COMITE VALMY

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Israël intervient ouvertement sur le front syrien
Al-Akhbar

vendredi 1er février 2013, par Comité Valmy


Une batterie de missiles intercepteurs du Dôme de fer israélien est déployée à proximité de Haïfa, 28 janvier 2013.(Photo : Reuters/Baz Ratner)

Israël intervient ouvertement sur le front syrien

vendredi 1er février 2013

Al-Akhbar

Après deux ans de crise syrienne, Israël a décidé de se joindre ouvertement à la tentative de faire tomber le régime Assad en lançant une attaque nocturne contre un centre de recherches militaire syrien, près de la capitale.

Israël est ouvertement et directement intervenu dans la crise syrienne avec une frappe militaire. La nature, le moment choisi, et les cibles de l’attaque ont été soigneusement sélectionnés pour envoyer une série de messages tous azimuts.

-Les premiers destinataires visés du message étant le régime syrien, l’axe de la Résistance et leurs sympathisants internationaux, et même l’Occident qui s’est montré réticent à utiliser la force contre le Président Bashar al-Assad, lequel semble avoir renforcé sa position d’après de nombreux observateurs.

-La nature de l’opération : un raid aérien sous couvert de la nuit. La cible : un centre de recherches militaire à Jamraya, au nord-est de Damas. Le moment : deux jours après une conversation téléphonique entre le Président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

-Les préparations : le déploiement de missiles anti-roquettes du Dôme de fer d’Israël sur les hauteurs du Golan, et la diffusion de rumeurs selon lesquelles Tel Aviv se prépare pour une frappe rapide sous le prétexte de faire cesser les transferts d’armes chimiques par la Syrie au Hezbollah.

-Le contexte : le raté des prédictions israéliennes vieilles d’un an annonçant la chute du régime Assad dans les « prochaines semaines ».

-La nature de la cible laisse penser que l’État sioniste cherche à délimiter les lignes rouges, particulièrement pour le régime Assad, montrant qu’il y a des limites que Damas et ses allies ne peuvent franchir.

-Le pari d’Israël : les Israéliens ont fait aussi un pari, celui que la Syrie ne riposterait pas à l’instar de ce qui s’est passé lors des attaques antérieures, notamment contre le centre « nucléaire » à Deir Ezzor, en 2007.

Mais cette fois les circonstances sont différentes, et à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, une absence de réaction de la part de la Syrie signifierait qu’elle accepte les conditions d’Israël, ce que Damas pourrait considérer comme intolérable dans la situation présente.

Cela soulève un certain nombre de questions quant à la façon dont la Syrie réagira : ripostera-t-elle ouvertement, ou exécutera-t-elle une sorte d’opération clandestine ? Ciblera-t-elle l’État sioniste directement, ou attaquera-t-elle ses intérêts à l’étranger ? Et cela sera-t-il fait d’une façon qu’une réaction d’Israël sera rendue inévitable, déclenchant ainsi une guerre régionale ?

Pour sa part, Israël traite la question par un silence total – ce qui est caractéristique dans de telles attaques – et par un black-out gouvernemental sur ses médias. Quant à Damas, qui a reconnu le raid, elle semble prendre son temps avant de donner une position définitive.

L’Agence Reuters a été la première à signaler l’incident, disant qu’il s’agissait d’une attaque contre un convoi venant de Syrie vers le Liban, et que la frappe avait eu lieu près de la frontière entre les deux pays.

Le Liban a démenti la nouvelle d’un raid aérien près de ses frontières, et des informations sur une puissante explosion dans un centre militaire syrien dans la banlieue de Damas commencent à tomber.

En raison des attaques répétées contre le centre de Jamraya par l’opposition, beaucoup pensent que les explosions seraient dues à une offensive des rebelles.

Le commandement des forces armées syriennes a finalement mis fin à toute spéculation en déclarant que le raid avait été effectué par des avions israéliens, volant à basse altitude, contre un centre militaire près de Damas, tuant deux personnes et en blessant cinq autres.

Une déclaration qui a été accueillie par un silence complet en Israël, Netanyahu ayant interdit aux représentants du gouvernement de faire la moindre déclaration. Les sources d’informations sionistes ont eu elles aussi l’interdiction de commenter l’attaque, et sont contraintes de limiter leurs articles à la citation des agences internationales.

La nouvelle d’un raid a secoué les résidents qui se sont implantés dans le nord d’Israël, sur la frontière avec le Liban, où l’on craint une réaction possible de la Résistance libanaise. Malgré les assurances du gouvernement, des abris souterrains ont été rouverts et des services d’urgence ont été mis en état d’alerte.

Source :

31 janvier 2013 - Al-Akhbar - traduction : Info-Palestine/JPP


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