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Le Conseil de sécurité adopte une résolution sur l’envoi d’observateurs non armés en Syrie
La Syrie a accepté un mécanisme d’observation de l’ONU dans le cadre du respect de sa souveraineté

samedi 14 avril 2012, par Comité Valmy


Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution sur l’envoi d’observateurs non armés en Syrie

14 Avr 2012

New York / Le Conseil de sécurité a adoptée à l’unanimité une résolution sur l’envoi d’observateurs militaires non armés en Syrie.

La résolution autorise les observateurs, dont le 1er groupe comptera 30 personnes non armés, à contacter les parties syriennes et à leur demander de soumettre des rapports sur l’arrêt complet de la violence sous ses différentes formes et de quelle partie elle provenait, et ce jusqu’à ce que la mission de l’ONU soit déployée dans ce pays.

La résolution appelle le gouvernement syrien et toutes les autres parties à assurer les conditions appropriées pour le travail du groupe et à garantir sa sécurité sans restrictions sur le libre déplacement des observateurs ou leur accès aux différentes régions.

Al-Jaafari : La Syrie a accepté un mécanisme d’observation de l’ONU dans le cadre du respect de sa souveraineté

Le délégué de Syrie auprès de l’ONU, Bachar al-Jaafari, a indiqué que la Syrie avait pris des dispositions sérieuses pour s’acquitter de ses obligations conformément au plan Annan, envoyé onusien à la Syrie.

"La Syrie a annoncé son engagement à mettre fin aux actions des forces armées à partir de jeudi dernier, après avoir accompli avec succès des tâches dont en particulier la lutte contre les actes criminels des groupes terroristes", a-t-il affirmé.

Al-Jaafari a déclaré dans une intervention devant le Conseil de sécurité : "La Syrie a accueilli depuis le début, la mission d’Annan, traité de manière assez positive avec lui et confirmé qu’il ne ménagerait aucun effort pour sa réussite".

"Le gouvernement syrien a informé Annan d’une manière écrite et régulière des mesures prises en ce qui concerne la mise en œuvre du plan à six points ", a-t-il affirmé.

Al-Jaafari a déclaré que la Syrie a accepté un mécanisme d’observation de l’ONU dans le cadre du respect de la souveraineté syrienne, et que des pourparlers sont en cours avec M. Annan et son équipe afin de formuler un protocole sur le déploiement de ces observateurs.

Il a souligné que l’ouverture de la Syrie et l’engagement à la mission de M. Annan ont été accueilli par une escalade du terrorisme, qui comprenait le déplacement forcé des citoyens dans des camps préétablis dans les pays voisins en vue de créer une crise de réfugiés qui serait exploité politiquement pour faciliter la mise en œuvre de soi-disant zone tampon et provoquer une intervention militaire.

Al-Jaafari a déclaré que la Syrie est préoccupée par les mauvaises intentions de certains pays membres du Conseil de sécurité, ajoutant que la Syrie avait fourni à Annan des données documentées sur les violations commises par des groupes armés depuis la mise en vigueur du cessez-le-feu.

Il a attiré l’attention sur le fait que ceux qui prétendent être intéressés par les droits de l’homme continuent d’ignorer les informations fournies par de nombreuses parties internationales, autres que le gouvernement syrien, concernant les violations des droits de l’homme.

Al-Jaafari a souligné un article publié en Allemagne par le magazine Der Spiegel qui contenait une interview avec deux criminels qui ont avoué avoir égorgé 150 personnes en Syrie sur les ordres de leurs chefs de groupes armés.

Il a poursuivi en disant : "La Syrie espère que M. Annan va gérer la crise d’une manière inclusive, en insistant sur la nécessité pour Annan d’entreprendre les contacts nécessaires avec les Arabes, les parties régionales et internationales pour garantir leur engagement à mettre fin à la violence.

"La mission de M. Annan ne peut être réussie avec seulement le soutien syrien gouvernemental...les autres pays doivent s’engager par les faits et les dires à l’arrêt du financement, l’armement et la formation des groupes armés", a-t-il dit.

Il a noté qu’au moment où M. Annan était préoccupé par des négociations en Syrie, certains tenaient des conférences à Istanbul dans une tentative évidente de contourner sa mission et le rôle de l’ONU.

"Ces conférences ont avancé des mécanismes permettant aux pays du Golfe de financer les groupes armés", condamnant à cet effet les propos des ministres des AE de Qatar et de l’Arabie Saoudite sur une éventuelle intervention militaire en Syrie et l’établissement de soi-disant zone sûre.

Al-Jaafari s’est demandé comment certains pays peuvent prétendre soutenir le plan Annan, tout en prenant des mesures pour financer des groupes terroristes armés, imposer des sanctions au peuple syrien, et appeler à une intervention militaire directe ?

Il a affirmé que la poursuite du soutien des groupes armés est une véritable menace pour le plan Annan, et que les responsables de cette situation sont responsables de l’effusion de sang syrien et la propagation du terrorisme en Syrie, ajoutant que les pays qui ont imposé des sanctions économiques injustes à la Syrie "sont complices de la crise et ne sont donc pas autorisés à déplorer les difficultés que les Syriens confrontent dans leur vie quotidienne".

Al-Jaafari a souligné la manipulation externe du taux de change de la monnaie nationale la Livre syrienne et les mesures prises pour empêcher les émigrés syriens d’envoyer des fonds à leurs familles.

Il a souligné que la crise en Syrie est un conflit géopolitique sur les rôles régionaux et un règlement de comptes, ancien et nouveau, ajoutant que certains ont un désir profond d’enterrer la cause palestinienne en faveur d’autres questions.

Al-Jaafari a noté que, dans une réunion précédente, il a transmis les nouvelles de l’assassinat de Saria Hassoun, fils du Grand Mufti de la Syrie, par un groupes terroriste armé, et au cours de cette session, il a indiqué que les autorités syriennes avaient appréhendé les assassins de Saria, ajoutant que les deux terroristes avaient avoué qu’ils avaient commis l’assassinat pour la somme de 800 USD pour chacun.

Il a dit que certains doutaient aussi de son dernier discours devant le Conseil sur l’existence de groupes armés en Syrie, ajoutant : "Aujourd’hui, heureusement, nous avons entendu nombreux membres du Conseil inviter les groupes armés à respecter le plan d’Annan".

Al-Jaafari a souligné que la résolution doit être fidèlement suivie de tous les pays qui l’ont adoptée et qui se présentent comme les parrains des groupes armés en Syrie.

Il a souligné que le peuple syrien avait besoin d’une aide pour vivre en paix et en sécurité, et non sous les appels de l’incitation.

Et al-Jaafari de conclure en répondant à Gérard Araud, délégué de France, qui s’est adressé au peuple syrien : "Le temps de la violence est révolu", en disant : "Je suis tout à fait d’accord avec lui, mais je tiens à lui rappeler que le temps de la tutelle est également révolu et que son discours est inapproprié maintenant puisque le peuple syrien va célébrer son Indépendance de l’occupation française le 17 Avril".

Le représentant de Russie aux NU appelle l’opposition syrienne à s’engager au plan Annan

Le délégué de Russie à l’ONU, Vitaly Tchourkine, a indiqué que le projet de résolution voté aujourd’hui par le Conseil de sécurité a subi des modifications fondamentales sous l’influence de la Russie et d’autres membres pour le rendre plus équilibré et pour prendre en considération les demandes et les décisions du gouvernement syrien.

"La Russie a appelé dès le début toutes les parties à ne pas user de la force pour trouver une solution politique à travers un dialogue global", a-t-il dit.

"Etant donné notre souci de préserver la souveraineté de la Syrie, nous avons mis en garde contre toute tentative appelant à une intervention extérieure ou à l’imposition de n’importe quelle solution non adéquate. Nous avons également annoncé aujourd’hui notre appui au projet de résolution en prenant en compte le besoin urgent d’envoyer une mission d’observateurs de l’ONU à la Syrie", a-t-il ajouté.

Pour M. Tchourkine, la mission de l’ONU doit être tellement professionnelle et objective et il est nécessaire que les conditions seraient réunies, notamment en ce qui concerne la sécurité de la mission.

"Nous attendons que le secrétaire général de l’ONU présente des propositions au Conseil sur le lancement d’une mission plus globale en Syrie", a-t-il fait noter.

Le délégué de Chine réitère l’appui de son pays à la Syrie

De son côté, le délégué de Chine, Li Baodong, a réitéré la position de son pays appuyant la stabilité, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie, le respect du choix de son peuple et la nécessité de résoudre la crise d’une manière pacifique.

"Nous encourageons toutes les parties, en particulier le gouvernement syrien et l’opposition, à s’acquitter de leurs obligations pour arrêter la violence et créer les conditions propices à un processus politique conduit par la Syrie elle-même", a-t-il souligné.

Il a jugé que les efforts de Kofi Annan étaient le meilleur moyen pour sortir de la crise d’une manière politique, affirmant le soutien par son pays à ces efforts.

Le délégué chinois a appelé la communauté internationale à soutenir tous les efforts déployés par Annan, estimant inacceptable l’entrave des efforts de celui-ci.

Il a ajouté que le déploiement de la mission d’observateurs en Syrie avec l’aval du gouvernement syrien pourrait contribuer à lancer un processus susceptible de faire cesser la violence.

Il a d’autre part exprimé son espoir de voir cette mission respecter la souveraineté de la Syrie et le gouvernement syrien coopère avec elle.

A.A. & T. Slimani

http://www.sana.sy/fra/55/2012/04/14/412671.htm


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