COMITE VALMY

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Sarkozy accusé de complicité d’empoisonnement mortel face à la bombe électorale des FOAT ?
lundi 16 avril 2012, par John Ward aka The Slog, Louise Desrenards (Traduction)

lundi 16 avril 2012, par Comité Valmy


Ce nouveau produit sera lancé lundi par Eurex, la bourse de produits dérivés allemande. Certains dénoncent "une nouvelle arme de la finance contre la France".


http://www.larevuedesressources.org/sarkozy-accuse-de-complicite-d-empoisonnement-mortel-face-a-la-bombe-electorale-des-foat,2304.html

« [...] Le nouveau contrat à terme dénoncé permet d’acheter ou de vendre des obligations souveraines françaises à un prix fixé à l’avance pour un règlement effectif à une date ultérieure. Pour de nombreux investisseurs, loin d’être une occasion de plus de spéculer, l’outil permet de se protéger contre les variations d’un actif financier.

C’est d’ailleurs l’axe de défense adopté par Eurex, qui a réagi par un communiqué, assurant que ce produit n’avait « rien à voir » avec l’échéance présidentielle : il répondrait en fait « à une forte demande des acteurs de marché français et autres acteurs européens, à la recherche d’un outil de protection adapté ».

Pas d’autorisation préalable requise

Mais Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, avait lui-même reconnu jeudi que l’annonce du lancement de ce nouveau produit financier n’était pas un bon signal dans le contexte actuel, et qu’il risquait d’être considéré comme spéculatif, a fortiori en période électorale. [...] » Les Échos, 13 avril 2012.

À travers l’exemple de cette citation, on va pouvoir montrer simplement à lire Le Slog de quoi est faite la Presse française.... Comment le Medef et les grands investisseurs jouent à leurrer leurs propre camp en désinformant les petits investisseurs pour les rameuter dans le piège anti-civique.

Outil pour spéculer accroissant le poids de la dette et/ou entraves posées sur la gauche ? Eurex, firme spécialisée dans le marché des dérivés financiers, est un opérateur international de la Bundesbank et une filiale de Deutsche Börse, l’opérateur de la bourse de Francfort qui a fusionné avec Nyse Euronext. Cette firme lance une opération spéculative avec des contrats à terme, à découvert, sur la dette souveraine française, à partir du lundi 16 avril 2012. Juste une semaine avant le premier tour des élections Présidentielles. En février, Sarkozy via l’Autorité des Marchés financiers (AMF) a fait lever l’interdiction des VAD (Ventes À Découvert) qu’il avait posée l’an passé, en même temps que la Commission européenne l’avait imposée plus généralement à la Bourse de Francfort, au terme des catastrophes financières des valeurs toxiques sur l’Europe du sud. Levée sans laquelle l’attaque annoncée n’aurait pu être lancée.

Seulement l’affaire est plus importante que la Presse ne l’a laissé entendre, parce qu’elle a la mémoire courte, d’abord de la capitalisation regroupée de Nyse Euronext avec Deutsche Börse il y a deux ans qui valut l’ouverture de la Bourse de cotation internationale en Allemagne l’an passé, et à bien observer c’est Wall Street qui est derrière l’Allemagne financière de Francfort et de la Bundesbank grâce à la levée de la loi, et voici pourquoi et comment ce qui est peut-être une des plus hautes trahisons nationales contre la république pourrait s’éclairer...

Signe d’adieu au territoire de l’imposture sur le rideau qui se lève enfin, terre brûlée avant clôture, ou au contraire, tentative de retour forcé ?

Le Slog voit plus loin et plus près à la fois, parce qu’il sait aussi regarder en arrière...

Louise Desrenards

Blankfein… sombre présence au Palais de l’Elysée.

SARKOZY ACCUSÉ DE COMPLICITÉ D’EMPOISONNEMENT [1] FACE À LA BOMBE ÉLECTORALE DU FOAT [2]

Le Slog souligne la menace réelle de la France par les échanges obligataires souverains à terme...

Lloyd Blankfein, Morgan Stanley, la dette française et Nicolas Sarkozy : quels que soient les motifs, il y a ici tous les éléments essentiels d’un énorme scandale.

Le Slog soutient dans les termes ci-dessous le malaise croissant dans les cercles politiques français majeurs à propos de « L’affaire des FOAT ». Il montre que l’animateur de marché de contrats à termes Morgan Stanley a clairement un intérêt acquis dans l’utilisation du nouveau secteur — qui sera lancé le 16 avril — aux dépens graves de la France. Et il examine certains des faits les plus étonnants qui reposent sous les soupçons de la gauche française, à propos d’une implication de Sarkozy dans le lancement du nouveau marché des FOAT, pour ce pays.

Hier, Le Slog a posté un en-tête spécial « bêtisier » citant le Président français Nicolas Sarkozy, qui disait à l’électorat français que la seule alternative à sa re-élection serait « un désastre financier ». Je m’amusais de l’hypothèse sous-jacente derrière les prétentions de Sarko, à savoir que la France ne soit pas déjà « dans le caca ». Mais un Slogger gaulois attira mon attention sur la surprenante rumeur selon laquelle les adversaires de Sarkozy étaient véritablement inquiets.

Il existe un mot en français, « attentat ». Difficile de le traduire exactement, mais en général cela signifie « une attaque ignoble » — le plus souvent par rapport à un « coup violent », bombe ou assassinat. Quoi qu’il en soit, comme les élections françaises approchent — et Nicolas Sarkozy face à une défaite annoncée — un nombre croissant d’observateurs en France commencent à ressentir l’arrivée de ce qu’ils considèrent comme un « attentat financier ».

La seule chose dont nous devons nous préoccuper ici (comme toujours dans le monde d’aujourd’hui) est : que se passe-t-il ? Est-ce juste un peu plus de cupidité et de folie de trader ? Ou est-ce une attaque ignoble par la politique de la terre brûlée contre la prochaine présidence de François Hollande... du fait de Sarko et ses alliés dans l’élite mondialiste ?

Je ne prétends pas être un expert dans cette histoire, mais le bon côté est au moins que vous soyez en mesure de comprendre ce que j’écris — par opposition à la lecture des paragraphes bondés de sottises jargonneuses qui essayent de cacher l’insanité fondamentale en cause. Prose, par exemple, comme ce genre de chose de Ciaran O’Flynn, co-responsable du négoce sur les Fonds d’État européens, chez Morgan Stanley — qui agira en tant qu’animateur du marché du nouveau secteur des contrats... à terme sur les obligations françaises :

« Il y a une demande dans tous les marchés pour des instruments multiples de commerce car cela crée des opportunités d’arbitrage, qui peuvent améliorer la liquidité dans toutes les versions du marché. »

Toujours se méfier de toute idée qui ne dit pas simplement ce qu’elle est... tout le contraire de ce que je vais faire maintenant : les contrats à terme sont simplement un autre botté de dégagement pour les maniaques de la traction des machines à sous [3]. Ou plutôt, dans ce cas, pour tirer leur coup [4] : les paris faits avec des contrats à terme d’une durée de 8 à 12 ans, sur les Obligations Assimilables du Trésor Français (FOAT).

OK jusque là ? Bon. Le seul problème pour ceux d’entre nous qui sommes informés en la matière, c’est que ces produits ont tendance à apparaître juste avant que quelque chose de mauvais n’arrive. Parce que, dans la zone euro, les prix des obligations et des rendements diffèrent massivement selon que vous soyez en Allemagne ou en Grèce — c’est-à-dire solvable ou en faillite. Les étapes entre les deux sont appelées Italie, Portugal, ou Espagne.

En quelque sorte c’est l’histoire de l’œuf et de la poule : lequel arrive en premier ? Mais fondamentalement, si vos finances nationales ont l’air de partir en vrille, il y a toujours un abruti quelque part pour y voir un moyen de faire de l’argent en pariant là-dessus. Il y a ou il y a eu des secteurs florissants de contrats à terme souverains dans tous les PIGS [5]. En toute logique, il relève du bon sens de constater que, s’il y a assez de gens pour avoir intérêt à vanter les dangers et les rendements, concernant une dette d’État, c’est qu’alors une prophétie auto-réalisatrice est en cours : tous ces profiteurs abjects que sont les firmes de Fonds Vautour vont investir dans l’évolution du marché à la vitesse de la lumière pour rendre leurs paris profitables [6] ... avec l’effet secondaire malheureux de faire d’un problème de finance nationale précaire un cas désespéré de cul-de-jatte amputé des bras [7].

Ce syndrome précis a été le plus gros problème auquel Mario Monti fut confronté, lorsqu’en implant in situ de Goldman Sachs il reprit l’Italie. Or étant un vétéran de GS, Monti savait ce qu’il traitait, et il déversa devant lui un torrent éblouissant de données fausses et de bonnes nouvelles telles que, pendant une semaine ou deux, il réussit à persuader quelques commentateurs que l’Italie allait survivre et prospérer. Seulement maintenant les marchés sont totalement avertis que rien n’a changé là-bas, si ce n’est que les choses aient empiré.

Le 16 avril — juste avant le premier tour de l’Élection Présidentielle française, — la France deviendra un membre de ce club malheureux avec un marché de contrats à terme obligataires. D’où que beaucoup de gens à Paris se demandent si Sarko parlait au sens propre en évoquant un « désastre financier ».

Bien sûr, cela pourrait être simplement une théorie du complot gauchiste essayant de présenter le Nabot comme si, incroyablement méchant, il était tout à fait heureux de placer la survie de ses copains de l’élite mondiale devant celle de la France. Mais d’autre part, ce faisant la Gauche est au bon guichet [8], parce que mes propres recherches dans le milieu culturel de Sarkozy (suivre le lien) suggèrent que de telles observations à son sujet soient entièrement exactes. Par de nombreux aspects, Sarko est une sorte de financier américain qui se cache.

Mais puisqu’on parle de Goldman Sachs, voici un détail intéressant : la petite main personnelle de Dieu [9], Lloyd Blankfein, a été reçue à l’Elysée en novembre 2011, où elle eut une longue réunion en tête à tête avec Nicolas Sarkozy. Il n’y a eu que le Figaro pour relayer l’information, mais sans s’étendre sur ce que Lloyd faisait là — je veux dire : la raison pour laquelle Sarko accorda autant de son précieux temps à un banquier de Wall Street.

J’ai blogué intensivement le mois dernier sur le bras long de Geithner [10], et d’Obama (suivre le lien) en relation avec la proposition d’amputer la Grèce... C’est ça l’anomalie de ce qui s’est produit, mais ensuite chacun a dit « Regardez plutôt par là ! » Et tout à coup ce ne fut plus une anomalie désormais. Ceci n’est pas une paranoïa de la conspiration, c’est une réalité géopolitique. N’ayez aucun doute là-dessus : si l’Europe part en morceaux l’Amérique sera sur le cul. De la même façon que l’an passé ils bombardèrent la monnaie iranienne pour obtenir qu’Ahmadinnejhad revienne à la table des négociations, partout en Europe les arrangements américains sont conçus pour assurer la survie des « bons » leaders... disons, les leaders qui feront ce qu’il faudra pour protéger les banques américaines, et construire les pare-feu dont elles croient pouvoir protéger les États-Unis des effroyables obligations de leur propre dette.

Tout cela nous renvoie parfaitement aux banques américaines et à leur agenda — parce que Wall Street a toujours un plan. Cette visite de Lloyd Blankfein à Nico arriva à la suite de très mauvaises nouvelles pour plusieurs sociétés bancaires de Wall Street. Principalement, après les pertes faites sur le renflouement de Dexia (très coûteux en effet, tant pour la France que pour Goldman), les marchés sont devenus nerveux à propos de l’exposition à risque de Wall Street sur la dette de la zone Euro. Le 1er novembre, l’année dernière, Bloomberg (suivre le lien) enregistrait que :

« ... cinq sociétés avaient une exposition à risque pour un total net de 45 milliards de $ sur la dette de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne et de l’Italie, selon des révélations faites par les sociétés à la fin du troisième trimestre... Ce sont JPMorgan, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Bank of America Corp. (BAC) et Citigroup Inc. »

Ah... Oui, Goldman et Morgan Stanley sont là-dedans. Peu de temps après, le patron d’une de ces firmes rend visite à Nicolas Sarkozy. Et après tout ça, la direction des contrats à terme d’euro-obligations de Morgan Stanley annonce le lancement de « Vous Savez Quoi ».

Morgan Stanley est le choix évident, car il a le plus à perdre si la France passe en-dessous. Notez cet extrait de CNNMoney, le 3 octobre 2011 (suivre le lien), où l’on demande si MS sera « le prochain Lehman » — c’est moi qui souligne :

« Les investisseurs sont inquiets de savoir quelle exposition à risque Morgan Stanley peut avoir sur la dette souveraine de la Grèce et d’autres des nations soi-disant périphériques de l’Europe. Plus particulièrement, il y a des craintes que Morgan Stanley puisse subir d’importants dommages collatéraux en raison de son exposition à risque sur les banques françaises qui ont de gros liens avec la Grèce et le reste des PIIGS . »

En décembre l’année dernière, les initiés de Street [11] parlaient des investisseurs et des actionnaires qui se « tracassaient pour son exposition à risque sur la dette toxique européenne souveraine ». Morgan Stanley savait qu’il avait un problème ; c’est pourquoi, bientôt, la société annonça que durant janvier 2012 elle avait coupé 40 % de son exposition à risque [12] — et 40 % semble un pourcentage important.

Cependant, regardez les chiffres, et vous verrez ce que fit l’entreprise, soit sortir 40% de l’horrible exposition à risque pour arriver à un risque hautement dangereux : ajouter son exposition à risque de $3.3 milliards sur les banques françaises à celle sur la dette du Club Med [13], ce qui nous donne un grand total entre 6.1 et 6.3 milliards de dollars, somme toute. C’est aussi le moment de devenir qualitatif ici : presque tout est de la dette toxique. Elle ne va jamais pouvoir être payée.

Ce que Morgan Stanley espère créer après le 16 avril est la garantie parfaite pour son entreprise : des masses d’argent pariant sur l’effondrement français, en jouant des masses similaires exposées à cet effondrement. Donc ces politiciens français publiquement soucieux du danger en France ont raison sur le fond : c’est du double jeu [14] classique de Wall Street à son maximum… le genre de conflit d’intérêts qui a rendu tristement célèbre Goldman Sachs.

Cela résonne en moi comme la motivation la plus importante et la mieux démontrée que j’aie vu jusqu’ici dans cette affaire. Or souvenez-vous : aujourd’hui tout est une arme avec laquelle effectuer l’attentat. Imaginez le scénario :

Hollande gagne les élections... ce qui demeure encore le résultat le plus probable, malgré l’exécution d’un islamiste toulousain chorégraphiée par Sarko, il y a deux semaines. Il commence immédiatement le « détricotage » de l’union fiscale de Merkel (FiscalUnion), ralentissant sa progression, et dénonçant comme manifestement erronée la stratégie d’austérité de la Troïka Club Med.

C’est un désastre potentiel pour la dette américaine, pour les entreprises américaines, et pour la « certitude » de la réélection de Barack Obama. Donc on n’est pas dépourvu de mobile ici : « nous ne pouvons pas laisser la garde de la couronne à Hollande ».

Mais supposons, à la seconde où François le terrible est élu, le nouveau groupe des marchés à terme du FOAT prenant mal la nouvelle... avec l’aide de la FED (la banque fédérale américaine) ; et là, pariant à fond sur le fait que Hollande mette tout en l’air et mène davantage l’Europe dans le chaos. Bon boulot pour Morgan Stanley, et mauvaise nouvelle pour le Parti Socialiste.

Les ondulations extérieures de la vague s’étendent à deux ou trois banques françaises devenant désespérées. Triple rendement des marchés obligataires français. La France vire au Club Med... Zut alors, quelle horreur et Dieu du ciel ! C’est une catastrophe. Sauve qui peut ! Que peut-on faire ? [15]

Bon... Pourquoi ne pas mettre Christine Lagarde comme Ministre de l’Économie et des Finances : le visage acceptable de la France du FMI ? D’accord, elle est dans la poche des Américains — mais le bon point est qu’elle n’ait jamais travaillé chez Goldman Sachs. Quel soulagement : il s’agit d’un gouvernement d’unité nationale — tout comme en Grèce. On est sauvés. C’est un miracle.

Ça vous paraît exagéré ? Peut-être. Mais nous allons appliquer quelques techniques d’investigation classiques, à la Maigret :

La Troïka incriminée a une forme : l’implant grec de Goldman à Athènes, référendum abandonné, élections retardées ; l’implant italien de Goldman à Rome ; l’implant de Goldman dans la BCE ; en Pologne, Geithner bave et débite à propos des bazookas ; l’attaque sur le rial iranien ouvertement admise.

La Troïka — en réalité les États-Unis et l’Allemagne — a un motif : la contamination critique de l’eurosecteur bancaire coulerait les USA, et la dernière chose que veulent les Américains est un mangeur de grenouille communiste [16], faisant tourner court toutes ces fantaisies d’analyses du parcours critique attribué d’excellence par le FMI.

Sarkozy a une forme et une motivation : les énigmes qui demeurent dans la destruction de DSK en tant qu’adversaire (suivre le lien), le rôle avec la Réserve Fédérale (américaine — la FED) pour obtenir que Lagarde ait le job du remplaçant, les antécédents du type prétendument monétariste soutenant la prééminence mondialiste : tout ceci suggère que Nico puisse bien être en quelque sorte une duperie — dans les deux sens du mot « con » en anglais et en français.

Les données de l’observation : les problèmes auxquels Morgan Stanley a été confronté après septembre 2011, une visite de Blankfein à l’Élysée en novembre, l’annonce des FOAT en mars, leur lancement au moment où on entre dans les élections, la création d’une carte verte de sortie de prison pour MS.

De loin, des choses beaucoup plus folles que celles-ci se sont avérées finalement vraies. Pour le moment, l’élément géopolitique reste dans le domaine de la spéculation informée... quoique l’on en vienne aux questions — sont-ils capables de le faire et en ont-ils les moyens ? — et la réponse est un retentissant : « Oui ».

Cependant, la position de Morgan Stanley a tout, je crois, pour inquiéter à juste titre l’élite française — je veux dire la France réelle, pas des versions bidonnées comme Sarkozy et Lagarde. Le comportement, la motivation et les gains apparents, pour l’entreprise en question, sont tellement évidents qu’au moins dignes d’une investigation sérieuse par les régulateurs français... même si j’imagine qu’il soit déjà trop tard pour maintenant.

Peut-être que l’argument bancaire solide de l’« Affaire des FOAT » présenté ici, dans Le Slog, convoquera une préoccupation encore plus largement diffusée que l’évocation dans le site populaire Rue 89 (suivre le lien), hier, après que les candidats aux Présidentielles Jean-Luc Mélenchon et Jacques Cheminade aient parlé avec intensité d’« un nouveau coup des financiers contre la France », et d’« une offensive mondialiste préparée contre la France ».

Tout ça peut résonner comme des paroles de dingue, mais pour répondre à la question de savoir si la géopolitique est en cause ici ou pas — et si non, pourquoi la rencontre entre Sarkozy et Blankfein à ce moment-clé ? — les Français sont vraiment fous d’introduire juste maintenant un secteur de contrats à terme, lequel de façon réaliste ne peut servir qu’à les aider à descendre, sur la pente glissante vers l’œil du cyclone de la dette.

Ainsi, peut-être que la partie est jouée pour monsieur le Président : « Et alors, Sarko — pourquoi avez-vous permis ce coup de folie [17] ? » [18]

John Ward aka © The Slog 13 avril 2012

Avec l’autorisation de l’auteur.

Liens Liés : L’Affaire DSK – the complete history (suivre le lien).

Source :

http://hat4uk.wordpress.com/2012/04/13/sarkozy-accused-of-poison-pill-complicity-faces-foat-election-bombshell/

Remerciements à Elli Medeiros et à Thomas Schmidt pour leur première lecture critique de la traduction et pour leurs incontournables suggestions.

Sarkozy accusé de complicité d’empoisonnement face à la bombe électorale des FOAT from The Slog is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivs 3.0 Unported License. Based on a work at www.larevuedesressources.org.

Réflexions françaises de circonstance à propos de l’article du Slog
(Postface)

P.-S. Quelques liens d’information sur l’opération et son contexte :

Les ventes à découvert de nouveau autorisées, Économie, Le Monde, 13 mars 2012.

Une arme fatale contre la dette française, édito, MonFinancier.com, 23 mars 2012.

Nicolas Sarkozy et l’AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril, Mediapart, 9 avril 2012.

Nicolas Sarkozy et l’AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril 2012, Courrier des lecteurs, zinfos974.com, 10 avril 2012.

L’icône provient de l’article source.

Le logo est un fragment de l’affiche du film Inside Job et provient du site skepticblog.

Réflexions françaises de circonstance à propos de l’article du Slog

(Postface)

L’Europe de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel est folle : d’un côté un pacte de stabilité et le devoir de remboursement de la dette souveraine au prix de la monnaie la plus forte du monde, supérieure au dollar, loin de l’inflation elle réalise le mal contraire, étouffant les peuples et l’économie, programmant la récession, la pauvreté, la misère, le renflouement à ce prix du Trésor américain contre notre vie d’européens, en échange de la production des devises payées en euros « cash » à chaque appel pour des dollars (ne serait-ce que votre argent de poche touristique mais imaginez des valeurs exigibles en monnaie), ça vaut de l’or ; et de l’autre côté, la spéculation financière de la monnaie scripturale déliée des fonds de réserve, et donc à découvert, accroissant les dettes souveraines avec des marchés à terme face à la dette éternelle (qui se reproduit automatiquement puisque chaque production de monnaie s’achète) ! L’Europe mondialiste, telle que néolibérale advenue de son passé en monstre capitaliste de la monnaie, l’Europe comme une maladie mortelle...

L’Eurex, marché des dérivés, est un opérateur financier international de la Bundesbank et une filiale de Deutsche Börse, l’opérateur de la bourse de Francfort qui a fusionné avec Nyse Euronext. Cette firme lance une opération spéculative en monnaie scripturale exponentielle sur la dette de la France à partir du lundi 16 avril 2012, juste une semaine avant le premier tour des élections Présidentielles. En février, Sarkozy via l’Autorité des Marchés financiers (AMF) a fait lever l’interdiction des VAD (Ventes À Découvert) [19] qu’il avait posée l’an passé, en même temps que la Commission européenne l’avait imposée plus généralement à la Bourse de Francfort, au terme des catastrophes financières des valeurs toxiques sur l’Europe du sud. Levée sans laquelle l’exploit sinistre qui s’annonce n’aurait pu être lancé. Avec sa diligence (un coup de pouce à la finance américaine à laquelle la Commission européenne limitait l’accès libéral absolu, au terme des catastrophes financières des valeurs toxiques sur l’Europe du sud), en signe d’adieu au territoire de l’imposture, ou au contraire en signe de retour forcé ?

Par exemple, soit le pays est ruiné et la démocratie détruite sans retour pour le successeur, soit le sauveur fait cesser ce marché et éblouit juste avant le premier tour ou entre les deux tours du scrutin, où son rival vient d’essuyer une fin de non recevoir pour toute réponse de sa demande de clore cette transaction (vendredi dernier), en Allemagne : telles sont les deux hypothèses prospectives de ce coup venu d’ailleurs.

L’observateur officiel de la France à Francfort est BNP Paribas (qui gère la surveillance des portefeuilles des banques françaises), une des banques locales sinon la plus compromise par les pertes et les renflouements dus au coût public des bénéfices scripturaux du marché des valeurs spéculatives, et notamment sur la Grèce ; une banque immorale et au bord de la faillite, en réalité, si ce n’était l’endettement d’un État pour la secourir, alors que celui-ci est présenté en situation de non solvabilité devant les électeurs. On a compris que Paribas et la Société Générale pour se refaire de leurs dettes toxiques vont probablement participer à spéculer davantage, cette fois contre l’État français, sur des valeurs toxiques écrites par la Bundesbank ( ?)... quand de surcroit cette banque restant une banque centrale nationale pas encore tout à fait indépendante du Trésor allemand (gardant se richesses notamment en or), n’aurait pas le droit de monétiser ni même en valeur scripturale, n’étant ni une banque privée ni un organisme financier, et ayant été supplantée par la BCE en matière de production de la monnaie, de même que la Banque de France dans son rapport avec le Trésor Public ?...

Seulement voilà, cette escroquerie à rebondissements dans le pays qui sert d’exemple à l’Europe erronée, si elle prend certain autre pays à la gorge, dans un moment crucial de son économie désastreuse et en pleine période électorale, n’est pas une affaire simplement européenne sinon en termes de vassalité, même si la Bourse de Francfort et la Bundesbank paraissent signer, produire et vendre, les valeurs toxiques qui attaquent. Parce que des opérateurs de Wall Street sont évidemment, directement, sous la transaction qui s’arrange ainsi des querelles avec la Commission européenne, qui avait bloqué certains marchés toxiques à Francfort [20], jusqu’en février dernier. Soudain, revoici les pires valeurs à terme sur les dettes, rendant souveraines les spéculations sur la mort des sociétés européennes qu’elles provoquent, tandis que les plus solidaires ou les plus pauvres d’entre elles sont délibérément empêchées de renaître, sous le joug du Traité malsain, et la menace des pactes infra-communautaires additionnels inacceptables.

Le bras du « Nabot » pour aider Blankfein est secrètement plus long ou en prolongeant d’autres, car sa seule portée jusqu’à l’AMF locale n’aurait pas été suffisante pour parvenir à ouvrir le marché spéculatif sur la dette française, cela ayant signifié de faire ré-ouvrir au crédit de Wall Street cette voie européenne des risques qui avait été interdite à la demande de la Commission, à Francfort (place de cotation internationale en temps réel des marchés ouverte depuis moins d’un an, après que DSK fût éjecté du FMI). Loin d’être honorable, c’est « désavouable ». (L.D.)

[Retour]

Notes

[1] La traduction littérale est : « complicité de Pilule empoisonnée » Poison Pill — terme anglophone financier pour parler de l’infiltration des valeurs toxiques dans un marché.

[2] FOAT - French Obligations Assimilables of Tresor / Obligations Assimilables du Trésor Français (OATF) ; Voir OAT in fr.wikipedia ; FOAT : OAT Français

[3] « Bandits manchots », métaphore qui a donné le nom anglais des machines à sous de casino, et leur unique bras de levier pour les actionner.

[4] Il s’agit d’un jeu de mot dans la décomposition de FOAT en F* oats (l’avoine, céréale qui donne de l’énergie, que l’on donne aux chevaux pour avancer), « prendre son avoine » ou encore Get their oats en argot : « baiser », « prendre leur pied » F* (fuck) oats...

5] PIGS, en anglais : Portugal, Italy, Greece, Spain — auxquels on peut ajouter l’Irlande ce qui s’orthographie : PIIGS.

[6] Investir de l’argent (dans), pumping ; mais ici ne s’agissant que de monnaie scripturale et de surcroît d’investissement à découvert (dans un marché à terme), il n’y a pas pas de valeur investie dans le sens traditionnel ; sinon par le pari des hypothèses réellement jouées sous la forme de la spéculation, d’où l’« exposition à risque » de la transaction.

[7] La source de l’expression en anglais britannique, « basket-case », désigne les multi-amputés de la première guerre mondiale. En anglais moderne, américain, cela signifie simplement : un cas désespéré.

[8] « voit juste » est la traduction utile de l’expression, mais on garde la métaphore de l’anglais, comme à d’autres endroits de ce texte, qui joue aussi, originalement, sur l’humour et même l’ironie, des doubles sens.

[9] Jeu de mot courant, ici pouvant également jouer sur la contraction abrégée de Goldman : God.

[10] Timothy Geithner, également « implant » de Goldman Sachs, dans l’État américain même, a été nommé par Obama à la tête du Trésor des États-Unis, en 2009.

[11] de Wall Street.

[12] Voir dans le Wall Street Journal, l’article Morgan Stanley Slashed Euro Periphery Debt Exposure 40% This Month , du 19 janvier 2012.

[13] Sur la dette du Club Med, voir l’article du Telegraph Euro plunges as Club Med debt fears spread.

[14] Traduction utile : l’« arnaque ».

[15] En français dans le texte original.

[16] Frog : Traduction littérale d’une expression populaire pour désigner les Français ; Frog, grenouille — Froggies, les français (parce qu’ils mangent les cuisses de grenouilles, incongruité obscène et répugnante au Royaume Uni).

[17] Dans le texte original c’est le mot français « folle » (la folle du logis, c’est-à-dire l’imagination ?).

[18] En français dans le texte original.

[19] VAD (fr.wikipedia).

[20] CNNMoney, 1er février 2012 NYSE-Frankfurt stock exchange merger blocked.

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