COMITE VALMY

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Hassan Nasrallah à Julian Assange :
Nous voulons le dialogue, les États-Unis et Israël veulent la guerre civile

mercredi 18 avril 2012, par Comité Valmy


Voilà ce qu’a dit le Hezbollah à l’opposition syrienne

Tandis que les médias français se décrédibilisent en s’entêtant à attribuer à l’armée régulière syrienne tous les crimes et bombardements - y compris ceux des mercenaires et jihadistes - frauduleusement baptisés "Armée libre syrienne", le fondateur de Wikileaks lance son émission sur Russia Today par l’interview du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah :

« Le Hezbollah a exhorté l’opposition syrienne à engager un dialogue avec le régime d’Assad, mais ils ont refusé. »

Sayyid Hassan Nasrallah le chef du Hezbollah a confirmé dans sa première interview en six ans, la première mondiale de Julian Assange, "le monde de demain", sur la RT.

Sayyid Hassan Nasrallah a dit à Assange que le Hezbollah soutenait le président syrien Bachar al-Assad comme la Syrie soutenait la résistance au Liban et « n’avait pas reculé face aux pressions israélienne et américaine. »

Hassan Nasrallah, considéré comme un combattant de la liberté par des millions tout en étant qualifié de "terroriste" par les États-Unis, Israël, le Canada et les Pays-Bas, a affirmé que le régime d’Assad « a très bien servi la cause palestinienne. »

C’est pourquoi le Hezbollah a soutenu les soi-disants "printemps arabes" en Tunisie, au Yémen, en Egypte et ailleurs, mais quand il est apparu en Syrie, le Hezbollah a exhorté l’opposition à engager dans le dialogue avec le président Bachar al-Assad.

« C’est la première fois que je dis cela - Nous avons contacté [...] l’opposition afin de les encourager et faciliter le processus de dialogue avec le régime. Mais ils ont rejeté le dialogue », a t-il révélé. « Dès le début nous avons eu un régime qui est prêt à engager des réformes et prêt pour le dialogue. De l’autre côté, vous avez une opposition qui n’est pas préparée pour le dialogue et qui n’est pas prête à accepter les réformes. Tout ce qu’ils veulent, c’est faire tomber le régime. Voilà le problème. »

Hassan Nasrallah a appelé à une position équilibrée sur la question syrienne, en soulignant que des groupes armés en Syrie ont tué de très nombreux civils, tandis « que le blâme international est systématiquement dirigé contre le président Assad. »

Plusieurs pays arabes et non arabes arment et financent des rebelles tandis que - de l’avis du chef du Hezbollah « Al-Qaïda veut simplement transformer la Syrie en champ de bataille. »

« Tant qu’il y aura des combats en Syrie - où une partie bat en retraite pendant que l’autre fera avance - les portes au dialogue sont fermées » , a t-il dit Assange.

Soulignant que le Hezbollah soutient le dialogue, les points de Nasrallah souligne que sans ce dialogue, « la guerre civile est la seule alternative. » Selon ses mots « c’est exactement ce que l’Amérique et Israël veulent ... Si les Etats arabes sont prêts pour des dizaines d’années de dialogue avec Israël, il n’ont que deux mois pour essayer de trouver une solution politique en Syrie. »


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