COMITE VALMY

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La tendance en Syrie
La stratégie de résistance de la Syrie
Par Ghaleb Kandil

vendredi 20 juillet 2012, par Comité Valmy


La résistance qu’oppose la Syrie à l’agression impérialiste et à ses auxiliaires enregistre des progrès sur plusieurs fronts, ce qui dénote une stratégie de longue haleine mise en place dans la gestion du conflit, basée sur les équations, les équilibres et les capacités nécessaires pour faire échouer le complot.

Le commandement syrien est ainsi attaché au processus de reforme et, par conséquent, à la solution politique. Aussi, continue-t-il d’appeler au dialogue national et au partenariat pour dessiner les contours de l’avenir syrien. Le commandement œuvre en faveur de la réconciliation nationale sur le terrain, ce qui explique son attachement au plan de Kofi Annan qu’il a appuyé dès le premier moment, bien que l’émissaire et les observateurs internationaux cèdent souvent aux pressions américaines ou occidentales. Les faits montrent sans l’ombre d’un doute que depuis le 12 avril, l’Etat syrien est apparu comme la partie la plus soucieuse de stopper l’hémorragie et mettre un terme au cercle de la violence. En revanche, les groupes armés téléguidés par l’étranger tirent à boulets rouges contre le plan Annan depuis le début, appellent et œuvrent pour son torpillage et plaident pour une intervention et une invasion du pays par les forces de l’Otan et refusent le dialogue.

Cette attitude du pouvoir syrien trouve un écho favorable au sein de l’opinion publique syrienne qui est de plus en plus attachée au retour de la stabilité et du calme. La majorité des Syriens, victimes des escadrons de la mort sur le terrain, connaissent bien la nature de mercenaires de ces groupes armés et des opposants de salons qui étalent leurs divergences lors de conférences et de congrès organisés par la CIA et financés par les pétromonarchies archaïques et moyenâgeuses du Golfe.

Selon des informations sûres, le commandement syrien est désormais au courant des moindres détails de la situation sur le terrain : déploiement, types d’armements disponibles, emplacement des chambres d’opérations (qui se trouvent en majorité en Turquie) sous la direction de la CIA, identités des meneurs, syriens et étrangers, voies de ravitaillement, passages utilisés pour le trafic d’armes et d’hommes…

Le plan du commandement syrien est de détruire la plupart des fiefs des insurgés, contrôler les axes routiers internationaux, est encercler les principaux foyers tenus par les rebelles, dont les effectifs sont estimés à 7000 hommes en arme.

Apres avoir repris le contrôle de la campagne de Damas, où d’immenses dépôts d’armes, des chambres d’opération et des hôpitaux sousterrains, l’effort se dirige actuellement vers Homs, pour la pacifier et reprendre le contrôle des quartiers encore sous le contrôle des insurgés, qui s’y livrent de nombreuses exactions et atrocités. Dans le même temps, de vastes operations se déroulent à la frontière avec la Turquie, d’où passent hommes, argent et armes.

La situation des rebelles a atteint un tel état de faiblesse et de dispersement, que les opposants qui habitent dans les 5 étoiles, multiplient les déclarations sur « l’imminence » de la bataille de Damas qui sera « décisive ». De tels propos soulèvent les sourires des responsables syriens, qui savent parfaitement que le but de ces propos et de remonter le moral des insurgés et de se livrer a une opération d’intox dans l’espoir de faire diversion et de faire baisser la pression sur les fiefs encerclés.

Les operations qui se déroulent dans le quartier de Midane, à Damas, loin des caméras et du tapage médiatique, jouissent du soutien de la population, qui voient d’un mauvais œil l’infiltration de rebelles armés étrangers aux quartiers, et parfois même à la Syrie.

Pendant ce temps, le nouveau gouvernement poursuit son action conformément à un plan détaillé visant fournir aux Syriens les moyens de résister économiquement, afin de pouvoir résister militairement sur le long terme.

Et pour complétera ce dispositif intégré de résistance, des messages ont été adressés à l’étranger, notamment à ceux qui rêvent encore d’une invasion de la Syrte, à travers de vastes manœuvres terrestres, navales et aériennes, avec la participation des unités de tirs de missiles et de chasseurs-bombardiers.

Tendances de l’Orient

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
Tendances de l’Orient No 92 lundi 16 juillet 2012.

Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.

Mise en ligne par CV : lundi 16 juillet 2012


Déclarations et prises de positions

Michel Aoun, leader chrétien libanais

« Les États-Unis tentent de créer une zone sécurisée au Liban-Nord, afin de s’ingérer dans le conflit syrien et de rééditer l’expérience des années 1970 lorsque le Liban était devenu une terre ouverte à tous les étrangers. Ce sont des considérations économiques et de sécurité qui nourrissent aujourd’hui le conflit syrien, sous des prétextes d’institution de la démocratie et de sauvegarde des droits de l’homme. La guerre en Syrie prendra fin lorsque les États-Unis, la Russie et la Chine parviendront à un accord qui les arrangera. Une telle entente permettra de pousser les mercenaires et les mouvements takfiristes, tels el-Qaïda, vers la Syrie où ils seront liquidés. »

Amine Gemayel, ancien président de la République

« Le fait d’entraîner l’armée dans les méandres confessionnels n’est ni utile ni constructif. Le problème n’est pas dans l’armée, mais dans l’état d’esprit qui bafoue les institutions de l’Etat, dans toute leur diversité. Envoyer l’armée à la frontière avec la Syrie sans une couverture claire la place dans une situation de confrontation avec toutes les parties. D’ailleurs, lorsque nous avons prôné la neutralité du Liban, c’était pour le protéger des retombées de la crise syrienne. »

Fouad Siniora, ancien Premier ministre libanais

« Si le Liban n’en est pas sorti vaincu de la guerre de juillet 2006, le mérite en revient à la solidarité dont les Libanais ont su faire preuve à l’époque. C’est surtout cette solidarité qui a donné au gouvernement l’élan et la détermination nécessaire pour obliger Israël à accepter les clauses de la résolution 1701. »

Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban

« Les événements au Liban-Nord sont inquiétants. Les armes doivent être sous la seule responsabilité de l’Etat. Nous nous sommes félicités du rôle de l’armée et des FSI. Nous avons également salué l’engagement des forces politiques qui se sont retrouvées autour de la table du dialogue à Baabda et qui ont tenu un seul langage pour apaiser la situation. Nous pensons aussi que deux éléments sont importants pour ramener la stabilité : le développement socio-économique dans une région qui est restée marginalisée et l’application de la justice. Bien sûr nous sommes inquiets et préoccupés par les menaces qui pèsent sur les chrétiens : des gens sont assassinés en raison de la pratique de leur foi ! C’est ce qui souligne l’urgence de trouver des solutions dans le cadre de la citoyenneté et du respect de la diversité. »


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