COMITE VALMY

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Conférence de presse de Lavrov du 25 juillet
1) Attentat de Damas :
Moscou condamne l’absence de réaction occidentale...

mercredi 25 juillet 2012, par Comité Valmy


1) Attentat de Damas : Moscou condamne l’absence de réaction occidentale

MOSCOU, 25 juillet -

La Russie ne comprend pas les rasions pour lesquelles les pays occidentaux refusent de condamner l’attentat perpétré mercredi dernier contre le siège de la Sécurité nationale à Damas, a annoncé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Autrement dit, cela signifie qu’on continuera à soutenir ce genre d’attaques terroristes jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ne remplisse nos exigences. C’est une position terrifiante", a indiqué le ministre commentant les propos de la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies Susan Rice, selon laquelle cette attaque prouvait la nécessité d’adopter d’urgence une résolution sur la Syrie.

M. Lavrov a en outre qualifié de "soutien direct au terrorisme" toute une série de déclarations émises par la diplomatie américaine.

Le 18 juillet, un kamikaze s’est fait exploser à l’intérieur du siège de la Sécurité nationale lors d’une réunion entre des ministres et hauts responsables d’agences de sécurité du pays.

Le ministre de la Défense Daoud Rajha, le beau-frère du président syrien Assef Chawkat, le chef de la cellule anticrise Hassan el-Tourkmanichef et le chef du Service syrien de la sécurité nationale Hicham Bekhtyar ont été tués par l’explosion. Plusieurs hauts responsables ont été blessés.

http://fr.rian.ru/world/20120725/195468542.html

2) Moscou soupçonne Al-Qaïda de s’emparer de postes- frontières de Syrie

MOSCOU, 25 juillet -

Moscou est en train de vérifier les informations selon lesquelles les postes-frontières avec la Turquie et l’Irak auraient été pris non par l’opposition, mais par des terroristes d’Al-Qaïda, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou.

"Il y a des informations selon lesquelles l’opposition (syrienne) se serait emparée de postes-frontières avec l’Irak et la Turquie. Tout d’abord, tout cela est en train d’être vérifié. (…), du moins, des cas de vols de biens turcs ont été signalés à la frontière turque et selon certaines informations, ce n’est pas l’Armée syrienne libre qui a pris possession de ces postes-frontières, mais des groupes liés directement à Al-Qaïda", a indiqué le ministre.

Selon lui, si de telles actions des terroristes sont soutenues par certains pays, Moscou voudrait savoir ce que ces pays cherchent en Syrie et quelle est leur vraie position sur le règlement du conflit syrien.

Jeudi 19 juillet, les rebelles syriens se sont emparés du poste Bab al-Hawa à la frontière turque et du poste Abu Kamal à la frontière irakienne.

3) Les sanctions de l’UE contre la Syrie contraires aux accords de Genève

MOSCOU, 25 juillet -

Les sanctions unilatérales décrétées par l’Union européenne contre Damas vont à l’encontre des accords conclus lors de la conférence de Genève sur la Syrie, a déclaré mercredi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Une voie unilatérale a été choisie, et nous estimons qu’elle est contraire aux principes de la collégialité et aux décisions adoptées par le Conseil de sécurité sur la Syrie. Nous estimons également que cette voie va à l’encontre des accords conclus par les membres du Groupe d’action le 30 juin à Genève", a affirmé le ministre.

Le 23 juillet, les chefs de diplomatie des 27 pays de l’UE ont adopté une décision visant à renforcer l’embargo sur les livraisons d’armes à Damas. La décision prévoit un contrôle obligatoire des navires et des avions soupçonnés d’acheminer des armes et du matériel de guerre vers la Syrie. Ce contrôle sera effectué dans les ports et les aéroports de l’UE, ainsi que dans les eaux territoriales européennes.

Le chef de la diplomatie russe a rappelé à cette occasion que le communiqué de Genève ne faisait mention d’aucune sanction supplémentaire.

Réuni le 30 juin dernier à Genève, le Groupe d’action sur la Syrie, comprenant les ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, de la Turquie et de pays de la Ligue arabe, sont tombés d’accord sur les principes de règlement de la crise syrienne. Ces principes prévoient la création d’un gouvernement de transition réunissant toutes les parties en conflit.

M. Lavrov a souligné que la Russie s’opposait aux sanctions unilatérales.

"Nous estimons que chaque question doit être débattue collectivement", a-t-il indiqué.

Selon le ministre, si la communauté internationale voulait adopter une position collective à l’égard de la Syrie, elle devait le faire dès le début de la crise, en invitant le Conseil de sécurité de l’ONU à "examiner des moyens d’action sur les deux parties belligérantes : le régime en place et l’opposition armée".


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