COMITE VALMY

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Syrie : Changement de cap turc ?
IRIB

jeudi 1er novembre 2012, par Comité Valmy


IRIB- "La prise de position sur l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, ...

...ou bien la création de zones sécurisées, pour le peuple de ce pays, relève de la responsabilité du Conseil de sécurité de l’ONU", a déclaré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, hier, mercredi, lors de propos tenus, en Allemagne."Si ce conseil n’opte pas pour de telles démarches, aucun pays n’aura le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne, dans le Nord de la Syrie", a ajouté Erdogan, à l’issue de sa rencontre avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, à Berlin. « L’expérience qu’on a vécu, lors de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, en Irak, nous a coûté très cher », a-t-il précisé.

De l’avis des observateurs politiques, l’adoption d’une telle politique, de la part d’Erdogan, constitue une sorte de changement dans la politique d’Ankara envers la Syrie, car, auparavant, Ankara, dans l’espoir de faire chuter l’Ordre de Bachar al-Assad, avait essayé de convaincre le Conseil de sécurité de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, et réclamé l’intervention de la communauté internationale, pour mettre fin à la violence, dans ce pays ; mais toutes ces tentatives ont échoué, pour diverses raisons. Sur le plan extérieur, tenant compte du veto de Moscou et de Pékin contre l’intervention militaire, en Syrie, et l’indifférence de la communauté mondiale vis-à-vis d’une telle démarche, la marche arrière faite par la Turquie, vis-à-vis de sa précédente prise de position, était prévisible.

A l’intérieur du pays, l’opinion publique, les médias, les milieux politiques, ainsi que les chefs du Parti au pouvoir, Parti de la Justice et du Développement, et même les dirigeants du pays ne partagent pas la même vision unanime sur la manière de réagir aux évolutions syriennes, notamment, en ce qui concerne l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. Depuis plus d’un an, la crise syrienne a posé de grandes difficultés à la Turquie et les préjudices politiques et économiques prennent, chaque jour, davantage d’ampleur. Ses ingérences, dans les affaires intérieures syriennes, selon l’opinion publique et certains milieux politiques de la Turquie, porteront atteinte à la crédibilité et au prestige de ce pays, dans la région. Et ce, alors qu’Ankara, dirigée par le Parti de la Justice et du Développement a déclaré, dès le début de son accession au pouvoir, vouloir établir des relations pacifiques avec les pays voisins. Certains observateurs politiques, en Turquie, ont la conviction que l’approche des dirigeants turcs envers une intervention, en Syrie, a changé, notamment, après les derniers agissements du Parti travailliste kurde, PKK, dans le Nord de la Syrie, et la montée en puissance des partisans de ce Parti.

Un troisième groupe d’observateurs politiques est d’avis qu’en cas de la poursuite, par la Turquie, de l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, ses relations avec ses voisins, ainsi qu’avec la Chine et la Russie seront plus complexes. Avant tout examen de la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, il faut en clarifier les détails, avait, auparavant, déclaré, Moscou. Tenant compte des prochaines élections présidentielles, en Turquie, le gouvernement de ce pays, présidé par Erdogan, ressent plus que par le passé, la nécessité de se concentrer sur les questions économiques et politiques et de maintenir la position du Parti au pouvoir, auprès de l’opinion publique.

IRIB :-changement,-dans-l’approche-de-la-turquie-envers-la-question-de-l’instauration-d’une-zone-d’exclusion-aérienne


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