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La crise malienne vue depuis l’Algérie
Thomas Serres

vendredi 4 mai 2012, par Comité Valmy


La crise malienne vue depuis l’Algérie

Thomas Serres

Dans une région saharo-sahélienne en proie à l’instabilité et à tous les dangers, l’Algérie se positionne comme une actrice centrale au plan géopolitique. Devant les errements en cours en Libye et les incertitudes qui pèsent sur le Mali, le pouvoir algérien a la latitude de manœuvrer pour tirer les marrons du feu aussi bien au plan national qu’international.

Le blitz militaire des rebelles dans le nord du Mali est loin d’être sans conséquence pour le voisin algérien. La sécession hypothétique de l’Azawad (dans la moitié nord du Mali) n’est pas vue d’un œil favorable en Algérie, pour le moins qu’on puisse dire. En plus de la menace d’instabilité le long de la frontière sud du pays, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a fait, au cours de son offensive, un choix pragmatique qui consiste à la création d’une brève alliance avec les jihadistes d’Ansaar Eddine et d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQIM). En raison de la déferlante terroriste dans l’histoire récente de l’Algérie, cette relation est considérée avec une grande suspicion.

Le succès des rebelles touaregs et de leurs alliés a aussi d’importantes implications pour les élections législatives à venir, lors desquelles l’Algérie va préparer la succession du Raïs Bouteflika. Des puissances occidentales ont fait appel à l’Algérie afin qu’elle soutienne leurs efforts pour résoudre la crise, les rendant de plus en plus dépendantes de la coopération avec un régime dont la stabilité est devenue une priorité. Peut-être la conséquence la plus importante est que cette situation sert à renforcer la rhétorique nationaliste en Algérie, une rhétorique basée sur la peur de la division et de l’anarchie et qui est la retombée de la guerre civile

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L’ALGERIE ET L’ESPACE SAHELO SAHARIEN

L’espace sahélo saharien est crucial pour la stratégie régionale de l’Algérie pour trois raisons. Premièrement, les autorités du pays cherchent à gagner de la légitimité en raison de leur longue expérience du contre-terrorisme. Deuxièmement, l’Algérie a joué un rôle clé dans l’implantation de différentes formes de coopération internationale afin de faire face aux questions de sécurité de la région. Troisièmement, la région transfrontalière est notoirement riche en ressources naturelles et se trouve donc convoitée par de nombreux acteurs étrangers, dont la France et les Etats-Unis mais aussi la Chine. On doit garder à l’esprit que dans l’espace sahélo saharien, la focalisation sur le terrorisme est profondément liée à ces intérêts économiques.

Afin de faire face à la menace posée par les jihadistes katibate (ou brigades) et afin de contrôler les diverses formes de trafic, les quatre pays du "champ" (le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie) ont décidé, en 2010, d’unir leurs forces et de constituer un comité des opérations, le Centre d’Etat-Major Opérationnel Conjoint (CEMOC). Même si l’organisation est gouvernée par une présidence tournante, l’Algérie y joue un rôle prépondérant. Sans aucun doute les capacités de l’armée algérienne, l’Armée Nationale Populaire (ANP), sont considérablement supérieures à celles de ses trois partenaires du CEMOC. Comme le remarquait le ministre des Affaires étrangères nigérian, l’armée algérienne est obligée d’intervenir au-delà de ses frontières en raison de l’incapacité de l’armée malienne de contrôler son propre territoire.

L’implication de l’ANP a été encore davantage sollicitée parce que le terrorisme sahélo saharien est profondément enraciné dans la propre histoire de l’Algérie. AQMi, qui est essentiellement une filiale de Al Qaeda, est né d’une division et d’une reconfiguration successive des groupes terroristes algériens, en particulier les Groupe Islamique Armé (GIA) et le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). De nombreux combattants, qui maintenant prêtent allégeance à AQMI, sont d’origine algérienne comme c’est le cas de l’émir Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, par exemple. De plus, le puissant renseignement militaire (connu autrefois sous le nom de Sécurité militaire et qui s’appelle maintenant le Département du Renseignement et de la Sécurité - DRS), est soupçonné d’être impliqué dans le renforcement de la rébellion touareg.

Certains observateurs vont jusqu’à dire que le DRS pourrait utiliser la menace du terrorisme dans l’espace sahélo saharien comme moyen de pression sur la France et pour justifier l’interférence américaine dans la région. Au vu des activités du DRS au cours de la guerre civile, ces allégations semblent crédibles. Il ne fait pas de doute que l’Algérie détient la clé de la géopolitique de la région en raison de sa supériorité militaire, son expérience anti-terroriste et le rôle important joué par ses services de renseignement. Ces éléments fournissent au régime une occasion de renforcer sa position nationale et internationale.

LE TERRORISME DANS LE SAHEL COMME BENEFICE GEOPOLITIQUE

Cette situation peut initialement apparaître comme contradictoire, compte tenu de la politique étrangère de l’Algérie basée sur la non-ingérence. Pourtant la coopération internationale joue un rôle central dans la stratégie du régime. "La guerre globale contre le terrorisme" est depuis longtemps une priorité des alliés internationaux de l’Algérie, en particulier la France et les Etats-Unis.

Les allégations de relations entre AQMI et la secte fondamentaliste nigériane Boko Haram ont fait craindre la présence d’un mouvement terroriste unifié dans les deux parties de l’espace sahélien. La récente démonstration de force faite par Ansaar Eddine à Tombouctou a exacerbé un sentiment d’urgence, en France en particulier, où ces évènements ont servi à souligner la perte de contrôle sur une région qu’elle considérait auparavant comme sa chasse gardée. Avec une implication croissante des Etats-Unis et de la Chine, l’ancienne puissance coloniale n’a plus autant d’influence qu’autrefois. Mais l’engagement de la France en faveur de la stabilité régionale est toujours significative, en particulier parce qu’elle cherche à garantir son accès à l’uranium sahélien indispensable à son industrie nucléaire.

Pourtant, aucune intervention n’est possible sans le consentement de l’Algérie qui a eu la prudence de s’abstenir de le donner. En fait, en dépit de l’insistance de Washington et de Paris, les autorités du pays demeurent étroitement focalisées sur leur propre territoire. [1] On ne peut pas ignorer le fait que le renforcement des jihadistes est directement lié à l’opération de l’OTAN en Libye, laquelle a été sévèrement critiquée en Algérie. De plus, une intervention directe par les Français ou les Américains serait vue comme une tentative de mainmise sur les ressources minières de la région, surtout l’uranium et les hydrocarbures. Une aventure aussi risquée serait aussi logiquement comprise comme étant de l’impérialisme agressif au nom de "de la guerre globale contre le terrorisme".

Actuellement, le régime algérien et son armée doivent aussi faire face à un mécontentement interne, situation qui ne ferait qu’empirer s’ils devaient soutenir une intervention étrangère dans le Sahel. Bien que l’ANP ait participé au comité militaire de l’OTAN en janvier 2012, elle renâcle à assumer un partenariat direct. [2] Une telle alliance ne conviendrait ni à l’histoire ni aux intérêts de l’armée. Plutôt, Alger cherche à poursuivre son approche pragmatique basée sur une série de marchandages stratégiques qui garantiront que ses partenaires occidentaux dépendent de sa bonne volonté.

De fait, l’Algérie est un acteur essentiel dans le Sahel, maintenant peut-être plus que jamais. La crise en Libye et au Mali est susceptible d’augmenter le bénéfice du régime algérien depuis le 11 septembre 2001. Aussi longtemps que le pays est impliqué dans ladite "guerre contre terrorisme", ses partenaires internationaux seront contraints d’éviter toute ingérence dans les affaires algériennes. Intéressés à maintenir la stabilité du pays, ils doivent aussi courtiser l’aristocratie militaire (largement corrompue) qui joue un rôle clé dans les décisions politiques. Avec la tenue prochaine d’élections qui doivent déterminer la succession d’Abdelaziz Bouteflika, la crise malienne est du pain béni pour les dirigeants militaires à qui elle donne l’occasion de se rendre indispensables aux yeux des partenaires internationaux.

LA PEUR DE LA SECESSION

La crise malienne est aussi significative pour le débat politique en Algérie. Le nationalisme défensif est une vieille tactique des régimes autoritaires. Cette rhétorique n’insiste pas tant sur la grandeur de la nation que sur les risques encourus en cas de désordres. Ainsi la réponse algérienne à la déclaration d’indépendance de l’Azawad fait écho aux vieilles stratégies nationalistes. Jouer sur la peur de la sécession du sud est devenu pour les dirigeants politiques une façon de démontrer leur engagement pour la défense de la nation algérienne. Par exemple, Bouguerra Soltani, le président du Parti nationaliste islamique, qui a quitté la coalition présidentielle pour former une "Alliance Verte" avec d’autres formations islamiques modérées, a réagi vivement lorsque des diplomates algériens ont été pris en otage par Ansar Eddine à Gao. Il a proclamé que l’unité et l’intégrité de l’Algérie était pour lui "une ligne rouge".

Cette rhétorique nationaliste est généralement réservée aux provinces du nord de la Kabylie qui sont bien connues pour être réfractaires au pouvoir central d’Alger. Réagir à une menace imaginaire de sécession est une bonne façon consensuelle d’éviter des sujets plus contentieux (la ségrégation économique, les revendications de démocratie), comme l’a fait le Raïs Bouteflika lorsqu’il a visité Tizi Ouzou en 2009. Toutefois, au cours de la dernière décennie, un mécontentement croissant a donné lieu à des manifestations et à des émeutes dans le sud, les plus récentes ayant eu lieu à Ouargla, Hassi Messaoud ou Laghouat.

Les populations locales se sont trouvées marginalisées par le gouvernement central aussi bien sur le plan économique que politique. Leurs protestations résultent de la distribution inéquitable des revenus des hydrocarbures. De leur point de vue, l’Etat vole une ressource locale qui devrait, en principe, servir la région qui est en permanence plongée dans la pauvreté et le chômage. Ce qui apparaît comme un grief économique ou social est aussi politique, l’exploitation des ressources ayant miné la légitimité du gouvernement. Néanmoins, il est important de noter que les contentieux ne concernent pas principalement l’indépendance politique. En fait, même à l’intérieur de groupes qui mettent l’accent sur la nature régionale de ces griefs (comme le Comité de défense du droit des chômeurs du sud), des appels à la sécession ou à l’autonomie continuent d’être très marginaux.

En dépit de cette réalité, lorsque le Premier ministre Ahmed Ouyahia a visité Tamanrasset le 7 avril, il a déclaré que tous les Algériens "vivent maintenant dans l’égalité" et disait "qu’il n’y a pas de place pour ceux qui veulent utiliser les inégalités dans le développement afin d’appeler à la révolution en Algérie". Il est notoire que le Premier ministre est un proche des dirigeants militaires, servant souvent de porte-parole pour les intérêts de l’armée. Selon lui, la déclaration d’indépendance de l’Azawad doit être une aubaine pour les Algériens. Il notait que " ce qui se passe au Mali est l’occasion de serrer les rangs et de comprendre la valeur de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale".

La menace imaginaire de la sécession est souvent invoquée par les nationalistes algériens, en particulier ceux proches de l’armée. On doit garder à l’esprit que l’influence politique de l’ANP est basée sur son devoir constitutionnel d’assurer la protection de la nation. Selon l’article 25 de la Constitution, l’armée "assure la défense de l’unité territoriale du pays et son intégrité". Il est toutefois clair que l’usage de la rhétorique fondée sur la peur permet au régime d’éviter d’assumer la responsabilité du fait que la richesse nationale est distribuée de façon inégale

… ET LE SPECTRE DU CHAOS

Par-delà la fantaisie de la sécession, le régime algérien joue sur une peur beaucoup plus concrète qui renforce le besoin d’obéissance à un Etat fort et stable. En raison de la récente guerre civile, le spectre du chaos est toujours présent dans l’esprit de la population algérienne. La sécurité est le désir fondamental de la population qui continue de vivre sous la menace du "terrorisme résiduel", selon les termes du régime. Et pourtant, le fait est que cette violence ne s’est jamais vraiment arrêtée à la fin de la guerre civile. Le 3 mars 2012, une attaque de kamikaze a blessé approximativement quarante personnes à Tamanrasset, ville où se trouve le centre de commandement du CEMOC. De plus, l’implication des brigades de AQMI et d’Ansaar Eddine dans le blitz des Touaregs montre que la menace du terrorisme est bien plus que "résiduelle" dans l’espace sahélien. Compte tenu de la prochaine élection législative, ces développements aident les officiels à augmenter leur capital politique, en soulignant le besoin de sécurité de la région. Cette pratique est une vieille tradition du Rassemblement National Démocratique (RND) de Ahmed Ouyahia dont le discours politique fait la part belle aux militaires.

L’an dernier les épouvantables images du conflit en Libye ont exacerbé la peur du chaos qui demeure significative dans la mémoire des Algériens. Elles ont aussi contribué à infléchir les protestations dans le pays qui reste gravement traumatisé par la guerre civile (la violence organisée reste toujours bannie "du répertoire de la contestation"). De même, le régime algérien profite de la crise malienne en mettant l’accent sur le besoin d’obéissance à l’Etat. Il s’en suit que le régime peut traiter les protestations journalières, les grèves et les émeutes comme rien de plus que l’expression dangereuse et infantile du chaos. Le jour précédent sa visite à Tamanrasset, Ahmed Ouyahia a expliqué au journal français Le Monde que le soulèvement populaire d’octobre 1988 et les grèves insurrectionnelles de mai-juin 1991 n’étaient rien de plus que de "l’agitation". Le Premier ministre a ensuite rappelé aux journalistes français que les Algériens "connaissent le prix de l’anarchie" [3]

En faisant la relation entre protestation et anarchie, les autorités algériennes mettent l’accent sur les risques de sécurité plutôt que sur le phénomène économique, social et politique. Les protestations sont enracinées dans le sentiment de hogra qui résulte du mépris chronique, du déni de justice et même de l’invisibilité persistante du régime. Compte tenu que le pouvoir est souvent compris comme un système dépourvu de centre, cette frustration reste souvent diffuse parce que dans l’impossibilité de se cristalliser sur une cible précise. Tous ces sujets demandent une solution politique (et économique). Néanmoins, Ahmed Ouyahia persiste à décrire les émeutes de janvier 2011 comme celles "du sucre et de l’huile" soutenues par des forces extérieures. Finalement, il a félicité les forces de sécurité pour avoir maîtrisé l’agitation.

La crise en Libye, et maintenant au Mali, permet au régime d’invoquer le spectre du chaos, de rappeler à la population la violence des années 1990 et d’insister sur la nécessité de renforcer l’appareil de sécurité. La situation n’est pas sans rappeler Lakhdar Ben Tobbal, un ex-ministre de l’Intérieur du Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA), qui déclarait en 1960 que le mouvement nationaliste devait être particulièrement discipliné afin de contrôler la soi-disant propension naturelle du peuple algérien à l’anarchie. [4]. On se souvient aussi du général Larbi Belkheir, qui a un jour déclaré "avoir fait le choix d’épargner à l’Algérie le sort de l’Afghanistan" en interrompant le processus électoral en 1992. Ceci démontre qu’en Algérie, le soi-disant risque du chaos a souvent été employé afin de légitimer l’autoritarisme.

LA PEUR NE DOIT PAS OCCULTER LES OCCASIONS POUR UNE OUVERTURE POLITIQUE

La situation au Mali est un nouveau choc pour l’Algérie qui a déjà été secouée par les soulèvements populaires dans les pays voisins et l’opération de l’OTAN en Libye. Dans ce contexte, le porte-parole du régime continue d’appeler la population algérienne au respect de l’Etat. Ce faisant, il minimise les protestations politiques et sociales, les désignant sous le nom de "jacqueries" (protestation de paysans), d’émeutes de la faim ou insinue encore que l’agitation est le fait de l’étranger (complot orchestré au nom de la démocratie, selon Ouyahia). Ainsi donc, le régime continue d’incarner les qualités pour lesquelles il est critiqué par les émeutiers, agissant avec paternalisme et mépris et ne manifestant aucun respect pour la volonté populaire algérienne.

Mais ces circonstances régionales ne devraient pas éclipser les principales questions auxquelles le régime algérien va devoir faire face dans les mois qui viennent. La succession d’Abdelaziz Bouteflika fournit une opportunité pour une ouverture politique. De plus, il semble que la coalition tripartite au pouvoir et qui a dirigé le pays depuis une décennie (FLN, islamistes modérés et le RDN), est entrain d’éclater. Le FLN a eu à faire face depuis de nombreuses années à des dissidences internes et à d’occasionnelles violences. Les islamistes modérés, qui avaient été co-optés par l’Etat, ont créé une nouvelle "Alliance Verte", et espèrent que le succès des partis religieux dans les pays voisins leur donnera la légitimité qui leur manque après avoir été discrédité dans les années 1990. Malgré ses appels à l’unité et à la discipline, Ahmed Ouyahia doit maintenant faire face à des critiques virulentes à l’intérieur de son parti. Par exemple, un membre supérieur du RND, Nouria Hafsi, qui demande une plus grande transparence, a publiquement traité Ouyahia de "despote" et "de danger pour le pays" [5]

Au vu des prochaines élections législatives, de nombreux acteurs politiques ont recours à la rhétorique nationaliste qui manipule la peur de la population algérienne tout en prétendant prévenir l’anarchie et la sédition. Il ne fait pas de doute que cette stratégie autoritaire bien connue est une tentative à peine déguisée de protéger les privilèges et l’influence politique de la classe dirigeante, en particulier l’aristocratie militaire. Pourtant, la population va bientôt avoir l’opportunité d’exprimer son mécontentement par les urnes. Voter est une pratique institutionnelle et il sera difficile pour les défenseurs autoproclamés de la nation, de dépeindre des citoyens respectueux des lois comme étant une force de chaos et d’anarchie. Au final, et compte tenu du traumatisme résultant de la guerre civile, les élections du 10 mai sont une façon véritable pour la population algérienne d’exprimer son aspiration à un changement pacifique. Peut-être que cette fois, les Algériens auront une chance d’avoir un gouvernement qui entendra leur mécontentement et résoudra les problèmes plutôt que d’en faire usage pour des gains politiques.

NOTES

[1] Le Canard enchaîné, 11 avril 2012
[2] El Watan, 21 janvier 2012
[3] Le Monde, 6 avril 2012
[4] Mohamed Harbi, les archives de la révolution algériennes, Editions Jeune Afrique, Paris, 1981, p. 290
[5] El Watan, 28 mars 2012

http://pambazuka.org/fr/category/features/81789


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