COMITE VALMY

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De par Dieu et les socialistes
par Dimitri

dimanche 16 décembre 2012, par Comité Valmy


Je cherche un Homme
Diogène transportait une lanterne en
plein jour à la recherche d’un homme
honnête

De par Dieu et les socialistes

Publié le 16 décembre 2012 par dimitri

(1)

Gérard Depardieu répond à Jean-Marc Ayrault : « Je vous rends mon passeport et ma sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. […] Qui êtes vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes vous ? … Nous n’avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde ».

M. Ayrault n’a pas la classe de M. Cahuzac. Contrairement au premier ministre, M. Depardieu est un vrai acteur. Il a raison de dire que sa vraie patrie est le fric et Mme Fleur Pellerin est sans doute de son avis.

(2)

L’apatride ( ?) interpelle les « socialistes » : « Nous n’avons plus la même patrie ! ». L’argent n’a pas de patrie ; on le sait. Les Français ont-ils une patrie ? Quelle est la patrie des Français ? La France ou l’Europe ? Si c’est la France, M. Depardieu est désormais un étranger et il doit être traité comme tel (par Valls par exemple bomme un sans papiers et sans emploi). Si c’est l’Europe, M. Depardieu est une victime de persécution nationaliste. Au nom de quoi les « socialistes » trouvent que leur Obelix adoré serait un traître à la France ?

(3)

Le premier ministre ne peut répondre au nom de la France qu’en évoquant le principe de la souveraineté populaire et son fondement, la solidarité nationale. Or, la souveraineté populaire est déjà abandonnée par les « socialistes » depuis belle lurette. Souveraineté populaire signifie : le peuple décide (si telle est sa volonté) de réquisitionner l’hôtel particulier de l’acteur et de faire une école de cinéma franco-belge ou un hôpital public pour alcooliques. La France n’est pas une auberge espagnole.

(4)

Il y a trois mois les socialistes avaient mobilisé le normalien de service M. Demorand pour faire la leçon (en paroles) au multimilliardaire Bernard Arnault, en partance pour la Belgique : « Casse-toi riche con » ! Ca fait plaisir aux sympathisants socialistes de taquiner les riches. Insulter gentiment les riches, ça peut leur remonter le moral et augmenter les ventes de Libération. Mais ils ne sauront jamais que le propriétaire de Libération Edouard de Rothschild a obtenu la nationalité israélienne en 2010 : « Le baron Edouard de Rothschild a acquis la nationalité israélienne tout en gardant la française, pour pouvoir participer à des concours hippiques internationaux, sans pour autant immigrer en Israël ». Les socialistes n’ont pas vu ( ?!) passer la dénonciation du chapitre I de la Convention de Strasbourg (leur bible !), le 5 mars 2009, par N. Sarkozy qui a obtenu (tout seul) une dérogation à la Convention européenne : « l’acquisition volontaire de la nationalité d’un des États parties à cette convention par un ressortissant français n’entraîne plus de plein droit la perte de la nationalité française ». Par Dieu !

(5)

Hollande va proposer l’harmonisation fiscale ! Arnault, Zacharias, Depardieu, … se marrent déjà. Leur patrie sera le monde ! Ou plutôt le Vatican entouré de ses gardes suisses ! Ce sont des balivernes du personnel politique de la classe supérieure pour calmer le peuple. Comme si les socialistes avaient tout bon sur le plan national et ils voudraient l’appliquer sur le plan européen ! Mais il faut les prendre au mot : Oui, d’accord pour l’harmonisation fiscale ; mais d’ici là, l’Etat est souverain pour confisquer toute propriété privée sur le sol français de ceux, enrichis en France, qui partent à l’étranger, etc…

(6)

Jules Michelet avait tous compris, lui. On s’étonne pourquoi l’amant de la France est exclu du Collège de France. Eh bien, lisez Le Peuple (1846) :

« En nationalité, c’est tout comme en géologie, la chaleur est en bas. Descendez, vous trouverez qu’elle augmente ; aux couches inférieures, elle brûle.

Les pauvres aiment la France, comme lui ayant obligation, ayant des devoirs envers elle. Les riches l’aiment comme leur appartenant, leur étant obligée. Le patriotisme des premiers, c’est le sentiment du devoir ; celui des autres, l’exigence, la prétention d’un droit.

(…) Quel froid, si je monte plus haut ! c’est comme dans les Alpes. J’atteins la région des neiges. La végétation morale disparaît peu à peu, la fleur de nationalité pâlit. C’est comme un monde saisi en une nuit d’un froid subit d’égoïsme et de peur…

Que je monte encore un degré, la peur même a cessé, c’est l’égoïsme pur du calculateur sans patrie ; plus d’hommes, mais des chiffres… Vrai glacier abandonné de la nature … Qu’on me permette de descendre, le froid est trop grand ici pour moi, je ne respire plus. »

Il y a 150 ans, le père Michelet a tout dit sur Depardieu, Arnault et les autres …

(7)

Les socialistes sont réalistes, responsables et pragmatiques. Ils ont abandonné le marxisme comme désuet et non performant. Et Michelet comme robespierriste. Comment répondre alors au pauvre expatrié ? Monsieur Ayrault prépare un petit communiqué au nom d’un principe démocratique cher aux socialistes : « … Platon, dans le traité des Lois, permettait l’accroissement des fortunes jusqu’à une certaine limite, qui ne pouvait dépasser pour personne le quintuple d’un minimum déterminé. » Le texte est d’Aristote, Politique, II, IV, 1.

Travaux dirigés pour les socialistes et assimilés

Une annonce pour la dame chrétienne de gauche au ministère du Logement qui cherche des logements pour les sans abris : J’ai l’honneur de vous signaler que la grande bâtisse rue du Cherche-Midi est inoccupée. M. Valls se ferait un plaisir de réquisitionner ce logement, surtout que le propriétaire est un étranger qui n’aime pas la France.


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