COMITE VALMY

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Huis-clos médiatique sur la Syrie au Quai d’Orsay
Nidal Hamadé

samedi 6 octobre 2012, par Comité Valmy


Le ministère français des Affaires étrangères a tenu le jeudi 3 octobre un point de presse à huis-clos sur la situation en Syrie, en présence entre autre, d’Éric Chevalier, l’ambassadeur français à Damas et d’un responsable au ministère français, chargé de la communication entre son gouvernement et l’opposition syrienne et du dossier syrien en général.

Selon ce dernier, le régime syrien ne sera pas renversé « d’un seul coup », mais « sur le long et moyen terme ». « Finalement, il va finir par tomber sous les pressions économiques et politiques », a-t-il estimé.Un journaliste présent dans la salle a répliqué, rappelant au responsable avoir dans le passé donné au régime syrien juste quelques semaines de survie. Ce que le responsable a nié.

Un autre journaliste a confirmé les propos de son collègue, assurant avoir vu de ses propres yeux cette prédiction écrite dans une lettre adressée par les deux ministres français et italien des Affaires étrangères à la représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères Catherine Ashton en juillet dernier. Ce à quoi le ministre a répondu en l’interrogeant sur la façon par laquelle il a pu avoir accès au contenu de la lettre. « J’ai mes propres sources », lui alors à son tour répondu le journaliste.

Le responsable a tenu bon de signaler que la France accorde une assistance matérielle à l’opposition syrienne, et en particulier au Comités locaux de coordination de la révolution de quatre provinces. Précisant que son montant s’élève à un million d’euros distribués à dix comités locaux, de l’ordre de 100 000 euros chacun. Le but arguée pour cette aide est de soutenir la société civile, de garantir un rôle français dans la période post-Assad et ne pas laisser la scène aux groupes armés, selon ses propos.

Il a riposté à un journaliste qui a établi une analogie entre le rôle français à Mali et celui en Syrie, niant l’existence de relations entre la France avec les groupuscules salafistes. « Pourquoi la France n’a-t-elle pas condamné les explosions d’Alep ? », a alors demandé le journaliste. Confus, le responsable français, a prétendu que ces explosions visent l’armée syrienne régulière et les soldats du régime.

Le responsable a semblé avoir pris ses distances de la suggestion française de former un gouvernement syrien de transition, signalant l’avoir liée à un consensus entre toutes les parties. Le différend entre la France d’un part et les États-Unis et le Qatar de l’autre, réside selon lui dans le fait que ces derniers reconnaissent le Conseil National Syrien, tandis que la France le considère comme l’un des composants de l’opposition syrienne.

La rencontre du Quai d’Orsay n’a pu dissimulé la confusion dans la position française et celle des occidentaux. Selon un journaliste travaillant pour l’un des grands journaux français, le responsable français n’était pas convainquant. D’après lui, il était clair que la convocation d’une telle rencontre vise à mettre mettre en exergue l’assistance financière accordée aux rebelles syriens pour laisser croire que la France travaille sur le terrain.

Nidal Hamadé
Source : Al-Intiqad, Moqawama.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php ?eid=80871&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=26&s1=1


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