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L’ambassadeur syrien à l’ONU menacé de mort
Al Manar

samedi 4 août 2012, par Comité Valmy


L’ambassadeur syrien à l’ONU Bachar Jaafari a indiqué vendredi que lui-même et sa famille avaient reçu des menaces de mort et en avaient informé les autorités américaines.

S’exprimant devant l’Assemblée générale de l’ONU avant le vote d’une résolution sur la Syrie présentée par le groupe arabe, M. Jaafari s’est déclaré "fier de défendre les intérêts de son pays contre toutes les conspirations".

Pour M.Jaafari, les pays arabes (Arabie, Qatar, Bahreïn) ayant présenté la résolution adoptée vendredi n’ont rien à voir avec la démocratie.

Il a en outre mentionné "plusieurs menaces de mort" lancées contre lui par des médias et sites internet installés en Arabie saoudite, au Qatar et aux Etats-Unis, trois pays qui ont soutenu la résolution de vendredi.

"Les médias d’Arabie saoudite et du Qatar ne visent plus seulement mon pays mais me prennent pour cible personnellement ainsi que des membres de ma famille d’une manière immorale et honteuse", a-t-il accusé.

Le texte de la résolution présenté par les Arabes

Le texte adopté vendredi à une large majorité par l’Assemblée dénonce le pilonnage des villes rebelles par l’armée syrienne et critique l’impuissance du Conseil de sécurité à faire pression sur Damas.

La résolution arabe a été soutenue par 133 pays, 12 ayant voté contre et 31 pays s’étant abstenus.

La résolution, initialement proposée par l’Arabie saoudite, a été considérablement modifiée lors de son examen, des appels de la Ligue arabe aux sanctions contre la Syrie et à la démission du président Bachar el-Assad ayant été retirés du texte. Toutefois, le texte condamne surtout les autorités syriennes et non pas l’opposition qui veut renverser le gouvernement.

La résolution de l’Assemblée générale, à la différence de celles du Conseil de sécurité de l’Onu, porte exclusivement le caractère de recommandation et de déclaration.

Pour Moscou, la résolution aide l’opposition

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine a affirmé que la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies vendredi apportait un "soutien flagrant à l’opposition armée syrienne" sous un prétexte humanitaire.

"Derrière la façade de la rhétorique humanitaire se cache un soutien flagrant à l’opposition armée syrienne" de la part de pays "qui arment et financent" cette opposition et lui fournissent des "mercenaires", a-t-il affirmé.

"Ce n’est pas une coïncidence si ce sont ces pays qui sont les promoteurs les plus actifs de cette résolution", a-t-il lancé, dans une allusion implicite aux pays du Golfe, et en particulier à l’Arabie saoudite.

M. Tchourkine a rejeté l’idée que le Conseil de sécurité soit paralysé par un blocage de la Russie et de la Chine, affirmant qu’il est possible de "parvenir à un consensus quand il s’agirait de décisions politiquement éprouvées et équilibrées".

La résolution "réduit les chances de parvenir à un processus de règlement politique" mené par les Syriens eux-mêmes et "exacerbe la confrontation" dans le pays, a-t-il conclu.

Cette résolution n’a pas de "grand sens pratique" et n’est qu’une "tentative de plus de faire une pression politique et propagandiste sur la Syrie", avait auparavant déclaré M. Tchourkine à des médias russes.

Pour sa part, la Chine, qui a elle aussi voté contre ce texte, estime "qu’exercer des pressions sur un seul camp ne peut pas aider à résoudre" le conflit, a affirmé son représentant permanent adjoint Wang Min.

"Au contraire, cela va entraver le règlement politique de la crise, provoquer une escalade et entraîner d’autres pays de la région" dans cette crise, a-t-il ajouté.

Des systèmes antiaériens portables fournis aux insurgés

Par ailleurs, le département de l’Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères s’est dit préoccupée par le fait que les insurgés syriens reçoivent de l’étranger des systèmes antiaériens portables.

"Les vidéos mises en ligne démontrent entre les mains de qui tomberont ces armes", ajoute le communiqué du ministère en allusion à une vidéo montrant des rebelles exécutant des partisans du président Bachar el-Assad non armés.

Mercredi, les médias ont annoncé que la Turquie avait livré à l’Armée syrienne libre 20 systèmes antiaériens portables. Selon Moscou, l’Arabie saoudite et le Qatar seraient derrière ces livraisons.

Al Manar

04-08-2012


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