COMITE VALMY

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Pourquoi la France doit intervenir militairement en Syrie
par Patrick Besson

mercredi 27 juin 2012, par Comité Valmy


Il y a une bonne raison pour que la France envoie les meilleurs éléments de son armée en Syrie : les dernières opérations extérieures de notre pays n’ont-elles pas été de francs succès ?

Prenons l’exemple de l’Afghanistan. Quelques années de présence militaire française à Kaboul ont suffi à transformer le pays en une démocratie riante, intègre et apaisée. Dans chaque foyer afghan règne désormais le culte du pioupiou. Au marché comme à la mosquée, le para de Tarbes et le technicien du COS sont des idoles vivantes. Et pour cause : les Afghans sont reconnaissants à nos soldats de tout ce que ceux-ci ont fait pour eux. La vie quotidienne en Afghanistan est, pour toute la région mais aussi pour le monde entier, un exemple d’équilibre, de modération, en un mot : de tolérance. Les rues de Kaboul sont aussi calmes que celles de Passy au mois d’août. Les femmes en minijupe et débardeur se dorent au soleil dans les parcs et les restaurants en plein air. Elles fument des Gitanes et boivent de la bière Kronenbourg en riant aux sketchs de Bigard diffusés par haut-parleurs. Le débat intellectuel bat son plein, les thèses sur Nietzsche, Sade et Les mille et une nuits s’empilant sur le bureau du recteur de l’université de Kaboul. Biennale de Maymana, fête du livre athée de Kunduz, festival du film d’avant-garde de Kandahar : ces manifestations culturelles auraient-elles été possibles sans l’intervention française ?

Et que dire de la Libye ? Après quatre décennies de dictature kadhafienne, le pays respire enfin l’air pur de nos démocraties occidentales. Cela aurait-il été possible sans la saine réaction militaire de l’Otan initiée par Nicolas Sarkozy ? Désormais, le pays baigne dans un climat de paix et de bonne entente. La prospérité et la gaieté règnent enfin dans la Tripolitaine et la Cyrénaïque. Un taxi affaires pour Tobrouk ! Plein-emploi, exploits sportifs, économie remise à flot. Nul désordre dans la police ou l’administration.

Pour ce qui est de l’Irak, il n’a échappé à personne que la France n’a pas participé à l’effort militaire consenti par une bonne partie de la communauté internationale afin de chasser le dictateur Saddam Hussein du pouvoir. Notre pays le regrette aujourd’hui, au vu des merveilleux résultats obtenus principalement par l’armée américaine : Bagdad redevenu le centre lumineux de l’Orient, un pays retourné à sa paix ancestrale, la recherche scientifique et la vie universitaire en plein essor, une rentrée littéraire des plus florissantes.

De même pour la Côte d’Ivoire, où l’action décisive des forces françaises a permis l’intronisation du président Ouattara depuis laquelle le pays nage dans l’euphorie. Les partisans de Laurent Gbagbo, un peu moins - ou un peu plus, selon les gens qui ont compté les bulletins - de 50 % de la population ivoirienne, ont fait une croix sur leurs différends avec ceux de Ouattara et tous marchent main dans la main, oubliant les querelles et les massacres, vers un avenir radieux.

On pourrait remonter plus loin dans le temps (l’Indochine, le canal de Suez, l’Algérie et, au XIXe siècle, l’Égypte et le Mexique), on aboutira à la même conclusion : à l’extérieur de nos frontières, l’armée française a toujours fait mal. Très mal.

14/06/2012

Le Point.fr


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