "ne me convient pas vraiment, il existe et a pouvoir de décision(ou tout comme) et "ça a une certaine importance"...
Un ex : je vais voter pour que ne se généralise pas l’obligation d’avoir une religion déclarée(Allemagne,Grande Bretagne), ce qui peut amener à justifier l’esclavage par exemple, au motif que" le Coran ne l’interdit pas"( dernier Thema ) !!! et que penser de l’élection d’un polygame revendiqué et militant,en Afrique du Sud (c’est d’actualité)... qui osera encore arguer de l’aspect "sociétal" de ces questions prétendues"secondaires" ?
Il faut écouter ce que disent les femmes(oui,les femmes sont des hommes comme les autres, personne n’ ose plus l’ignorer)des pays sous influence religieuse à commencer par nos voisines du Maghreb.....
Quand on refuse d’aller de l’avant l’Evolution devient Involution (terme qui n’est plus réservé à la sphère médicale).
Mais je vous suis reconnaissante à bien des égards par ailleurs ..... Salutations Laïques...(Laïcité= Liberté et Egalité...) Fabienne Courvoisier
Chère Fabienne, il me semble que le mélange des genres n’est pas toujours ce qu’il y a de plus pertinent en matière d’analyse politique. Si vous comptez aller voter le 7 juin pour (par exemple) "que ne se généralise pas l’obligation d’avoir une religion déclarée", autant rester à la maison, car ce n’est pas le parlement européen qui changera les choses en ce domaine. Il n’en a ni la capacité ni les moyens, et c’est tant mieux, compte tenu du nombre de réactionnaires anti-laïques qu’on va retrouver dans ses rangs (Europe à 27 oblige). Quant à notre ami polygame élu en Afrique du Sud, est-ce que vous pensez vraiment que le scrutin du 7 juin a un quelconque rapport avec ça ?
Plus sérieusement, la décision d’André Bellon (conforme à celle du comité Valmy, de l’UPR, du PRCF, de l’arc républicain de progrès, de personnalités aussi diverses que Georges Gastaud, François Asselineau, Jean Lévy, etc.) est motivée par l’urgente nécessité d’exprimer notre rejet de l’Union européenne "prison des peuples", et par l’impossiblité d’exprimer ce rejet par le bulletin de vote le 7 juin, toutes les listes en présence étant plus ou moins favorables à l’Europe supranationale. Seul un taux record d’abstention (à ne pas confondre avec les votes "blanc" ou "nul", totalement inutiles) montrera que les français n’en veulent plus. L’Europe nous ruine, elle nous affame, elle nous opprime et elle nous empoisonne. De plus, elle n’est pas modifiable : contre les mensonges d’une "autre Europe", il faut redire que seule la sortie de l’UE pourra permettre, démocratiquement, un changement social dans le sens du progrès et des valeurs républicaines.
Enfin, le combat pour la laïcité passe inévitablement par celui pour la souveraineté populaire et l’indépendance nationale. Que ça nous plaise ou non, la laïcité est une spécificité française, le mot lui-même est d’ailleurs pratiquement intraduisible dans la plupart des autres langues européennes, ne poussons pas le désir d’universalisme jusqu’à vouloir imposer nos concepts à tous nos voisins voire au monde entier, sinon, c’est le retour de l’Empire...
Amitiés, Georges.
Bonjour Georges, et Fabienne.
La laïcité française est devenue une mascarade qu’il faudra réformer un jour ou l’autre, avant que les choses ne dégénèrent plus encore. Le fait que Fabienne s’inquiète que quelque part sur la planète, un dirigeant est polygame (et, gasp ! musulman), est révélateur de cette dégénérescence.
Je pourrais comprendre ce genre d’attitude inquisitrice et impérialiste, si nous étions en 1905. Il me semble que la laïcité était alors le fruit d’une bataille, et d’une victoire ; souvent le vainqueur en est arrogant, les termes de la reddition en sont amers.
Mais aujourd’hui, plus de cent ans plus tard, il est temps de mûrir. La loi Française est injuste pour les religieux. On ne peut même pas l’appeler laïque, puisqu’elle n’établit pas de séparation, mais plutôt une régimentation des religieux par l’état, la requête que ces derniers se fassent invisibles, comme s’ils étaient honteux, ou dangereux.
ce n’est(hélas) pas une surprise de lire des commentaires aussi...consternants.. Les femmes(et nous sommes la moitié de l’Humanité ...ou même un peu plus) souhaitent que la "Laïcité à la Française" s’exporte sans retenue... et la polygamie ne respecte pas l’EGALITE ni le CONSENTEMENT MUTUEL ,conditions premières d’une sexualité homo ou hetero ou bi ou...(ce qu’on veut) épanouie qui distingue (entre autres)l’HUMANITE...des autres espèces animales Pourquoi "certains"régimes s’occupent-ils tant à légiférer sur ce que doivent ou non faire les femmes en tous domaines ?( par ex,ne pas les alphabétiser ? les marier sans leur consentement et dès 8 ans 1/2 ? les répudier et leur refuser le divorce ? les violer ?etc... etc....)
Nous avons encore BEAUCOUP à faire... et même avec des gens qui se prétendent à gauche ! pas de progrès social(on ne peut quand même plus utiliser ce barbarisme de "sociétal")sans Liberté-Egalité,donc sans Laïcité ! je relis André Bellon ,plus convaincant que vous ,mais j’irai voter aux Européennes par DEVOIR envers toutes et tous les opprimé-e-s .
"La Loi, toute la Loi,rien que la Loi"( du 9 décembre du 1905) que le Monde nous envie(et pour cause !)
"rien de ce qui est Humain ne m’est étranger"....(c’est,en principe ,la devise des médecins). ça fait si longtemps que j’entends les mêmes refrains...que je pourrais avoir renoncé ;mais on avance quand même...moins vite que ce devrait ..mais on va "y" arriver (mais nous,nous serons mort-e-s ...) Mais si ,déjà,on me lit et si on me répond(à côté,mais c’est un début) ..on va finir par "y" arriver ! Dans les années 70,la contraception et l’IVG étaient à proscrire du débat politique (au PCF en particulier) et maintenant "ils"(et elles) ont tou(te)s été plus "féministes" que moi(le féminisme,mal dénommé, n’est pas un combat pour les seules femelles de notre espèce mais pour l’Humanité dans sa totalité), Et quand vous saurez que je ne manque pas une occasion de parler de la nécessité d’abolir la circoncision... !?
je vous promets de ne plus interférer sur ce site...(encore que...) Salut .
Mais j’ai dit NON à Maestricht et au TCE .. pour les mêmes raisons que vous sans doute,mais il me paraît nécessaire de ne pas laisser tout le pouvoir à nos ennemis politiques. :je vais voter aux Européennes ....
salut !
je ne parle que de"ça"..car le reste est traité abondamment... et m’intéresse tout autant...mais "ça" est si négligé et méprisé....malgré son importance(que de "coincé-e-s"et obsédé-e-s !))
A propos du « Grand Marché Transatlantique », lisez cet article de Marianne :
Certes, l’information fait surface opportunément à quelques semaines des européennes par la grâce d’un Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de gauche, mais jusqu’ici difficile de dire qu’elle avait suscité la curiosité des rédactions.
Invité à s’exprimer sur RMC face à Jean-Jacques Bourdin mardi 21 avril, Mélenchon a déclaré qu’il y a « quelques mois, le parlement européen avait voté, socialistes inclus, la décision que oui, en effet, on ferait un grand marché transatlantique dérégulé, sans droits de douane et sans barrières à la circulation des capitaux et des marchandises. Vous le saviez ? »
Jean-Jacques Bourdin avoue son ignorance. Nulle volonté de lui jeter la pierre, nous étions jusqu’ici tout aussi ignorants que lui de ce projet de « Grand Marché Transatlantique », sorte de World Company en pleine efflorescence.
L’affaire remonte en fait à avril 2007 (déjà) avec la création du Conseil économique Transatlantique, un organisme créé entre les Etats-Unis et l’Union Européenne pour « coordonner l’harmonisation des réglementations et normes, et permettre l’intégration économique transatlantique ».
L’accord a été signé à la Maison Blanche par le président américain George W. Bush, le Président du Conseil de l’UE Angela Merkel, et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Depuis, la coopération Transatlantique a fait du chemin. Lors des sommets Union Européenne-USA, sous couvert d’échanges fructueux sur le changement climatique, la sécurité énergétique, la promotion de la paix, on apprend que des discussions étaient réservées afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux du Conseil Economique Transatlatique, notamment sur « des solutions performantes en matière de lutte contre le protectionnisme ».
Entre autres exemples.
Le 26 mars dernier, à l’occasion du vote du rapport sur « L’état des relations transatlantiques suite aux élections aux Etats-Unis », le parlement européen répétait son exigence de mise en place d’une zone de libre-échange transatlantique unifiée à horizon 2015. Certains députés européens espéraient même 2010…
Le rapport a été adopté par 503 voix contre 51, donc avec l’assentiment, comme le souligne Mélenchon, du Parti socialiste européen (PSE).
Dans un grand « mouvement des alignés », le parlement européen fait aussi allégeance à l’OTAN en tant que « pierre angulaire de la sécurité transatlantique ». Autant de nouvelles preuves d’une incapacité structurelle de l’Europe à exister en tant qu’espace politique.
Réduite à la fonction de laborieuse machinerie d’harmonisation réglementaire, l’Europe a renoncé à toute ambition politique : des institutions dignes de ce nom, un impératif militaire, pourquoi pas définir un jour des frontières définitives ? Bref, tout ce qui fonde une identité. Le chemin sera long. D’autant plus si, à peine échafaudé, le pas très mobilisateur projet européen se désagrège déjà dans une zone de libre-échange qui le dépasse et n’a pour autre horizon qu’un jumelage avec l’Oncle Sam.
Il lui restera alors toujours la possibilité comme, disait le philosophe Marcel Gauchet, « de se contenter du rôle de continent des retraités de l’histoire, confits en remords vains et en moralisme sénile ».
Voir en ligne : http://www.marianne2.fr/USA-Europe-...
Voir en ligne : Nouvelle fracture à gauche sur la Nation
Statutairement, le Parlement européen « travaille à la marge ». Il ne peut qu’engager des procédures d’amendements aux directives des commissaires de Bruxelles et des juges de Luxembourg, sans jamais être certain du succès de son opération comme le montrent les débats récents sur la directive du temps de travail (décembre 2008), les affrontements sur la directive « portuaire » (janvier 2006) ou encore la résistance au retour en force de la directive Bolkestein (libre circulation des services). L’exercice de la co-décision avec le Conseil des ministres est difficile, voir conflictuelle et ne concerne qu’un faible pourcentage des domaines propres à l’activité législative. De plus, la procédure d’ « avis conforme » ne permet pas au Parlement d’amender un texte législatif proposé par la Commission. Il ne peut que rejeter ou approuver cette proposition (« actes constitutionnels » notamment). Enfin, notons que les élargissements successifs de l’Union européenne ont conduit à donner à la Commission et surtout à la CJCE, des pouvoirs exorbitants en matière de droit. En effet, la CJCE a pour mission de « créer du droit » qui place l’Europe sous le régime de la jurisprudence et non plus celui du droit romain (commun à la plupart des pays européens). C’est le règne du Droit Communautaire (D.C). On sait qu’entre 65 et 80% des décisions de Bruxelles s’imposent aux lois nationales, même si parfois, les décrets d’application tardent à être publiés.
Cependant, pourquoi faut-il voter le 7 juin 2009 et ne pas s’abstenir ou boycotter ? Le Parlement européen a gagné, au fil des traités, en autorité. De chambre consultative en 1952, il est devenu assemblée délibérative en 1994 en concurrence et/ou en complément avec le Conseil des ministres. Il a montré, en bien des cas, sa capacité à endiguer des tendances autoritaires de la Commission ou du Conseil des ministres. Il a par ailleurs freiné, voire stoppé les décisions de justices prises par la CJCE.. Certes, parvenir à de tels résultats relève, pour les députés européens, d’un véritable parcours du combattant. Les procédures sont complexes. Mais à plusieurs reprises, on doit noter que les clivages habituels entre députés progressistes et députés conservateurs se sont effacés pour affronter les directives outrancières de la Commission.
On sait que la Commission dispose de nombreux moyens pour contourner les aspirations populaires et faire le jeu des puissances spéculatives. La substitution de règlements (non discutables), à la place de directives (amendables) lui permet à la fois de satisfaire les lobbies bruxellois à l’affût et de marginaliser les pouvoirs (trop limités encore) du Parlement.
Soyons clairs : il n’est pas question dans ce plaidoyer de porter un regard angélique sur les parlementaires européens. N’oublions pas que ce sont eux qui adoubent les commissaires et les juges européens, dont les directives et jugements tendent à détériorer les acquis sociaux au bénéfice des entreprises et à imposer une économie-casino destructrice d’emplois, fondée sur « la concurrence libre et non faussée » au nom d’une supposée « liberté ». Avec le temps, le Parlement européen a appris à prendre en compte les aspirations des populations ; il en tient compte, ne serait-ce que pour justifier sa nature « démocratique » revisitée tous les cinq ans.
Voilà pourquoi, entre autres raisons, il faut aller voter le 7 juin 2009 !
Voir en ligne : Allez Voter
Nous n’avons pas de problème avec l’Europe, nous avons seulement un problème -gigantesque - avec la République, à savoir avec la souveraineté du peuple bafouée maintes et maintes fois à travers les violations successives de la Constitution de la Veme République.
L’Europe n’existe pas. Elle est seulement un fantasme fabriqué et entretenu par les bandes de voyous économico-politiques qui écument les territoires des Etats européens.
Ce qui existe bien réellement par contre, c’est la mise au pas, cadencé, des peuples européens enrégimentés dans les colonnes d’esclaves du Grand, très Grand Capital angloricano-européen. C’est encore et toujours, la trahison presque totale des représentants élus du peuple quelle que soit leur couleur. Comptez donc le nombre de parlementaires (députés et sénateurs) qui ont voté contre l’infamie du carnavalesque traité de "Lisbonne" ! Faites la liste des traîtres qui ont piétiné la République et tenez la en réserve.
Leur "Europe" n’est qu’une machine de guerre que nous , citoyennes et citoyens de la République française devons de toute urgence dynamiter. Nous devons maintenant nous porter à l’attaque de ce monstre.
La première bataille qui se présente est celle que nous devons mener contre cette mascarade d’une "élection européenne" d’un parlement d’opérette qui voudrait faire croire qu’il a du "pouvoir" alors que tout le monde devrait savoir depuis longtemps qu’il n’est là que pour la décoration.
Le seul vote efficace aujourd’hui est le refus de vote massif qui, loin d’être une "abstention" est l’action la plus dangereuse pour les usurpateurs européistes, car en les poussant vers la sortie, nous poserons la première pierre de la reconstruction de la République.
Nous n’avons plus le temps de débattre. Chaque jour qui passe nous montre l’accélération affolante de la débâcle du capitalisme devenu fou. Et les dislocations politiques qui s’annoncent d’ici la fin de l’année rendent encore plus urgent le rétablissement de la République dans sa souveraineté pleine et entière.
Voir en ligne : La guillotine
Voir en ligne : Il faut allez voter
Voir en ligne : Boycotter le "machin"
Bonjour,
Il existe dans 18 pays de l’Union sur 27 soit les 2/3 le " vote préférentiel" qui permet de modifier les N° d’ordre sur les listes et de placer en positions éligibles les candidats de lSON choix.PAS en France. Et pas une parti ne le propose à l’exception du Rassemblement pour l’initiative citoyenne.
Aussi longtemps que les électeurs ne disposeront pas du vote préférentiel pour choisir leurs représentant et du référendum d’initiative citoyenne pour les contrôler. . Les démocrates seront bien avisés de ne pas aller voter. MAIS une exception pour cette fois ils peuvent voter pour les listes du Rassemblement pour l’Initiative citoyenne et notamment dans le SUD OUEST où il y aura des bulletins papier.
Ailleurs des bulletins à imprimer sur le site du RIC pour ceux qui voudront marquer le coup et qui auront été informés...
Le RIC est le SEUL parti à demander le référendum d’initiative citoyenne à tous les niveaux territoriaux de la commune à l’Union européenne.
Pourtant 82 à 88% des Français sont favorables à ce principe du RIC... Tous les autres partis trouvent donc normal qu’entre deux scrutins les citoyens ne puissent plus reprendre la parole pour DÉCIDER de ce qui pourtant les regarde... :-( Voila la " démocratie irréprochable" votée par les prétendus représentants du peuple.. Il faut le dénoncer et dire ASSEZ.. !
Yvan Bachaud tête de liste dans le SUD EST pour " Europe et Démocratie- Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne"
Voir en ligne : http://www.ric-france.fr/blog/yvan....
Voir en ligne : A propos du boycott des élections européennes
« La société Red Bull a introduit un contentieux devant le Conseil d’Etat, fondé sur le décret n°2006-1684 du 16 octobre 2006, qui prévoit, conformément au droit européen, qu’un produit qui circule légalement dans un Etat membre ne peut être interdit par un autre Etat membre que si ce dernier apporte la preuve de sa nocivité. » Ainsi, les lois européennes cèderont aux lobbys financiers.
" Le chlordécone a pollué toutes les Antilles. Les plantations de bananes étant situées en amont des terres agricoles, il a contaminé les cultures de patates douces en aval, puis l’eau des rivières et leurs élevages d’écrevisses, les crabes en bord de mer, les bovins, le lait de vache, jusqu’au sang de 90 % des femmes enceintes. Seules les bananes - sauf à en déguster la peau - échappent à cette contamination. (in Libération, 30 Août). Ce produit issu des labos étasuniens est interdit sur son territoire depuis 1983
" A la Penn State University, Stephan Schuster, qui a le premier annoncé en novembre avoir complété le décryptage du génome du mammouth, cherche à lever aujourd’hui quelque dix milliards de dollars pour entrer dans la phase de clonage. Alors que des peuples entiers crèvent...
Ce " dix milliards de dollars " relève du blanchiment pur et simple à des fins... Lisa SION.
" ...... des français, des néerlandais et des irlandais " Quoiqu’il en soit, il serait pertinent d’écrire
des Français, des Néerlandais et des Irlandais ;-))
Par ailleurs et toujours quoiqu’il en soit on ne saurait jamais trop méditer ce propos extrait de "La démocratie malade du mensonge" de feu Alain Etchegoyen : « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin mais encore faut-il le savoir et le dire. Certes ; on dira : chacun le sait, le peuple le sait il ne gouverne pas, c’est une manière de parler, par différence, pour s’opposer à l’aristocratie ; à la tyrannie, à la monarchie ou à toutes les oligarchies. Mais pourtant on répète au peuple le contraire : la société de la communication est société de transparence ;"on promet le « parler vrai » : on organise des élections ou des référendums pour que le peuple décide ..."
Revotons donc ou abstenons-nous que consciemment après ….. mûre et sage réflexion.
Menace d’abstention massive aux élections européennes de juin Mardi 14 Avril 2009 | 12 j. | powered by (Belga)
La menace d’une abstention massive se profile pour les élections européennes de juin avec 34% seulement de citoyens prêts à aller voter, selon un sondage européen.
Selon cette enquête Eurobaromètre réalisée pour le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres, 53% des personnes interrogées se sont également déclarées "pas intéressées" par les élections européennes. Quelque 62% des personnes interrogées estiment que leur vote ne changera rien. Et 55% estiment que "le Parlement européen ne traite pas assez de problèmes me concernant".
L’indifférence a par ailleurs progressé depuis la précédente étude réalisée fin 2008, puisque 37% se disaient alors prêts à aller voter. Même si le sondage, réalisé à cinq mois du scrutin, ne permet pas de déduire des taux de participation, ces données sont inquiétantes pour la Commission et le Parlement européen, car elles traduisent une "baisse significative de la confiance envers les institutions", soulignent les enquêteurs dans leurs conclusions. (GFR)