COMITE VALMY

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Syrie

Mouallem à l’ONU :
Oui au dialogue, Non à l’ingérence
le président élu par le peuple

mardi 2 octobre 2012, par Comité Valmy


Le ministre syrien des Affaires Etrangères, Walid Mouallem, a estimé que la clé de la résolution de la crise en Syrie, se résume par le refus de toute ingérence étrangère. Lors d’un discours devant l’assemblée générale de l’Onu, Mouallem a ajouté que c’est aux Syriens de décider du sort de leur pays et de choisir leurs dirigeants via les bureaux de vote. Il a ajouté que le régime est prêt au dialogue avec l’opposition, sans être laxiste envers les takfiris.

Mouallem a indiqué que des pays bien connus poursuivent l’adoption de politiques colonialistes basées sur l’hypocrisie politique dans leur traitement des crises, au lieu de contribuer au règlement des conflits régionaux et internationaux par des voies pacifiques.

"Ce terrorisme soutenu par l’extérieur et accompagné d’une incitation médiatique sans précédent se base sur l’attisement d’extrémisme religieux soutenu par des pays bien connus et la facilitation de l’afflux d’armes, de fonds et de combattants via les frontières de certains pays voisins", a-t-il indiqué.

" On croit que le règlement politique est la ligne principale pour sortir de la crise et j’appelle de cette tribune toutes les parties et les courants politiques à l’intérieur de la Syrie comme à l’extérieur à un dialogue sous le plafond de la patrie et j’affirme que les résultats de ce dialogue national seront la carte du pays et sa ligne d’avenir pour établir la Syrie pluraliste et démocratique", a-t-il indiqué.

Il a indiqué que la Syrie était favorable à la nomination d’al-Akhdar al-Ibrahimi, comme représentant spécial du secrétaire général après Annan et affirmé sa disposition à collaborer avec lui conformément au plan de six points.

L’ingérence des pays étrangers

Al-Mouallem a souligné que tout succès ou effort international implique, à côté de l’engagement du gouvernement syrien, l’engagement des pays qui soutiennent les groupes armés en Syrie, en particulier la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Libye et autres, pour mettre fin à l’armement, au financement et à l’entraînement des groupes terroristes armés, encourager le dialogue et rejeter la violence.

Et Al-Mouallem de s’interroger : "Est-ce que la concordance internationale sur la lutte contre le terrorisme est un engagement sérieux adopté par nos pays ou elle reste des lettres mortes ?...dans quel contexte peut-on classifier la demande franche des Etats-Unis aux groupes terroristes armés de ne pas livrer leurs armes en réponse aux décrets et amnisties promulgués par la direction syrienne ?".

Les appels au départ du président Assad

S’agissant des appels au départ du président Assad, Al-Mouallem a affirmé qu’il s’agit d’une ingérence flagrante.

"Nous avons entendu à partir de la présente tribune ou d’autres, des appels lancés par des parties qui ne connaissent pas les faits à la destitution du Président de la République Arabe Syrienne ; cela est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie, l’unité de ses fils et la souveraineté de sa décision", a-t-il précisé.

C’est au peuple de choisir sa direction

Il a souligné que le peuple syrien est le seul qui a le droit à déterminer son avenir et la forme de son Etat qui ouvre les bras à tous les courants du peuple syrien, dont ceux qui ont été trompés. Il a ajouté : "C’est à ce peuple de choisir sa direction via les moyens démocratiques les plus importants, à savoir les urnes".

Appel aux réfugiés de regagner leurs villes

Concernant les réfugiés, Al-Mouallem a fait savoir que les événements en Syrie ont causé l’accroissement des besoins humanitaires dans certaines régions affectées par le terrorisme des groupes takfiris, ajoutant : "Au moment où le gouvernement syrien œuvre pour satisfaire les besoins de première nécessité des citoyens qui ont été déplacés en raison de la violence des groupes armés, certaines parties œuvrent pour provoquer les crises des réfugiés dans les pays voisins".

"J’appelle tous les citoyens syriens à regagner leurs villes et villages", a-t-il indiqué, soulignant que l’Etat garantit leur retour sécurisé et leur vie digne loin de leur souffrance dans les camps.

Les sanctions nuisent aux conditions de vie des Syriens

Le ministre syrien a aussi critiqué les sanctions internationales contre Damas, faisant valoir qu’elles "nuisent aux conditions de vie des citoyens syriens".

"Comment peut-on imposer des sanctions contre les banques, le système de santé ou les transports et prétendre qu’on a à coeur l’intérêt des Syriens ?", a-t-il lancé à la tribune de l’Assemblée.

Pour M. Mouallem, "l’insistance des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne à adopter des sanctions unilatérales contrevient aux lois internationales et à la liberté du commerce".

La Palestine et le Golan ne seront pas oubliés

"Ce qui se déroule en Syrie ne doit pas nous faire oublier la Palestine et le Golan. La Syrie affirme son attachement à son droit normal de récupérer tout le Golan syrien occupé jusqu’aux frontières du 4 juin 1967 et son rejet de toute mesure prise par Israël pour changer ses aspects naturels, géographiques et démocratiques dans une violation claire des résolutions du Conseil de sécurité", a-t-il souligné.

Al-Mouallem a indiqué que l’échec des efforts de l’instauration de la paix juste et globale au Moyen-Orient conformément aux références internationales approuvées par la communauté internationale en tant que base pour ancrer la paix entre les Palestiniens et les Israéliens est dû aux positions et aux mesures israéliennes unilatérales.

Vider le Moyen Orient des ADM

Al-Mouallem a réitéré l’appel de la Syrie à la communauté internationale pour œuvrer en vue de vider le Moyen-Orient de toutes les armes de destruction massive, soulignant que ceci est irréalisable sans l’obligation d’Israël, seule force nucléaire dans la région, à adhérer au traité de la non-prolifération des armes nucléaires.

Mouallem fustige les sanctions occidentales

Al-Mouallem a fait noter que l’insistance par les Etats-Unis, des pays de l’Union européenne et d’autres pays pour adopter des mesures économiques unilatérales est contraire aux règles de la loi internationale et aux principes de libre-échange, appelant à lever le blocus imposé par les Etats-Unis à Cuba depuis des décennies et à mettre fin à toutes les mesures unilatérales imposées aux autres pays, dont le Venezuela, la Biélorussie, l’Iran, la Syrie et la Corée Démocratique.

Source : SANA+agences+AsSafir

02-10-2012


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